Montres DeWitt
21 janvier 2009 // 0 CommentairesAllez-vous encore recruter ?
Aujourd’hui, nous sommes 80 personnes avec 27 métiers différents, donc nous avons déjà fait un grand bond en avant. C’est pourquoi le recrutement va être moins soutenu que les 18 derniers mois.
Cependant, nous cherchons encore à recruter des savoir-faire dans la partie technique de l’horlogerie, ce qui nous permettrait de nous développer de plus en plus dans la verticalisation.
Par quel biais recrutez-vous et quels sont les critères-clés que vous recherchez?
Nous recrutons par tous les moyens : presse, agence, bouche-à-oreille ainsi que par recommandation des employés.
Pour travailler dans notre Maison, il faut avoir un état d’esprit très entrepreneurial, avec des valeurs d’intégrité et d’honnêteté.
Nous prenons en compte trois facteurs : la personnalité, les compétences et le potentiel.
Les compétences-clés dépendent des métiers, mais pour celui d’horloger, il faut évidemment les compétences techniques, le savoir-faire venant de grandes maisons, en bref des personnes qui ont déjà une expérience dans le haut-de-gamme, qui savent utiliser des matériaux précieux. C’est pourquoi nous donnons la priorité à des personnes hautement qualifiées.
Nous n’avons pas d’âge de prédisposition : nous recrutons autant des seniors que des jeunes en fin de formation dans les écoles d’horlogerie. Par contre nous n’offrons pas encore de places d’apprentissage.
Quels avantages sociaux proposez-vous ?
Nous ne sommes pas conventionnés mais nous offrons les mêmes avantages. Concernant les vacances, elles sont de 5 semaines, mais les collaborateurs ont la possibilité d’augmenter leur travail journalier pour avoir 2 semaines de plus à Nöel : cela porte les congés à 7 semaines.
Le congé maternité est de 4 mois. Autrement, nous avons le plan de prévoyance cadre qui offre une très bonne couverture.

Microscope © DeWitt
Le monde économique actuel traverse une crise profonde. Quel est votre regard sur l’industrie du luxe dans cette période troublée?
Je pense qu’il va y avoir une sérieuse correction sur le marché du luxe et de l’horlogerie. Il y a beaucoup de marques qui se sont créées portées par la croissance des dernières années et aujourd’hui tout le monde s’accorde pour dire que les temps vont être plus difficiles. L’euphorie d’il y a quelques mois semblent se flétrir. Une bonne gestion de l’entreprise va être la clef du succès.
Malgré tout, je pense que les marques qui se profilent dans le très haut-de-gamme seront moins touchées, le segment de clientèle pouvant s’offrir de tels produits survivant mieux aux soubresauts de l’économie.
Tout n’est pas négatif dans une crise économique, il est même possible de gagner des parts de marché. Une période comme celle qui s’annonce permet aussi de se repositionner différemment. Il faut juste avancer avec prudence se fortifier.
Avez-vous déjà pris des mesures ?
Les mesures ont déjà été prises depuis plusieurs mois. La croissance a toujours été mesurée avec prudence. Les investissements ont été faits en fonction de la situation internationale. Nous préfèrons investir moins vite, mais garder notre indépendance.
Il est très rare de trouver une femme à la tête d’une maison horlogère. Que pensez-vous qu’une femme peut apporter de plus ?
En effet, nous ne sommes pas nombreuses ! Pour répondre à votre question, je pense que nous avons une autre sensibilité. De ce fait, nous apportons un dynamisme différent. Nous avons aussi un sens du détail particulier, une autre approche envers les clients et partenaires. Et nous savons prendre les problèmes à
« bras le corps » !
Au sein même de DeWitt, il y a 25 femmes, qui travaillent surtout dans le domaine administratif et encore peu dans le domaine technique : il y a 3 femmes dans les ateliers, une aux assemblages horlogers et 2 autres au niveau du contrôle qualitatif.
Je pense que les femmes sont plus axées esthétisme, côté bel objet, matériaux précieux, plutôt que côté mécanique pure. Mais c’est une lapalissade !
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