Jeunes@work

écrit par Germain Ruiz   // 9 septembre 2011   // 0 Commentaires

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Alors que la nouvelle loi sur le chômage a été mise en place ces derniers mois, les premiers qui trinquent sont les jeunes. Effectivement avec les nouvelles dispositions de la LACI, les jeunes diplômés n’ont plus d’aide du chômage, s’ils n’ont pas cotisé pendant leurs études. Alors comment faire pour démarrer leur vie active ? La Fondation Intégration pour Tous (IPT) a mis en place un programme intulé Jeunes@work pour soutenir, conseiller et aider ces futurs travailleurs dans leur démarche pour décrocher leur premier Job.

Pour mieux découvrir et comprendre ce programme Jeunes@work, nous avons pris contact avec Mr. Fornallaz, Directeur de l’agence IPT à Genève, pour en savoir un peu plus.

 

Jeunes@Work

© Jeunes@Work

Présentez-nous votre fondation au niveau de son organisation et de son financement ?

Il faut distinguer IPT, intégration pour tous et Jeunes@Work. Ce dernier étant une division d’IPT spécialisée dans l’insertion professionnelle destiné aux jeunes diplômés.

IPT, intégration pour tous, est une fondation privée à but non lucratif. C’est une société de services, spécialisée dans la réinsertion professionnelle des personnes atteintes dans leur santé ou en situation de handicap.

Créée en 1972 par des entrepreneurs, IPT met en adéquation les ressources des candidats avec les besoins des entreprises. Reconnue d’utilité publique, elle est au bénéfice de contrats de prestations avec l’Office fédérale des assurances sociales, le Secrétariat d’Etat à l’économie, les cantons et les communes.

Active sur le plan national (22 bureaux en Suisse dans 10 cantons), IPT propose un large éventail de prestations qui s’adressent aux entreprises, aux médecins, aux assureurs privés, aux offices régionaux de placement et offices AI (assurance invalidité) ainsi qu’aux services sociaux.

La Fondation emploie aujourd’hui une centaine de collaboratrices et collaborateurs pour plus de 2’000 personnes prises en charge annuellement. A Genève, 16 personnes salariées sont réparties entre le secrétariat, la formation et le conseil en personnel.

 

Votre positionnement sur le marché ?

IPT se positionne comme une agence de location de services et offre des solutions de placements fixes ou temporaires, sur mesure et pragmatiques, à prix coûtant.

Nous proposons également des prestations de conseil à destination des entreprises(maintien en emploi, inplacement, outplacement) et des assureurs privés afin de leur apporter les solutions adéquates en cas de problèmes liés à la situation de santé d’un de leur collaborateur ou assuré. Ce produit spécifique est une vraie solution pour soutenir des départements RH parfois démunis face à l’absentéisme ou au présentéisme de certains collaborateurs.

Depuis 2008, IPT a élargi ses prestations aux jeunes diplômés grâce à Jeune@work. Né d’une initiative privée sous l’impulsion de M. Patrick Odier qui a fait appel au savoir faire d’IPT pour développer ce programme, Jeunes@Work bénéficie du soutien des autorités genevoises et de la Fédération des entreprises romandes.

Séduit par le projet, le Crédit Suisse finance également, depuis 2010, ce programme dans le cadre de son initiative contre le chômage des jeunes.

 

IPT

© IPT

 

En quoi consiste votre travail et démarche ?

IPT, de son côté, a pour mission de s’occuper de la réinsertion professionnelle de personnes atteintes dans leur santé physique ou psychique ou en situation de handicap ou de dépendance. IPT leur donne les outils nécessaires pour s’orienter et redéfinir leur cible professionnelle. Ce cheminement passe soit par une nouvelle orientation, soit par des modules préparatoires ainsi que des stages en entreprises.

Quant à Jeunes@work, il se positionne comme un tremplin vers le premier emploi pour jeunes diplômés. Souvent sans réelle expérience professionnelle au sortir de leurs études, ces jeunes éprouvent des difficultés pour intégrer le marché du travail. Jeunes@work les prépare efficacement à entrer sur le marché du travail. Il leur apporte les outils pour définir un projet professionnel réaliste et réalisable, mettre en valeur leurs talents dans un dossier de candidature performant, connaître et prospecter le marché de l’emploi, effectuer un stage en entreprise et décrocher leur premier poste.

Jeunes@work répond également à la demande des entreprises, en leur proposant un panel de jeunes diplômés opérationnels et motivés, prêt à prouver leurs compétences dans le cadre d’un stage. Par leur collaboration, les entreprises mènent ainsi une politique proactive de la gestion de la relève, à moindre frais et à moindre risque.

