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HUG : 600 recrutements par an!:

Jean-Pierre Oderbolz


 Bâtiment des HUG
© HUG

Constituant l'un des premiers groupes hospitaliers de Suisse, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) misent sur la qualité et la sécurité dans les soins et valorisent la performance clinique. Ils ont des compétences médicales reconnues dans les domaines-clés de la médecine générale (urgences, médecine de la femme, de la mère, de l’enfant, vieillissement, chronicité, réhabilitation, etc.) et dans ceux de la médecine hautement spécialisée (transplantation, thérapie cellulaire, génétique, neurosciences cliniques, etc.). Pour remplir leur mission de soins, les HUG s'appuient sur un plateau technique de haut niveau. Désignés centres collaborateurs de l’OMS dans plusieurs spécialités, ils contribuent à la recherche clinique, en lien avec le patient, et à la formation des professionnels de la santé, en collaboration avec la Faculté de médecine de l’Université de Genève et avec les Hautes Ecoles.

Quelles sont les valeurs de l'hôpital, ainsi que l'esprit de l'hôpital ?

Pour accomplir leur mission, les HUG s’appuient sur trois valeurs: le patient d’abord, l’esprit de service, l’exigence de qualité et de sécurité dans tous les domaines (accueil, soins, enseignement, management, gestion). L’esprit de service est, pour le patient et son entourage, un gage d’équité et de sécurité dans la délivrance des soins. Il contribue à la confiance placée dans le service public hospitalier.

Comment se répartissent les activités de l'hôpital, Quelles sont les différents services qui seront agrandis ou transformés ?

Les HUG sont à la fois un hôpital de proximité et de référence. Côté soins de proximité, des mesures ont été prises pour désengorger les urgences, favoriser une prise en charge par filière de soins et offrir des alternatives à l’hospitalisation (virage ambulatoire en chirurgie, en médecine, en psychiatrie gériatrique). Il reste à réduire les délais d’attente en orthopédie et en sénologie, à généraliser le « Same Day Surgery », c’est-à-dire l’opération le jour de l’admission, à éviter les examens superflus (projet « Juste prescription ») et à diminuer les journées d’hospitalisation inappropriées en améliorant le flux des patients de l’aigu au long séjour (projet « Portail des lits » à l’interne et développement d'un réseau de soins externe). S’agissant de médecine de pointe, les HUG misent sur la sécurité des soins grâce à de nouveaux équipements (robots, centrale de surveillance, caisson hyperbare, etc.) et disposent aujourd’hui d’infrastructures uniques en Suisse (laboratoire de virologie de haute sécuirité - P4D, centre de thérapies cellulaires, unité mobile d’imagerie PET-CT).

 Bernard Gruson
© HUG


Comment se positionne l'hôpital par rapport aux cliniques privées?

Cela peut surprendre, mais l’hôpital public recherche le partenariat et la concertation avec les cliniques privées. C’est le cas autour d’équipements coûteux par exemple pour le traitement par lithotripsie de personnes souffrant de calculs rénaux. C’est le cas également au niveau des urgences, adultes et pédiatriques. Les HUG font partie du réseau genevois des urgences tout comme l’Hôpital de la Tour ou la Clinique de l’Arve.

Nouvelle politique RH en 2009 ?

Plus qu'élaborer une nouvelle politique, il s'agit plutôt de poursuivre et de développer les axes engagés ces deux dernières années, notamment en matière de management de l'absence ou d’amélioration du climat social, de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (mise en place d’une bourse de l'emploi, incitation à la mobilité professionnelle, relève des cadres et évaluation régulière, recrutement). Un autre volet important est l’application de la loi sur le travail en particulier pour les médecins internes et les chef-fe-s de clinique.

Quelles sont les prévisions d'embauche pour l'année courante?

Si l’on considère le turn-over constaté ces dernières années (y inclus les départs à la retraite et plends), le nombre d'engagements devrait s'élever entre 500 et 600 en 2009.

