
L’imaginaire nous accompagne depuis l’enfance. Dès nos premières années, nous rêvons, nous inventons, nous projetons. Tout le monde a des rêves, même si certains les enfouissent avec le temps.
Pourtant, la surinformation que nous recevons chaque jour tend à étouffer cette capacité. Sollicités en permanence, beaucoup finissent par oublier que l’imagination n’est pas seulement un réflexe enfantin, mais une faculté essentielle. Qui ne s’est jamais imaginé à la place d’un personnage de film, de livre ou de jeu vidéo ? Ce mécanisme est universel.
Certaines personnes disposent d’une plus grande aisance à mobiliser leur imagination et, comme pour toute compétence, elles l’ont développée jusqu’à en faire un métier. Les créatifs — qu’ils soient comédiens, écrivains, graphistes ou illustrateurs — s’appuient quotidiennement sur cette capacité pour donner forme à des idées, des émotions et des univers.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’imagination n’est pas un don figé. Elle se cultive et s’entraîne à tout âge. Un simple nuage dans le ciel peut devenir un exercice mental : vous pouvez y voir une forme, un animal, un visage. « Oh, un dodo ! »

L’essentiel est d’adopter une posture active dans nos observations. Même les réseaux sociaux, souvent décriés, peuvent devenir une source d’inspiration s’ils sont utilisés avec discernement. Il ne s’agit pas de se laisser submerger ou influencer passivement par les images et les discours, mais de les transformer, de les réinterpréter.
Dans ce sens, l’imagination est un véritable outil du quotidien. Elle nous aide à résoudre des problèmes, à envisager d’autres perspectives et à créer du sens là où il n’y en avait pas. Il existe plusieurs techniques pour travailler l’imagination. Le brainstorming, par exemple, en fait partie. Des approches psychologiques permettent également de développer la créativité. De plus, on peut trouver des programmes d’entraînement pour apprendre diverses techniques de processus de création.
L’imagination comme source de jeunesse et de jeu
Utiliser son imagination permet de redonner une dimension ludique aux situations les plus ordinaires. Tout peut devenir un jeu ou un terrain d’expérimentation mentale.
Un exemple parlant est celui du jeu de rôle. Exercice exigeant pour l’imagination, il consiste à réunir des adultes autour d’une table, à lancer des dés, et à s’imaginer héros ou antagonistes dans un univers fictif. Avec l’expérience, ce type de pratique devient un moyen de préserver une part enfantine, de renouer avec la créativité de l’adolescence.
Grâce à l’imagination, tout peut devenir une source d’inspiration : un jeu, le point de départ d’une aventure ou d’un projet personnel ou professionnel.
L’imagination est à la fois une compétence et un outil à partir duquel nous pouvons créer une infinité de liens avec le monde qui nous entoure.
Aujourd’hui, les intelligences artificielles génératives permettent de donner une forme visuelle ou textuelle à nos idées. Toutefois, une IA n’est pas une source d’imagination en soi. Sans pensée humaine, elle ne peut rien inventer à partir ex nihilo. C’est un point essentiel à retenir. Il faut se rappeler aussi que l’IA se trompe. Il y a eu des recherches qui montrent qu’elles peuvent mentir.
Les IA génératives, tout comme les logiciels de création graphique (Adobe, Canva, etc.), sont avant tout des outils mis au service des créatifs. Elles peuvent accélérer un processus, faciliter une visualisation ou ouvrir de nouvelles pistes, mais elles ne remplacent ni la sensibilité, ni le regard critique d’un professionnel. Certains artistes utilisent l’IA pour créer entièrement des œuvres, comme le studio Obvious qui a créé une série de tableaux du 18ème siècle, le plus connu étant Portrait d'Edmond de Belamy, via des IA. D’autres comme l’américaine Colleen Hoffenbacker utilise l’intelligence artificielle de manière hybride avec de la peinture à huile pour la création de ses tableaux.
Un être humain conserve une capacité d’analyse, de recul et d’intention qu’aucune machine ne peut reproduire entièrement. L’imagination reste donc profondément humaine.
Dans un monde saturé d’informations, où les outils numériques et les intelligences artificielles occupent une place croissante, l’imagination demeure une ressource fondamentale. Elle ne se limite pas à la création artistique : elle façonne notre capacité à comprendre, à innover et à nous projeter.
Cultiver son imagination, c’est préserver une forme de liberté intellectuelle. C’est apprendre à observer autrement, à jouer avec les idées et à transformer le réel plutôt que de le subir. Outil de réflexion, de créativité et de lien, l’imagination reste avant tout une compétence humaine, précieuse, qu’il appartient à chacun d’entretenir.
C’est cette capacité de création qui a fait que l’Homme a pu devenir ce qu’il est aujourd’hui. Mais comment va-t-il évoluer et surtout à quelle vitesse ?
Crédit photo : Jeremy Taylor
À travers mes années de pratique, j’ai développé une approche qui allie imagination, sens pédagogique, symbolique et souci du détail — des compétences que j’intègre dans chaque projet pour transformer des idées en visuels impactant et cohérents. L’imagination n’est pas pour moi une simple inspiration : c’est une compétence active, un outil stratégique qui permet d’innover, de résoudre des défis visuels et de créer une connexion significative entre le contenu et son public. Je suis spécialisé dans la création visuelle de projets print et digitaux, avec une démarche centrée sur la qualité visuelle, la clarté de communication et l’expérience utilisateur. Mon travail couvre un large éventail d’applications : identités visuelles, création de contenus, web design, motion design et explorations créatives entre autres. J’aspire à rejoindre une bonne équipe, afin qu’on se tire les uns les autres vers le haut.