 

A qui cette structure s’adresse-t-elle ? Est-elle limitée dans le temps ?

Il n’est pas nécessaire d’être inscrit au chômage pour pouvoir participer à Jeunes@work. La mesure est ouverte et gratuite pour tous les jeunes diplômés âgés entre 18 et 28 ans qui ont terminé leur formation (CFC, Maturité, Université, école de commerce, haute école…) et qui sont à la recherche de leur premier emploi. Le processus d’une durée moyenne de 4 mois est basé sur une dynamisation et une activation du candidat au travers de méthodologie spécifique et encadré par un conseil personnalisé.

 

Qu’est qui vous démarque des autres ?

Sur le marché des jeunes diplômés, il y a très peu de structure en Suisse. On en compte deux et Jeune@work est l’une d’elle. La force de Jeune@work est de bénéficier d’une grande collaboration depuis 2008 avec l’office du chômage et d’être reconnue comme mesure du marché du travail. Nous prenons en charge environ 200 jeunes par année avec un taux de placement de 65% en 2010, et de plus de 70% sur les six premiers mois de 2011.

 

Justement pourriez-vous nous parler plus en détail de votre taux de réinsertion à Genève, en Suisse et quels secteurs d’activité sont les plus porteurs pour ces jeunes ?

Au sein de Jeunes@work, en 2010, 122 jeunes diplômés ont participé au programme. 65% de ceux ayant terminé le processus ont trouvé un poste en entreprise. Dans ce taux de placement sont comptabilisés les contrats temporaires à durée indéterminée, les CDD de plus de 6 mois, les contrats de stage de longue durée rémunérés et bien entendu les contrats fixes. Tous les secteurs sont ciblés, puisque les candidats viennent de tous les secteurs d’étude (CFC, HEG, etc..). Il n’y a pas de secteur d’activité plus porteur qu’un autre. Il est clair que des filières dans le domaine de la santé ou de l’informatique sont en forte demande de personnel qualifié, mais avant tout, il s’agit pour le jeune diplômé de préparer son entrée dans le monde du travail en définissant une cible professionnelle et en axant son dossier en lien avec cette cible. Je donnerai l’exemple de l’assistant administratif qui ne postule pas de la même manière dans le garage du quartier, à l’Etat ou dans une multinationale.

 

Pouvez-vous nous donner un exemple de prise en charge et de suivi d’un candidat X ?

La prise en charge Jeunes@Work se fait très rapidement. Les modules commencent chaque début de mois. Le candidat, après avoir fait une demande de candidature, soit par écrit, soit par téléphone ou par e-mail, participe à une séance d’information suivie d’un entretien individuel avec un conseiller. Le module se découpe en deux parties. Lors du premier module sur 2 semaines intensives, appelé « objectif 1er emploi », les candidats vont explorer les outils nécessaires à leur recherche d’emploi, définir un projet professionnel réaliste et réalisable et préparer leur CV, leurs lettres de motivation ainsi que leurs entretiens d’embauche. Le deuxième module, « action emploi », qui dure six semaines maximum a pour objectif de trouver soit un stage, soit un emploi. Les stages sont évalués par le conseiller, lors d’un entretien avec le candidat et l’employeur, Le but final étant que chaque candidat retrouve un emploi fixe.

 

Sur un plan plus général, comme voyez vous l’évolution du marché de l’emploi ?

La dynamique positive que nous avons constaté en début d’année s’est atténuée en raison principalement des incertitudes liées à la situation économique instable. En phase de conjoncture positive, les jeunes sont la population qui trouve le plus rapidement un emploi et inversement en cas de morosité économique les jeunes sont les premiers à souffrir du chômage.

 

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes diplômés qui sont à la recherche d’un emploi ?

Il faut que les jeunes comprennent qu’il ne suffit plus de répondre aux annonces via les sites d’emploi car ce marché est saturé. Il faut absolument que les jeunes développent et créent leurs réseaux de contact par le biais de la famille, des écoles et par conséquent de leurs professeurs, des amis ou des différentes expériences professionnelles passées y compris les jobs étudiant. C’est via ce réseau que leurs actions seront les plus efficaces pour avoir une visibilité sur le marché de l’emploi.

 

Comment font les personnes intéressées pour vous contacter ?

Via notre site internet www.jeunes@work.ch en téléchargeant et remplissant le formulaire de demande de collaboration. Ils peuvent prendre contact directement avec notre secrétariat au 022.308.10.20.

Nous sommes également présents huit fois par année à la Cité des métiers où nous animons des ateliers. Nous participons également à des forums dans les Universités ainsi qu’aux salons spécialisés. Enfin Jeunes@Work sera doté dès le mois d’octobre d’une page Facebook.


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