Lotus Partners
6 août 2010 // 0 CommentairesCe cabinet de recrutement a vu le jour sous forme de sàrl en 2006. Trois associés fondateurs, Messieurs Christophe Mauron, Fabrice Tredinnick et Neil Tredinnick sont à l’origine de cette création. Lotus Partners, installé à Genève, est spécialisé dans le recrutement des métiers de la finance, gestion de fortune, trusts et fiduciaire.

© Mr Neil Tredinnick,
Lotus Partners
M. Neil Tredinnick recrute des cadres et spécialistes pour une clientèle du domaine bancaire. Il s’occupe, avec Christophe Mauron, plus particulièrement du secteur de l’«Asset Management». En revanche, Fabrice Tredinnick est spécialisé dans le recrutement de collaborateurs dans les domaines Trusts, off shore et fiduciaires.
Par quelles voies pratiquez-vous le recrutement?
La première voie est le recrutement «direct». Nous chassons les talents. Il s’agit d’identifier le profil du candidat sur le marché qui réponde aux besoins du client.. Nous proposons au candidat une évolution de carrière, une évolution de sa rémunération ainsi qu’une évolution dans ses responsabilités.
La plate forme Internet est également une vitrine pour nos mandats en cours. Nous achetons des «slots», au travers desquels nous publions nos mandats principaux.
Nous utilisons également beaucoup notre propre réseau et beaucoup de candidats nous contactent sur recommandation via le «bouche à oreilles».
Quels sont les principaux critères pour être sélectionné par votre cabinet?
Le candidat doit être un spécialiste dans son domaine et bénéficier d’une expérience d’au moins 5 à 10 ans. On couvre essentiellement des postes Middle et Top Management.
Il nous arrive cependant de nous occuper d’étudiants à la carrière prometteuse.. Lotus Partners s’intéresse aux jeunes talents qui sortent de l’Université, détenant un très bon niveau d’études et ayant réalisé quelques stages en entreprise. Nous les suivons dans le temps afin d’être en mesure de leur proposer un poste le moment venu. Ce sont aujourd’hui des potentiels bons candidats qui, dans 5 ans, pourront intégrer notre processus de recrutement.
Vous parlez des jeunes sans expérience. Qu’en est-il des seniors expérimentés (50 ans et plus)?
Nous traitons cas par cas. L’Asset Management étant un domaine d’activité qui évolue rapidement, nous ciblons plus régulièrement les candidats entre 28-40 ans.
Cependant, il ne faut pas généraliser. Il nous arrive également de recruter des seniors notamment pour des postes de management.
Le domaine d’activité de Lotus Partners couvre essentiellement le côté technique des produits et nous nous trouvons sur un marché de niche à Genève. D’autres cabinets couvrent davantage les seniors que nous, étant sur d’autres spécialisations comme par exemple le top management.
Vous basez-vous sur les points suivants pour choisir un candidat?
(savoir-faire, savoir-être, expérience, nationalité)
Concernant le savoir-faire et l’expérience, nous venons de l’expliquer.
Pour le savoir-être, nous nous forgeons notre opinion lors de l’entretien. Il est évident qu’une bonne présentation et culture générale sont des points importants.
Nous n’avons pas de restriction pour la nationalité qui n’est pas rédhibitoire. Le monde bancaire est un milieu multiculturel. Les pays porteurs sont les pays émergeants tels que le Brésil, Middle East et Asie. Ce sont des profils demandés par la clientèle.
Avez-vous des réticences à engager une personne en recherche d’emploi depuis une longue durée?
Pas du tout ; l’avantage dans ce cas est la disponibilité. Quelquefois, nous recherchons justement des demandeurs d’emploi pour répondre à l’urgence de nos clients. Nous essayons de comprendre le pourquoi et s’il existe un problème sous-jacent. A nous de déceler si le candidat est stable et dynamique ainsi que la fréquence à laquelle il a changé d’emploi.
Quels sont les points auxquels vous accordez de l’importance en priorité à la lecture d’un CV?
Quelques minutes sont accordées à la lecture d’un CV. Il peut arriver qu’un CV ne concorde pas avec un poste ouvert, mais puisse se révéler intéressant par la suite. Nous le gardons dans notre banque de données, car nous assurons un suivi de nos dossiers. Les critères essentiels pour nous sont les études, les langues comme l’anglais et le français, mais beaucoup moins l’allemand. Comme les banques sont multiculturelles, l’espagnol, le portugais, l’arabe, le russe sont demandées et le chinois à venir.
La stabilité en Suisse demeure un critère de confiance pour l’embauche, contrairement à nos clients de Londres où les gens sont considérés comme plus dynamiques lorsqu’ils changent régulièrement d’employeur ou de profession.
Autre facteur, par exemple pour des banques privées genevoises, les candidats ont l’obligation de demeurer sur le sol helvétique. Un candidat retenu, s’il est frontalier, doit accepter de déménager sur le territoire suisse. Le phénomène tend à se généraliser, compte tenu des problèmes de confidentialité rencontrés récemment.
Appréciez-vous les CV présentés d’une manière originale?
Ce n’est pas du tout important. Les CV doivent être sobres et faire ressortir l’essentiel. Les CV non travaillés sont les plus intéressants. Une simple énumération du parcours met en exergue le potentiel du candidat. Il arrive que Lotus Partners conseille au candidat la refonte du CV en l’aidant à enlever le superflu.
Les CV originaux sont davantage destinés aux professions liées au marketing.
De quelle manière traitez-vous les offres spontanées?
De la même façon que n’importe quel CV. Lotus Partners apprécie l’approche spontanée. C’est le résultat du « bouche à oreilles ». Nous accordons beaucoup d’’importance aux CV qui nous sont recommandés par quelqu’un.
Quelle importance accordez-vous à une lettre de motivation?
Nous ne prêtons que très peu d’attention à une lettre de motivation, car elle est en fait remplacée par notre rapport interne. Ce document est réservé aux RH des banques.
Est-ce vous qui annoncez le salaire ou bien demandez-vous aux candidats qu’ils négocient eux-mêmes?
Il existe bien entendu une fourchette pour chaque type de poste. La négociation est tri-partite : client, candidat et nous-mêmes. Les propositions peuvent de manière évidente être revues à la hausse comme à la baisse.

© Lotus Partners
Quelle est votre politique de formation au sein de Lotus Partners?
Tous nos collaborateurs sont spécialisés dans la finance. Notre assistante administrative, ne venant pas du monde bancaire, a suivi une formation de gestion, finances et terminologie financière à l’Ifage par exemple.
Vous arrive-t-il de tenir le rôle de conseiller en stratégie pour vos clients?
Lotus Partners n’a pas un rôle de consultant sur l’orientation stratégique du business de ses clients.. Nous sommes par contre mandatés par nos clients pour réaliser des études de marchés (appelé « mapping » dans le jargon), afin d’identifier la population représentative de certains domaines d’activités dans le marché. Informations qui seront ensuite utilisées par nos clients dans leur développement stratégique.
Quel conseil donneriez-vous à une entreprise pour qu’elle se porte bien?
C’est un grand sujet… Les employés d’une société sont l’Asset le plus important en terme de valeur.
Les Sociétés ne font peut-être pas toujours suffisamment attention à leurs employés et à leur potentiel. Il est très important d’avoir un suivi rapproché de chaque employé et de déterminer un plan de carrière pour celui-ci afin de le garder le plus longtemps possible dans la structure. Chaque démission nécessite un remplacement et cela représente un coût certain pour l’employeur.
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