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Dans les coulisses de Michael Page International

Charles Franier, Executive Director du bureau de Genève de Michael Page International Switzerland, nous a reçu pour nous présenter l’évolution et les spécificités de cette agence de placement et sa vision des secteurs où l’on peut encore trouver des opportunités. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouvez-vous nous présenter les spécificités de Michael Page?

L’agence de placement Michael Page est née en 1976 à Londres et son cœur de métier de départ est la banque et la finance. Aujourd’hui elle est présente dans 35 pays comprenant plus de 150 bureaux et a augmenté ses divisions de matière substantielle, par exemple :

  • Banking & Financial Services
  • Commodity Trading
  • Engineering
  • Finance & Accounting
  • Healthcare & Life Sciences
  • Human Resources
  • Information Technology
  • Interim Management
  • Legal & Compliance
  • Procurement & Supply Chain
  • Property & Construction
  • Sales & Marketing
  • Tax & Treasury  etc.

En Suisse, on parle de deux entités et de six bureaux à Genève, Lausanne, Bâle et Zürich. Les entités de Genève et Zürich ont été créés respectivement en 2001 et 2003. Bien que la marque Michael Page International fasse plus penser à une société couvrant principalement des multinationales, notre marché couvre de plus en plus de start up et petites structures locales et ce marché dépasse actuellement 50%.

Sous l’appellation Michael Page International, l’activité est subdivisée en trois entités gérant chacune leur créneau respectif :

  • Page Personnel créée en 2006 pour des postes (juniors) jusqu’à Fr. 100’000.- de salaire annuel
  • Michael Page pour le Middle & Senior Management de Fr. 100’000.- à Fr. 220’000.-
  • Michael Page Executive pour le Head Hunting, concernant les postes de direction à partir de Fr. 220’000.-

Comment fonctionne plus précisément le secteur Head Hunting ?

Le marché s’adresse aux cadres de très haut niveau et le mode de recherche diffère du mode traditionnel de fonctionnement en matière de recrutement. Une stratégie est mise en place pour chaque poste qui consiste avant tout à cibler une dizaine d’entreprises comparables à celle pour laquelle le poste est à pourvoir. Ensuite, les personnes concernées sont contactées de manière confidentielles afin de leur soumettre le marché,  avec à disposition, en principe, une certaine marge de manœuvre.

Quelles sont vos méthodes de recrutement ?

Les méthodes de recrutement sont classiques, à savoir, outre internet et leurs divers portails d’emplois, nous procédons via des supports écrits tels Le Temps, Financial Times  etc., et notre base de données interne. Notre base de données est mise à jour régulièrement. Chaque consultant a une double casquette, il démarche à la fois la clientèle et se transforme en spécialiste HR lors de l’audition d’une quinzaine de candidats par semaine. Michael Page qui à l’origine était un expert-comptable a dit : « Qui mieux qu’un expert-comptable peut engager un autre expert-comptable ?

Une des clés de notre méthode consiste précisément à recruter des experts dans leur domaine par d’autres experts équivalents chez Michael Page. C’est une approche par spécialistes interposés. Avec les seniors, le but sera de créer un partenariat sur un terme plus long avec le candidat, afin de créer un service plus personnalisé, toutes les opportunités n’étant de surcroit pas publiées. Une stratégie ad hoc est adaptée à chaque recrutement, pour remonter ensuite de manière plus spéculative directement au niveau des directions d’entreprises, entreprises sélectionnées en amont, en créant un besoin si nécessaire.

Même si nous sommes considérés comme étant un peu plus chers en terme de coûts de prestations, ces coûts ne correspondent néanmoins qu’à une qualité au-dessus de la moyenne que nous apportons sur une base de partenariat à long terme, que ce soit avec le client aussi bien qu’avec l’employé. Le secteur intérimaire n’est pas très porteur en Suisse, nous traitons 80-90 % de postes fixes, et le solde en postes intérimaires. Nous cherchons à développer le secteur intérimaire pour le marché des personnes qui ne souhaitent travailler qu’à l’intérimaire en croissance.

A votre propos, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai commencé chez Michael Page en 2005 comme consultant en charge de la division Finance durant 2 ans. Ensuite, j’ai été en charge de nouvelles divisions pour finir par être nommé directeur du bureau de Genève. Mon bagage est celui d’une école de commerce suivie d’un master en management international.

Quelle est l’évolution la plus marquante au sein de MP ces 10-15 dernières années ?

Le fait de constater que la structure suisse de Michael Page est passée de 20 personnes en 2001 à presque 200 aujourd’hui est la chose la plus marquante pour moi. A préciser que nous ne fonctionnons, ni par reprise, ni par acquisition d’autres sociétés, encore moins par embauche d’un nouveau responsable extérieur. Un nouveau  bureau est toujours constitué par une personne de notre réseau interne.

Quels sont les secteurs à la baisse/à la hausse dans le recrutement?

  • En hausse : les métiers techniques tels ingénierie, informatique, immobilier, supply chain, bio-médical, webmarketing
  • A la baisse : la banque. Ce marché s’est profondément modifié et ne resurgira plus comme il a pu exister jusqu’en 2007. Les personnes concernées doivent entre autres pouvoir gagner en mobilité et adapter leurs prétentions salariales.

Logiquement, la compétition entre agences est devenue plus forte, quelles en sont  les conséquences pour Michael Page ?

Sans nous soucier de la concurrence – il y a plus de 300 agences de placement à Genève – nous nous concentrons sur notre cœur de métier, et nous affichons une croissance importante.

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