Montres DeWitt
21 janvier 2009 // 0 CommentairesEn à peine cinq ans d’existence, la maison DeWitt a réussi à s’imposer dans le cercle très fermé de la Haute Horlogerie, multipliant les innovations, premières mondiales, brevets et prix prestigieux. S’axant principalement sur les défis technologiques et l’originalité, DeWitt continue à se démarquer en nommant à sa tête une jeune femme de 34 ans, Nathalie Veysset, qui dirige maintenant la société depuis avril 2008. Visite guidée au cœur de l’exceptionnel.

Nathalie Veysset, Managing Director © DR
Nathalie Veysset, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
J’ai fait carrière au Crédit Suisse au sein d’une division qui s’occupait des problèmes juridiques et fiscaux d’une clientèle haut-de-gamme. J’ai en effet une formation de juriste, expert-fiduciaire. Passionnée par la marque, j’ai eu l’opportunité d’occuper la direction générale des Montres DeWitt S.A. depuis le 1er avril de cette année. En effet, M. de Witt a voulu se retirer de la partie opérationnelle pour se concentrer sur le côté créatif.
Quelle est l’histoire des Montres DeWitt ?
Les Montres DeWitt doivent beaucoup à la personnalité de Jérôme de Witt, fondateur de la maison. Sa liberté de penser, son originalité et son dynamisme ont permis à la marque de connaître une croissance exemplaire. Au démarrage en 2003, nous ne comptions que 3 personnes à Vandoeuvres. En 2006, l’effectif est passé à 17 employés, et la société a du prendre de nouveaux locaux à Vernier. 18 mois plus tard, c’est 80 collaborateurs qui emménagent à Satigny !
Vous avez pris vos fonctions il y a peu, que pensez-vous apporter ?
Comme je ne viens pas du domaine de l’horlogerie mais d’un monde de services focalisé sur le client, j’apporte un regard différent. D’une optique purement centrée sur le produit, j’amène une autre approche, dirigée vers le client. Le fait que je vienne d’un secteur étranger à l’horlogerie est donc un plus, une valeur ajoutée pour l’entreprise.

WX-1 : a different watch © DeWitt
Comment s’est passée la transition ?
Très bien, je suis très satisfaite de pouvoir côtoyer des objets concrets, matériels. Le rythme de travail est différent de la Banque. Dans le domaine bancaire, vous êtes soumis en permanence au stress. Dans l’industrie, les décisions prennent plus de temps pour se mettre en place.
Quel est votre style de management ?
Je suis plus basée sur un travail de réseau et moins sur un schéma classique de hiérarchie, bien que je la trouve nécessaire pour que les gens trouvent leur place dans l’entreprise. J’apprécie que les gens mettent à contribution leurs différents niveaux de compétence pour mener à bien des projets communs.
Quels sont les objectifs d’aujourd’hui ?
Tout d’abord, continuer le niveau de croissance de l’entreprise. Les bureaux sont en Suisse mais nous vendons beaucoup à l’étranger. Pour ce faire, nous désirons continuer le développement des marchés en Amérique, en l’Europe de l’Est, au Moyen-Orient, ainsi que l’Asie et la Russie.
Un autre gros challenge est celui de la verticalisation. C’est difficile de se pourvoir en composants, car les coûts et investissements sont importants. Nous sous-traitons encore une partie des éléments mais nous essayions d’être de plus en plus indépendants.
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