
Terre des Hommes Suisse (TdH) est une association à but non lucratif qui poursuit deux objectifs : Elle informe et sensibilise le public en Suisse, principalement les jeunes, sur les questions de développement et de solidarité Nord-Sud ; elle soutient près de 70 projets de développement menés par des partenaires du Sud dans 11 pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie.
Entretien avec Norberto Duraes; responsable du département administration et ressources humaine :
D’origine brésilienne, je suis économiste de formation et cela fait une quinzaine d’années que je travaille pour TdH. Au départ, j’étais chargé des programmes pour l’Afrique. Quelques années plus tard, mon poste a évolué et cela fait maintenant une année que je suis responsable du secteur Administration et RH.
Nous faisons surtout de la recherche de fonds et de la sensibilisation, notamment auprès des jeunes, en ce qui concerne les relations entre le Nord et le Sud. Notre manifestation phare est la Marche de l’Espoir, qui a lieu au mois d’octobre. Nous allons dans les écoles et inviterons environ la moitié des écoliers de Genève à voir un audio-visuel sur un thème touchant les projets qui seront financés avec l’argent récolté par les participants pendant la Marche. De plus, nous menons différentes activités pour appuyer les populations du Sud : nous avons des dossiers pédagogiques, nous récoltons des téléphones portables usagés et vendons de l’artisanat ainsi que des ballons de foot équitables et éco-certifiés…
Nous sommes 14 collaborateurs dont beaucoup travaillent à temps partiel, donc nous avons au total 10,4 postes. Ensuite, nous avons des stagiaires et une centaine de bénévoles.
Une importance très grande. On leur donne beaucoup de responsabilités, y compris sur le suivi des projets sur le terrain. C’est une spécificité de TdH Suisse, car la plupart des autres ONG font appel aux bénévoles pour des travaux administratifs, ou pour récolter des fonds. Nous sommes une organisation assez horizontale ; c'est-à-dire que dans un groupe, tout le monde travail au même niveau, mais c’est à la personne salarié que revient la responsabilité que le projet se réalise. Sans bénévoles, cela ne serait pas envisageable. Par exemple, le jour de la Marche de l’Espoir, nous employons environ 350 personnes qu’il serait impossible de rémunérer.
Les compétences sont très importantes, car il est nécessaire que la personne sache faire ce qu’on lui demande de faire. Mais le savoir-être est un critère essentiel dans notre recrutement. Ici, il y a une ambiance conviviale, familiale et cela ne convient pas à tout le monde. Si la personne est caractérielle ou conflictuelle, cela ne pourra pas marcher dans notre système. Il est très important que les gens puissent travailler en équipe.