
Cet article est un résumé de l’Office fédéral de la statistique (OFS), publié le 23 avril 2026, sur la qualité de l’emploi en Suisse. Il s’appuie sur le cadre du Groupe d’experts sur la mesure de la qualité de l’emploi et sur le manuel publié par la CEE-ONU (UN/ECE, 2015). Quatre actes du travail y sont examinés selon sept dimensions multidimensionnelles, afin de suivre l’évolution de la qualité de l’emploi et son retentissement sur la vie des salarié·e·s.
La sécurité au travail demeure une composante majeure de la qualité de l’emploi. Le texte rappelle que la protection de la santé des salariées est primordiale et que l’employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires, en s’appuyant sur l’état technique et les conditions d’exploitation. Le risque de blessure ou de maladie est intégré comme un facteur qui influence durablement le bien‑être et la motivation au travail.
Le revenu est au cœur de la qualité de l’emploi, mais d’autres éléments matériels comptent aussi. Le cadre souligne l’importance du droit effectif aux vacances, des compléments salariaux et des prestations associées. L’objectif est d’évaluer le niveau de subsistance et le bien‑être matériel des salarié·e·s, au-delà du seul salaire nominal.
Le temps de travail et la conciliation sont traités comme des dimensions clés. Le document examine la durée effective, l’aménagement des horaires et l’équilibre entre vie pro et vie privée. Il note que des heures excessives ou des horaires atypiques peuvent peser sur la santé; en revanche, des solutions flexibles peuvent favoriser le bien‑être, tandis que le travail à temps partiel peut être perçu différemment selon les individus.
La sécurité de l’emploi et la protection sociale sont présentées comme des éléments déterminants. Le texte rappelle l’assurance chômage pour les actifs de 18 ans et plus et décrit le système des trois piliers (AVS, prévoyance professionnelle, pilier 3a). L’indicateur «cotisations au 2e et 3e piliers» renseigne sur l’ampleur de la couverture retraite et protection économique.
Le dialogue social est identifié comme facteur clé de l’amélioration des conditions de travail. Il englobe les conventions collectives, les syndicats, les grèves et les lock-outs, et montre comment les mécanismes de négociation collective influencent les conditions salariales, les congés et le cadre de travail.
L’adéquation qualifications‑exigences professionnelles influence fortement le bien‑être au travail. Le texte souligne que un niveau de formation plus élevé est généralement associé à de meilleures conditions; l’importance de la formation continue est mise en avant comme levier d’employabilité et de progression.
Les relations sur le lieu de travail et la motivation jouent un rôle substantiel dans le bien‑être et la santé au travail. Soutien, sens du travail et communication positive améliorent la satisfaction et peuvent influencer durablement la stabilité de l’emploi.
Au niveau européen, Eurostat offre une sélection d’indicateurs permettant de comparer la qualité de l’emploi entre les pays. Le document souligne que la statistique publique et les cadres européens nourrissent une vision multidimensionnelle de la qualité de l’emploi et favorisent les analyses transfrontalières. En Suisse, ces indicateurs permettent de suivre les évolutions et d’alimenter les politiques du travail et de la formation.
Source : La qualité de l'emploi en Suisse 2015-2025 - GNP Diffusion
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