Abdallah Chatila, un homme d’affaires très en vue à Genève

Print Friendly, PDF & Email


Des diamants à l’immobilier, en passant par l’art et les assurances, Abdallah Chatila est un touche-à-tout à qui tout réussit. Nous l’avons rencontré dans sa galerie genevoise de la rue de Chantepoulet parmi de nombreuses œuvres d’art, dont un monumental éléphant plus vrai que nature.

 

Né au Liban, établi à Genève en 1988, Abdallah Chatila est le fils du célèbre joaillier Elie Chatila, installé à la rue du Rhône. Après son baccalauréat obtenu à Genève, il poursuit des études au Gemological Institut de Los Angeles. Diplômé en gemmologie en 1993, le jeune entrepreneur a aussitôt rejoint l’entreprise paternelle pour y développer le négoce des pierres précieuses.

Il élargit ses activités au fil des ans et crée en 2006 Rachaya Holding qui réunit toutes ses affaires. Il se diversifie dans les assurances, l’art, la technologie et la restauration. En 2010, il crée la société Vertical Holding qui regroupe toutes ses activités dans l’immobilier et acquiert en 2011 la franchise « John Taylor ».

 

Dans quelle mesure votre ancien métier de vendeur de diamants est-il un atout dans le domaine de l’immobilier ?

Mon ancien métier m’a permis d’avoir de très nombreux contacts. J’y ai appris à bien gérer les relations avec les autres. Finalement, une relation avec un client est similaire dans bien des domaines, qu’il s’agisse de vente, d’achat, de négociation.

 

Quels sont les services offerts par la société Vertical  Holding, que vous avez créée en 2010 ?

Vertical Holding est une compagnie active dans tous les secteurs de l’immobilier : promotion, construction, courtage, vente, conseil, gestion de portefeuilles. Son activité se concentre principalement sur le canton de Genève. Notre équipe de direction peut se targuer d’une très large expérience, puisqu’elle regroupe des compétences de premier plan dans

les domaines immobilier, financier et juridique.

 

Pourquoi avez-vous choisi d’acquérir la franchise « John Taylor » ?

Nous souhaitions avoir une marque internationale pour nous positionner sur le marché du courtage à Genève. Plutôt que de la créer nous-mêmes, nous sommes heureux d’avoir eu l’opportunité de prendre cette franchise « John Taylor », une agence de courtage spécialisée dans le haut de gamme et l’immobilier d’exception, ceci depuis sa création en 1864.

 

La licence « John Taylor » vous autorise-t-elle à exercer aussi en dehors du canton de Genève ?

Nous possédons actuellement trois agences portant l’enseigne « John Taylor » : Gstaad, Megève et Genève. Nous sommes présents à Gstaad depuis un an ; à Megève depuis Noël 2011  et à Genève depuis quelques mois, avec notre agence de la rue du Stand. A moyen terme, nous projetons d’avoir deux nouvelles adresses, l’une à Zurich et l’autre à Verbier.

 

Combien de courtiers compte l’agence « John Taylor » genevoise?

Actuellement, notre équipe est constituée de deux courtières et de deux assistantes. A long terme, j’envisage d’engager un courtier de plus.

 

Selon quels critères recrutez-vous votre personnel dans le domaine du courtage ?

Je prends en compte l’expérience de la personne, sa volonté, sa capacité à pouvoir démarcher la clientèle. Aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de trouver des mandats. Pour y parvenir, l’expérience compte, mais encore davantage la force de conviction. Il ne faut pas avoir peur d’aborder les clients potentiels, de leur téléphoner. Pour moi, les certificats et les diplômes ne sont pas déterminants ; je privilégie l’ambition et la détermination.

 

Quel mot définit le mieux votre passion pour l’immobilier ?

Je dirais : « Diversité » parce que le monde de l’immobilier est très vaste, très varié, du courtage à la régie, de la promotion à la construction, avec de nombreux corps de métier. Des gens de tous horizons travaillent dans l’immobilier. C’est un univers d’une grande richesse.

 

Quelles valeurs défendez-vous au sein de Vertical Holding ?

Notre valeur ajoutée, c’est avant tout notre très large champ d’activités. C’est ce qui nous permet d’avoir des partenaires de confiance pour nous accompagner dans nos projets, pour développer des synergies entre les diverses entreprises. Elargir ainsi nos contacts nous permet aussi d’augmenter notre volume d’affaires.

 

Nous avons beaucoup entendu parler du futur quartier de la « Tulette » situé à Cologny. Avez-vous déjà vendu ces appartements ? A quel genre de clientèle sont-ils destinés ?

Les immeubles en construction à la « Tulette » accueilleront 255 logements, dont 154 en propriété par étage (PPE). Ils ont été rapidement vendus. Le secteur étant en zone de développement, les prix y sont contrôlés par l’Etat durant dix ans. Les appartements se sont vendus au prix d’environ 7000 francs par mètre carré. Une aubaine pour les futurs propriétaires. Il reste 105 appartements qui seront loués en tant que logements subventionnés, dont les 80% seront attribués par la Mairie de Cologny en priorité à des habitants de la commune. Les autres 20 % seront attribués par l’Office du logement.

 

 

Comment voyez-vous l’avenir de votre agence immobilière, compte tenu de la situation actuelle du marché ?

Nous avons plusieurs projets en cours, notamment au Stand de tir à Veyrier. Il s’agit d’un chantier souterrain – un tube de 300 mètres de long pour déplacer et accueillir le stand de tir – et nous allons construire des logements au-dessus. Les plans sont en cours de finition et nous espérons signer ce contrat dans les trois mois qui viennent.

Les « Jardins de la Capite » sont un autre projet de logements de luxe à Cologny, dans un environnement calme et sécurisé. Il s’agit d’un ensemble résidentiel moderne qui prendra ses aises sur 3829 m2.

 

Vous êtes très actif dans d’autres domaines : les assurances, l’art, la technologie et la restauration. Comment expliquez-vous cette hyperactivité ?

J’ai eu l’opportunité d’investir dans différents domaines qui me passionnent. C’est toujours très intéressant d’entreprendre de nouvelles choses, de découvrir de nouveaux horizons, de nouveaux métiers. Cet aspect de nouveauté m’attire toujours.

 

Pourquoi l’art en particulier ?

J’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes, qui m’ont fait connaître et aimer le monde de l’art. J’apprécie la diversité des œuvres et des artistes. J’y fais des rencontres passionnantes.

 

Le promoteur très en vue n’a aucune inquiétude quant à l’avenir de ses activités dans l’immobilier. Ni dans les nombreux autres domaines auxquels il touche avec réussite. Il a notamment créé Primassure, une société spécialisée dans l’assurance de bijoux. Dans le domaine de la restauration rapide, il détient une participation dans Global Franchising Architect qui gère une douzaine de franchises, ce qui représente environ deux cents restaurants dispersés entre l’Inde, la Thaïlande, le Bangladesh, le Soudan ou encore Dubaï. Les nouvelles technologies le passionnent aussi : il a investi dans Spacecode, une société française détenant des patentes pour des fréquences radio et qui a désormais un siège à Genève sous le nom de Frequence Holding. Enfin, il a toujours son activité dans le négoce de diamants, qui réalise des ventes annuelles de l’ordre de 50 millions de francs.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.