Palais Mascotte

écrit par Arlette Czech   // 21 janvier 2009   // 0 Commentaires

Ce qui signifie pour l’instant l’administration d’une centaine d’employés !

C’est exact, dont une trentaine pour le seul Palais Mascotte, soit treize employés en salle et cuisine – notre restaurant à l’étage, le Duc, sert des soupers fins – deux à la programmation des spectacles, une dizaine d’artistes et quatre employés administratifs.

A la complexité de l’exercice s’ajoute le danger de se faire « piquer » les meilleurs éléments et l’attention vouée sans relâche au maintien du moral de l’équipage. A cet effet, ayant pour double objectif la satisfaction du client et de l’employé, nous maintenons le dialogue ouvert. Lors de notre prochaine réunion annuelle, nous prendrons connaissances de la réflexion de nos employés sur le thème : « Pourquoi travaille-t-on ? »

Les Grenadiers

Les Grenadiers © DR

On vous devine depuis toujours curieux et laborieux…

J’aime tellement les défis liés à l’acquisition de nouveaux savoir-faire qu’ils me donnent l’endurance nécessaire à assumer des heures de travail bien au-delà de toute convention syndicale ainsi que les horaires nocturnes! J’aime à la fois les gens et lieux qui ont du talent ; une fois choisis, je n’ai de cesse de développer leur potentiel. La mise en valeur de la belle architecture du Palais Mascotte participe à la revalorisation de la rue de Berne et du quartier des Pâquis.

Et puis chez Photo-Hall, où j’ai affiné mes connaissances techniques, j’ai bénéficié de l’enseignement d’un patron humaniste. Je m’inspire aujourd’hui encore de son art de déléguer qui sous-tend mon goût pour le travail en équipe. Et je me suis toujours lancé corps et âme dans toutes mes activités.

Car vous avez démarré non pas dans la restauration mais dans la photographie, n’est-ce pas ?

Exact. De vingt à quarante-cinq ans, je voyage sans relâche de Gstaad à Paris, de Monte-Carlo à St Moritz et de Genève à St Tropez. Je travaillais principalement pour le monde du luxe. L’Agence a connu un fort succès : certains sont parvenus à vingt ans de maison, six apprentis ont été formés. Pour la renaissance du Palais Mascotte, grâce à aux liens tissés et maintenus, j’ai bénéficié du soutien financier d’un partenaire animé par le même idéal.

Et en 2000, changement de cap, vous voilà dans la restauration…

Oui, mais la recherche de la satisfaction du client est la même. Dans l’hôtellerie, la qualité, le sourire et un prix raisonnable maintiennent un établissement et son équipe à flot. De toute façon, cinq longues années seront toujours nécessaires à l’établissement d’une renommée. L’épreuve de force, c’est constituer et maintenir une équipe gagnante, tâche difficile lorsqu’entre en jeu un obstacle supplémentaire, celui du personnel saisonnier.
Et j’ai toujours en tête cette petite phrase mille et une fois entendue dans ma famille : « Ce que tu peux tu le dois. »

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