Ifage
21 janvier 2009 // 0 CommentairesAlain Petitpierre, directeur de l’institut leader de la formation continue et du perfectionnement professionnel à Genève, célèbre en janvier prochain sa 10ème année à la tête de l’IFAGE. Détenteur d’une position privilégiée au cœur de l’économie, les défis qu’il relève au quotidien n’enlèvent rien à son enthousiasme de professionnel de la formation. Rencontre avec un fin stratège.

Alain Petitpierre
© GBN
Combien d’étudiants, de personnel administratif et de formateurs comptez-vous à l’IFAGE pour 2008 ?
Nous comptons à ce jour, pour 24’000 inscrits à nos modules de formation, 40 membres du personnel administratif, et surtout 600 formateurs potentiels dont 300 actifs.
Quelle est la répartition du financement de l’IFAGE ?
Nous sommes subventionnés à hauteur de 18% (13% représentant un contrat de prestations avec l’Etat de Genève, et 5% provenant du Fonds de prévoyance professionnelle). Les 82 autres pourcents des revenus proviennent des inscriptions. Ce dernier chiffre révèle la forte motivation des étudiants à suivre des cours de perfectionnement chez nous. Parmi ces 82%, seuls 10% proviennent directement des entreprises. Même si nos statistiques ne nous permettent pas encore d’évaluer clairement la part de l’employeur dans la motivation du collaborateur à suivre une formation continue ou un perfectionnement, 9 sur 10 règlent la facture par eux-mêmes. C’est un bon indicateur.
Comment percevez-vous l’évolution du marché de l’emploi depuis votre entrée en fonction ?
En 10 ans, l’économie a sensiblement évolué. Grâce à un contact privilégié avec mes formateurs, tous des professionnels actifs dans leur branche, j’ai toujours été en mesure d’anticiper les nouveaux besoins. Et je compte bien le faire encore à l’avenir.
Avant même que les entreprises à Genève présentes sur les marchés émergents n’en expriment concrètement le besoin, nous offrions déjà des cours de chinois et de russe. Cela grâce à une écoute attentive de l’ensemble des formateurs qui sont des éléments déterminants dans l’élaboration de notre offre de formations.
« Entreprises, abusez de nous !» c’est globalement le message que j’aimerais faire passer en analysant ces chiffres. En effet, je ne peux qu’encourager les entreprises à confier la formation continue de leurs collaborateurs à des professionnels de la formation comme l’ifage. Qu’il s’agisse de valider un acquis comme une langue étrangère ou de certifier les compétences rédactionnelles des secrétaires, nous avons chez nous l’expérience et les outils à disposition pour le faire. En choisissant d’externaliser la formation continue hors de l’entreprise, l’employeur réduit le risque de devoir se séparer d’un employé peu motivé ou que celui-ci s’en aille parce qu’il s’ennuie. En qualité de professionnel de la formation, j’encourage les patrons à proposer de valider l’acquis de son employé, ou de soutenir une formation continue. A mon avis, que les employeurs sous-estiment l’importance de la formation pour la motivation de leurs employés au travail.
En outre, nous sommes fiers d’avoir mis en place, en collaboration avec la Logistique des Mesures du Marché du Travail (LMMT), des cours spécifiques pour les polisseurs dans le secteur horloger. Le succès en termes d’intégration des collaborateurs sur le marché de l’emploi nous encourage à développer de telles formations. Les formateurs sont de véritables porte-paroles de leur secteur d’activités et des vecteurs d’initiatives pour moi à l’ifage.
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