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Edipresse: Interview de Murielle Bernard, responsable formation

première partie
par Prejbeanu Razvan

 

Avec plus de 200 publications, Edipresse assoit son leadership sur l’édition romande. Le groupe est présent sur les marchés émergeants d’Europe de l’Est et d’Asie. Sa vocation internationale se manifeste par son adaptation aux cultures locales et son innovation, particulièrement dans le domaine des nouvelles technologies et de l’internet.. Edipresse compte 3800 collaborateurs dans le monde dont 1400 en Suisse.

 

Nous avons interviewé pour vous Murielle Bernard, responsable formation chez Edipresse Groupe.

 

 Edipress
© Edipresse

 

Murielle Bernard bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

 

Je suis responsable de la formation chez Edipresse Groupe. Je m’occupe donc tant de l’international que de la Suisse, même si mon activité est centrée principalement sur Edipresse Suisse. Je suis en outre active dans des domaines qui sortent du cadre de la formation proprement dite, comme le développement personnel des collaborateurs. En fait, je suis en charge du capital humain ! Je mets en place une politique au niveau management du développement personnel, des formations en langues, en bureautique, activités pour lesquelles je gère un budget. Pour les actions de formation qui nous sont demandées par des départements et des métiers spécifiques, j’agis en tant qu’intermédiaire.

 

Quelle sorte d’outils mettez-vous à la disposition de vos collaborateurs pour améliorer leur bien-être, et donc indirectement leur productivité ?

 

Comme j’ai créé la fonction j’ai pris des idées à droite et à gauche, j’ai regardé aussi ce qui se faisait dans d’autres entreprises. A travers le réseau que je me suis créé, je pioche des idées me permettant de satisfaire les attentes et les besoins de l’entreprise. L’observation joue donc une grande part. C’est ainsi que les premières années chez Edipresse m’ont procuré beaucoup de sources d’inspiration.

 

En outre, nous disposons d’un programme pour la relève – formation des talents –, donc c’est plutôt du middle management. Chez nous il n’y a pas de plan de carrière, on se fait sa carrière soi-même selon les opportunités, les développements du marché car dans deux ans on ne sait pas comment nous serons articulés au niveau de l’organisation.

 

Si je peux me permettre d’appuyer sur le côté pratique des outils que vous utilisez, qu’est-ce que vous mettez en lien par rapport au potentiel d’une personne ? Concrètement, que leur proposez- vous ?

 

Ça dépend du besoin. Nous proposons des programmes groupés et individuels : nous procédons à une véritable analyse des besoins en rencontrant le collaborateur et le supérieur pour optimiser ce qu’on va lui offrir. Au final nous aurons soit des cours de formation à l’interne, soit inter-entreprises.

 

Pouvez-vous nous donner un exemple ?

 

Une assistante de direction qui vient nous dire qu’elle a besoin d’une formation d’assistante de direction sans avoir d’idée précise. On cible en reprenant en amont l’analyse du besoin, des attentes, puis on prend contact avec le supérieur, ensuite on l’inscrira à une formation qui sera bien adaptée à son besoin. Lorsqu’elle arrive au terme de sa formation elle nous retourne un formulaire d’évaluation afin de savoir si les objectifs ont été remplis.

 

Pouvez-vous par exemple inscrire des diplômés universitaires dans une formation externe pour devenir journaliste RP ?

 

Aussi oui, mais ça se fait surtout par les voies, journalistiques du département. Souvent le stagiaire est engagé et est entrain de faire son RP ou est déjà RP.

 

Vous utilisez des sociétés de coaching ?

 

Oui bien sûr. Parmi les outils dont nous parlions il y a des formations, des workshops, et le coaching, que j’utilise toujours plus, et dont l’image s’est considérablement améliorée. Nous l’avons par exemple proposé à des managers juste après leur promotion, avec des résultats très positifs. Nous développons le coaching car c’est une formation spécifique adaptée à la personne qui est source, à mon avis, de meilleurs résultats et de satisfaction individuelle qu’une formation classique.

 


2ème partie