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Tristan Shu, Photographe

Une passion devenue profession

Professionnel depuis 2005, Tristan Lebeschu alias Tristan Shu, est un photographe reconnu dans le monde de la photographie de sport extrême.

Tristan Lebeschu alias Tristan Shu

© Tristan Shu

Photographe officiel de Coreupt, célèbre marque de matériel de ski freestyle et freeride, Tristan a gagné la confiance des marques les plus prestigieuses du milieu tel que Quicksilver, Vuarnet, Julbo, North Face et de stations de ski réputées. Il photographie également les plus grands athlètes de sports extrêmes comme Candide Thovex, Antoine Montant, Rachel Burkes, Guerlain Chicherit, Seb Michaud et bien d’autres.

Créateur d’images fortes, il couvre également des évènements majeurs tels que les Winter X Games et les Nissan Outdoor Games où il remporte le prix du meilleur photographe en 2010 !

Mais le talent et la créativité de Tristan s’expriment dans bien d’autres domaines de la photographie, comme l’architecture d’intérieur, les portraits & lifestyle ou les paysages.

work's Tristan Shu

© Tristan Shu

La photographie, un véritable challenge intellectuel

Entièrement autodidacte, Tristan est toujours à la recherche de nouvelles technologies, de nouvelles manières de faire et de domaines encore inexplorés. C’est dans la variété et la stimulation intellectuelle qu’il nourrit sa créativité, car comme il le dit si bien lui-même, « c’est de la contrainte que naît la créativité ! ».

Toujours en quête de nouveauté, il n’envisage pas la photographie comme une activité statique. Dans la même dynamique, il n’a jamais voulu s’enfermer dans un seul genre de photographie, estimant que sa créativité en viendrait à se tarir s’il devait se limiter à un seul domaine. Tristan a toutefois développé un style qui lui est propre, privilégiant les images fortes et ayant beaucoup de contrastes.

 

Un travail d’équipe au service d’images fortes

Le travail d’équipe revient de manière récurrente chez ce photographe. Il discute du concept et de la faisabilité de la photographie avec ses clients. Lorsque ce dernier souhaite participer au shooting, Tristan lui explique comment ils vont fonctionner et cela devient un jeu. Le client s’implique, participe, apporte ses idées.

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© Tristan Shu

C’est également le type de relation privilégiée que recherchent les clients, car au-delà du résultat, le cheminement et l’état d’esprit derrière la photographie comptent peut-être encore plus.

A l’inverse de certains photographes de renommée qui imposent leur état d’esprit ou leur vision, Tristan s’adapte complètement aux désirs de ses clients et s’applique à retranscrire leur identité au travers de son art. Il est donc primordial pour Tristan de bien comprendre son client et ses besoins pour être le plus efficace et juste possible.

Un des atouts majeurs de Tristanest de faire avec ce qu’il a, quelles que soient les conditions. Grâce à sa créativité, sa capacité d’adaptation et son savoir-faire, il arrive toujours à un résultat !

Les conditions parfaites étant rarement toutes réunies, c’est aussi ce challenge intellectuel qui fait l’intérêt de l’activité à ses yeux. Comme il le dit avec malice, « la chance se provoque et elle sourit aux audacieux ! ».

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© Tristan Shu

L’architecture d’intérieur, la Formule 1 de la photographie

A priori aux antipodes des photos de sports extrêmes, Tristan affectionne particulièrement le domaine de la photographie d’architecture d’intérieur car elle représente l’aspect le plus technique de la photographie.

C’est en effet le domaine dans lequel il y a le plus de contraintes et de difficultés à résoudre : gestion de la lumière et des contrastes entre intérieur et extérieur, des couleurs, de la netteté de l’image, etc.

C’est en photographie d’architecture qu’il expérimente et met au point de nouvelles techniques. A l’instar de la Formule1 qui sert de laboratoire pour l’automobile, la photographie d’architecture est le laboratoire de la photographie. Cela lui a permis d’apprendre beaucoup en technique de retouche HDR.

La majorité des photos d’architecture sont pour des hôtels de luxe ou des promoteurs immobiliers, mais c’est un domaine tellement vaste et complexe qu’il y a encore beaucoup à explorer.

