
Préparer et terminer un marathon n’est pas seulement un défi physique. Les qualités développées tout au long de cette aventure exigeante d’une quinzaine de semaines trouvent des échos très concrets dans la vie professionnelle où elles deviennent de véritables leviers de performance et d’épanouissement.
Il s’agit sans aucun doute des deux qualités qui viennent spontanément à l’esprit quand on pense aux longues semaines d’entraînement qui attendent les sportifs amateurs s’engageant dans la préparation d’un marathon.
Séances planifiées, contraintes de temps et d’énergie à gérer… Cette discipline forge une capacité essentielle au travail : la régularité.
Dans un contexte professionnel, elle se traduit par la capacité à tenir un rythme, à respecter des échéances et à progresser de manière constante, même (et surtout) lorsque la motivation fluctue.
Courir un marathon oblige à découper un grand objectif de 42,195 km en étapes intermédiaires. Il faut ainsi augmenter progressivement les distances aux séances de "sorties longues", améliorer son endurance tout en apportant un soin particulier à travailler sa récupération.
Cette logique s’applique parfaitement au monde professionnel : savoir transformer un projet ambitieux en actions concrètes, mesurables, atteignables et réalistes (méthode SMART), suivre sa progression et ajuster au besoin sa stratégie en cours de route.
Préparer un marathon tout en travaillant est déjà un exploit en soi ! Il implique une judicieuse planification en amont afin de parvenir à jongler entre les heures de travail, les entraînements, les obligations familiales, la vie sociale et le repos.
Cette gymnastique développe des compétences d’organisation très utiles dans la vie professionnelle : gestion du temps, hiérarchisation des tâches, anticipation.
La ligne d’arrivée d’un marathon ne se franchit pas en un jour. C’est un exploit qui se mérite et repose sur des semaines et des semaines d’efforts.
Cette persévérance est l’une des qualités les plus recherchées en entreprise.
Elle se manifeste dans la capacité à mener un projet jusqu’au bout, à rester engagé dans la durée et à continuer malgré l’incertitude ou les obstacles. L’abandon n’est pas envisageable.
Tout comme n’importe quel projet d’envergure, la préparation d’un marathon est loin d’être linéaire. Qu’il s’agisse "juste" de franchir la ligne d’arrivée ou d’honorer un certain chrono, elle comportera des moments de fatigue, de doute, parfois des blessures ou des stagnations de progression.
Le jour de la course, il faut apprendre à dépasser les moments de crise, notamment le fameux "mur" du 30ème kilomètre, quand le mental n’a pas d’autre choix que de prendre le relais sur un physique défaillant.
Dans la vie professionnelle, cette résilience devient un atout majeur : capacité à encaisser la pression, à s’adapter, à transformer le négatif en positif. Somme toute, à rebondir après un échec.
Un marathon ne se court pas comme un 10 km. Il exige une gestion fine de l’effort avec une allure appropriée selon la durée de course estimée, la typologie du parcours (faux-plats, montées, descentes), les conditions météo et l’état de forme le jour J.
De même, cet ensemble de contraintes influe sur la perte d’énergie qu’il faut savoir anticiper sous peine d’épuisement total des réserves de glycogène (sucre) et de grosses incertitudes quant à l’issue de la course !
Au travail, cette compétence permet justement d’éviter l’épuisement physique ou mental, de mieux organiser ses ressources et d’apprendre à distinguer l’urgent ou non et/ou de l’important ou non (méthode Eisenhower).
Franchir la ligne d’arrivée d’un marathon constitue indéniablement un accomplissement fort. Il renforce la conviction qu’un objectif individuel difficile peut être atteint avec méthode et persévérance.
Cette confiance se transfère directement dans la sphère professionnelle : prise d’initiative, capacité à accepter des responsabilités, audace face à de nouveaux défis.
Exemple concret : Lorsque j'étais consultante administrative et communication à temps partiel pour une start-up genevoise, j'ai rapidement remarqué que le stock n'était pas géré de manière très rigoureuse. Cela impactait mon travail en m'empêchant par exemple de faire rapidement les factures des commissions de vente aux partenaires. J'ai donc pris l'initiative de mettre en place un process simple afin d'avoir un stock sain et d'éviter des pertes financières. C'était une démarche utile et nécessaire qui a tout de suite été validée par la direction et adoptée par les employés.
S’inscrire à un marathon est une promesse que l’on se fait à soi-même. La tenir demande constance et responsabilité.
Au travail, cela se traduit par un engagement fort vis-à-vis des missions confiées, des équipes et des objectifs collectifs. Cette fiabilité en toutes circonstances inspire confiance aux équipes et aux managers, c’est un fait indéniable.
En franchissant la ligne d’arrivée, le marathonien ne termine pas uniquement une course : il emporte avec lui des réflexes, un état d’esprit et une détermination qui influencent durablement sa manière de travailler, de collaborer et d’évoluer.
Le marathon devient alors une métaphore du parcours professionnel : exigeant, parfois éprouvant, mais profondément formateur et porteur de fierté.
Article du même auteur : Rencontre avec Yvan Claude, Président de Gaea21 et lanceur de projets durables
Crédit photo : © Marc Jacquet
Dans la communication digitale depuis presque 25 ans, je cumule les casquettes de rédactrice, webmaster éditorial, community manager, assistante administrative, communication et presse. Je suis également polyvalente dans ma façon de travailler ; Aussi à l’aise en équipe qu’en solo, dans de grandes entreprises ou des startups.