Dans quels secteurs/services recrutez-vous?

L'ensemble des secteurs/services même si, prioritairement, les engagements se font dans les soins, dans les domaines du personnel médical (renouvellement des médecins internes) et soignant.

 Répartition des effectifs
© HUG


Par quel biais recrutez-vous (cabinet, site internet, offre spontanée...) ?

Les principaux moyens sont utilisés :

  • le site internet des HUG (développement de l’e-recrutement pour déposer on line une offre d'emploi spontanée ou répondre à un poste ouvert au concours)
  • les annonces dans la presse (locale, nationale, internationale et spécialisée) ou sur des sites dédiés à la recherche d'emploi
  • une présence dans certains salons ou forums spécifiques (par exemple, la Cité des métiers et de la formation, salon infirmier, etc.).


  • Pour quelle raison une personne souhaiterait venir travailler à l'hôpital?

    Avec plus de 10'000 personnes, les Hôpitaux universitaires de Genève sont la plus importante entreprise du canton qui offre à la fois des conditions d'emploi attractives et compétitives, des possibilités de développement professionnel (formation spécialisée et continue) et des opportunités de mobilité interne.

    Quelle politique de formation avez-vous en place?

    Aux HUG, la formation est multifacettes : cela va de la formation spécialisée avec des diplômes universitaires certifiants à la formation continue. En 2008, le centre de formation des HUG a proposé 328 cours différents (320 en 2007) pour un total de 1'078 sessions se répartissant entre un programme destiné à l’ensemble du personnel, des formations-actions dans les services, deux cursus spécifiques, l’un pour les médecins, l’autre pour les cadres, et des cours informatiques (y compris sous la forme d’e-learning). Le nombre total de participants est de 9’523, en augmentation par rapport à 2007 (+29%).

    Aimeriez-vous que l'hôpital soit plus représenté dans les médias?

    Les HUG sont largement présents dans les médias, parfois pour des articles de fond, parfois pour des anecdotes comme le changement du nom de la rue devant l’hôpital ou des polémiques. Plutôt que de s’intéresser aux grands enjeux de la santé, certains journalistes évoquent plus volontiers des cas de patients dont la prise en charge n’a pas été idéale. Cela constitue une minorité mais, c’est comme pour les trains, on parle rarement de tous ceux qui, jour après jour, arrivent à l’heure.

     Robot chirurgical
    © HUG


    Si non que pouvez-vous, ou nous faire ?

    Malheureusement, le sensationnel a tendance à régner partout ! Raison pour laquelle les HUG investissent dans l'information aux patients via des brochures et vidéos d'information. Ils misent également sur leur journal Pulsations destiné au personnel et au grand public ainsi que sur un magazine santé diffusé sur deux chaînes régionales.

    Pourquoi les assurances vous donnent toutes les années en « mauvais exemple » concernant les coûts, car en étudiant vos dépenses pour ces dernières années , il n'y a presque pas d'augmentation concernant vos frais?

    Vous avez raison : entre 2000 et 2004, la hausse moyenne des coûts des HUG était de 5,4% par an ; entre 2004 et 2008, elle a été limitée à 3,3% grâce à des efforts importants de rationalisation. Mais de manière générale les coûts des prestataires de soins augmentent régulièrement en Suisse et les hôpitaux représentent 50 % du total des coûts. Les causes de cette évolution sont complexes et liées aussi bien aux conditions-cadre régissant les hôpitaux, qu’à l’offre et à la demande de services de santé. C’est pourquoi nous devons développer une réflexion médico-économique et disposer d’indicateurs de performance pour suivre l’évolution quantitative et qualitative de nos activités. D’ailleurs le contrat de prestations signé avec l’Etat de Genève définit plusieurs indicateurs qui nous seront utiles pour nous comparer, orienter nos choix stratégiques et prendre des mesures. Pour les HUG, l’objectif est clair : maintenir la qualité des prestations et la sécurité des soins en contrôlant les hausses de coûts.