 

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© Tristan Shu

Postproduction

Pur produit du numérique, une autre particularité de Tristan est de photographier pour la postproduction
dans lequel il va affirmer son style, créer son identité et se différencier des autres.

Il existe deux types de retouche : la retouche extrême, visible et sciemment assumée et la retouche qui ne se voit pas, qui amplifie les contrastes, les lumières et donne plus d’impact à la photographie. Chez Tristan la retouche est en général employée pour magnifier une image déjà forte au départ.

Mais la postproduction peut rapidement devenir une activité chronophage et le photographe doit être suffisamment bon et pointu pour aller vite, car même si elle est importante pour marquer son style, ce n’est pas possible d’y passer trop de temps.

 

Photographie de sports extrêmes

Ce qui fait la réussite de ses photographies, c’est la relation que Tristan entretient avec les athlètes avec qui il construit une connexion particulière. La plupart sont d’ailleurs devenus des amis.

Les meilleures photographies se font rarement sur un premier shooting, mais plutôt lorsqu’ils commencent à bien se connaître et qu’une confiance réciproque s’installe. Le skieur exécute le type d’action ou de virage exactement là où Tristan lui a indiqué de le faire.

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© Tristan Shu

 

Certaines fois, lorsqu’ils se rendent sur des zones avalancheuses pour des photographies de freeride, ils mettent aussi leur vie en danger.

Pour photographier les meilleurs freeriders de la planète, Tristan a également développé une bonne connaissance de la montagne et des compétences sportives qui lui permettent d’accompagner les athlètes. Plus il maîtrise une activité, plus il est capable d’en mesurer les contraintes et plus il est disponible pour se consacrer au shooting.

 

Nissan OutdoorGames

Une belle illustration de la faculté de Tristan à tirer le meilleur d’une équipe est sans doute le titre de meilleur photographe des Nissan Outdoor Games qu’il remporte en 2010 et sa consécration par la presse spécialisée.

Sur les 5 disciplines réunies dans les Nissan Outdoor Games (événement qui rassemble les meilleurs athlètes au monde pendant 5 jours pour produire un film contenant 5 disciplines de sport outdoor), il y en avait deux que Tristan n’avait jamais photographiées : le kayak et l’escalade.

 

Un métier fait pour lui

Tristan a vraiment trouvé le métier qui lui correspond. La photographie, intimement liée à la personnalité, lui a apporté énormément au niveau personnel. Il avoue d’ailleurs être devenu une meilleure personne depuis qu’il est photographe. Ce métier lui permet également de voyager dans tous les coins de la planète et de découvrir des endroits extraordinaires qu’il ne serait sans doute jamais allé voir autrement.

 

work's Tristan Shu

© Tristan Shu

Le métier de photographe indépendant nécessite de multiples compétences. S’il est primordial d’être créatif, il faut également être organisé et très bon au niveau commercial et comptable. Tristan peut heureusement s’appuyer sur ses expériences professionnelles antérieures et un DESS de Gestion. Mais ce métier demande avant tout d’être ouvert aux autres ; il est donc important d’avoir le sens de la communication.

Les activités de promotion sont sans doute l’aspect le plus difficile du métier.

Ce qui fonctionne le mieux c’est encore le bouche à oreille, de bien faire son travail et de satisfaire les clients afin qu’ils en parlent. Une présence sur internet et les réseaux sociaux (Facebook ou Twitter) est également un excellent moyen de se faire connaître. Même s’il est difficile de le mesurer, cela a indéniablement un impact sur les mandats confiés aux photographes.

 

Equilibre entre photographie d’intérieur et d’extérieur

Des projets plein la tête, Tristan reste plus que jamais ouvert à de nouveaux domaines qu’il n’a pas encore explorés. Il avait par exemple été enthousiasmé qu’une agence le contacte pour lui proposer de faire des photographies de mode en studio, chose qu’il n’avait jamais faite.

Tristan souhaite également faire plus de photo de parapente, domaine qui lui permettrait d’allier ces deux activités qui lui plaisent énormément et dans lequel tout reste à faire.

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