Les femmes stimuleraient les affaires des entreprises
Selon une étude du Credit Suisse, les groupes comptant au moins une cadre ont connu une évolution plus réjouissante que celles en mains d’hommes uniquement. C’est surtout depuis la crise que l’effet d’une femme à la tête d’une entreprise a été constaté. Auparavant, peu importait le sexe du cadre.
Le cours de Bourse d’une société avec au moins une femme à sa direction a grimpé plus fortement que celui d’une firme conduite seulement par des hommes. Une différence de 26% au cours de la période sous revue est observée parmi les firmes présentant une capitalisation boursière de plus de 10 milliards de dollars, d’après les recherches de la grande banque publiées mardi.
Équilibre rentable
Ce contraste n’apparaît cependant que depuis la débâcle de 2008. Auparavant, entre 2005 et 2007, période de croissance économique relativement robuste, les entreprises réalisaient des performances semblables quelle que soit la composition de leurs instances directionnelles. On note une différence depuis la crise financière.
Cet écart démontre que «davantage d’équilibre au sein de la direction génère moins de volatilité et plus de stabilité au travers des cycles», soulignent les auteurs.
Une présence féminine conduit à d’autres avancées encore. Au niveau de la croissance par exemple, de meilleurs résultats sont enregistrés dans les groupes mixtes: alors que leurs chiffres d’affaires se sont accrus de 14% en moyenne au cours des six ans considérés, ils n’ont progressé que de 10% dans les firmes masculines.
La rentabilité de capitaux propres, de plus, augmente de 16% dans les entreprises avec des femmes, contre 12% dans celles ne comprenant que des hommes.
Les auteurs dégagent sept facteurs expliquant ces différences de performance entre sociétés mixtes et homogènes. Parmi ceux-ci, figurent une meilleure combinaison des compétences de direction, une amélioration de la gouvernance et une aversion au risque. Près de 2400 firmes ont été examinées sous la loupe depuis 2005.
Source Le Matin