Chopard

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En 1860 Louis-Ulysse Chopard, de Sonvillier au cœur du Jura Suisse, a donné naissance à l’entreprise joaillière devenue internationalement connue : la maison Chopard. Homme de tradition, le père de Louis-Ulysse, Félicien, paysan averti, incite ses fils à apprendre l’horlogerie. Ambitieux Louis Ulysse Chopard a vite compris qu’il faut se démarquer de la concurrence et confectionne des montres innovantes de précision au décor sophistiqué. Après une période de prospérité commerciale, Chopard décline la troisième génération : Paul-André, petit fils de Louis Ulysse est un horloger de grand talent mais pas un homme d’affaire. Il rencontre Karl Scheufele, troisième du nom, avec qui il partage une même détermination, un même sens pratique et créatif, un même amour du bel ouvrage. Ils s’associent. Grâce à son habileté commerciale et sa passion de voyageur, Karl Scheufele fait renaître Chopard et la transforme en une marque internationale d’horlogerie et de joaillerie.
M. Blaise Oberson, directeur des Ressources Humaines pour le monde, nous explique le processus de recrutement et la politique RH de Chopard.

 Blaise Oberson - Chopard
M. Blaise Oberson, Directeur des Ressources Humaines
© Chopard

M. Oberson, quel est votre parcours?

Après un Master en Lettres à l’université de Genève, j’entame ma carrière au Comité International de la Croix-Rouge (CICR) pendant douze ans, dont six sur le terrain. Après une dernière mission en Israël, changement de cap : j’accepte au début des années nonante de travailler au sein des Ressources Humaines du CICR et me spécialise dans ce domaine en suivant différentes formations. Durant cette période, je suis sollicité par d’autres employeurs et je suis engagé en 1998 par le groupe Edipresse comme Directeur des Ressources Humaines. J’étais également en charge de la communication pendant quelques années. J’ai quitté Edipresse après dix ans de bons et loyaux services pour rejoindre la multinationale de luxe Chopard en tant que DRH Monde.

Comment procédez-vous pour recruter le ou la « candidate idéal »?

Pour les postes à haut niveaux, je préfère la candidature sur recommandation à travers les contacts personnels, souvent par bouche à oreille. Cela prend plus de temps mais donne davantage de certitudes et de garanties. Pour les autres postes, ce sera plutôt par annonce dans les journaux ou par internet comme jobup qui est un site très efficace.

Quels sont les points auxquels vous accordez le plus d’importance à la lecture d’un CV?

C’est très personnel mais je garde une préférence pour les CV sur papier, reçu par courrier, je trouve cela plus concret, plus représentatif de la personne, bien qu’en général nous les recevions évidemment de plus en plus par e-mails. Pour moi, le temps est un élément « clé », je consacre 2 minutes par CV et ne regarde pas de prime abord les lettres de motivations. Je vais directement à l’essentiel : le CV. Découvrir en premier la motivation de la personne (j’aime bien les petites « accroches » au début du CV qui me dit ce qu’il aime et sait faire) ensuite je passe à l’expérience professionnelle et aussi les « hobbies », cela dévoile un aspect plus personnel sur le candidat. L’idéal serait que le CV soit rédigé sur une page.

Faites-vous appel à des graphologues pour le processus de recrutement?

Non jamais, ce n’est pas dans notre politique et personnellement je me méfie un peu de cette technique.

Quels sont les critères indispensables à avoir pour décrocher un poste?

Chez nous il y a beaucoup de corps de métiers donc beaucoup de personnalités différentes qui pourtant échangent une même vision. En général, ce que l’on demande (à part l’expérience professionnelle bien-sûr) c’est d’avoir « les pieds sur terre », être « concret », très « solide ». Chopard est un monde d’entrepreneurs, c’est une famille qui a beaucoup entrepris, qui privilégie la quête de la qualité, de la créativité et de l’innovation. Donc, nous aimons les gens qui « osent », qui sont des « réalisateurs », des créateurs.

Actuellement avez-vous des postes vacants?

Chopard est une entreprise qui bouge beaucoup. Nous avons effectivement des ouvertures assez régulièrement (notamment dans les métiers de l’horlogerie). Les gens peuvent aller consulter nos postes vacants sur notre site « Chopard.ch » (sous « Career »). Ils peuvent aussi nous envoyer leur CV. Notre politique est tout d’abord de proposer les emplois vacants à l’interne et ensuite nous allons puiser dans les offres spontanées.

Etes-vous favorable à l’embauche de candidats de plus de 50 ans?

Oui car je trouve que les seniors ont le plus souvent des compétences et expériences qui sont indéniables par rapport aux jeunes qui sont évidemment plus « académiques ».

Malgré les coûts générés par les assurances et cotisations sociales?

Oui, si la personne a de bons atouts professionnels et qu’elle est prête éventuellement à faire un petit sacrifice au départ au niveau salaire. En général, il n’y a pas de problème à ce niveau, les candidats sont plutôt contents et motivés de pouvoir travailler dans notre environnement et c’est très positif pour les deux partis.

Quelle est la politique des Ressources Humaines de la maison Chopard?

Depuis de nombreuses années, Chopard a toujours été un moteur au niveau de la formation, notamment par rapport à l’apprentissage et la formation des horlogers. Nous voulons donner les moyens nécessaires surtout aux jeunes de s’intégrer rapidement dans un milieu très dynamique. C’est donc un axe fondamental de notre politique. Nous offrons toute une palette de formations à l’interne en fonction des besoins à tous les niveaux et en particulier pour les nouveaux collaborateurs.
D’autre part, nous sommes en train de mettre en place une organisation avec un système qui doit nous permettre de rendre nos collaborateurs toujours plus motivés et performants en Suisse comme au niveau international. C’est la clé du succès. Chopard a vite grandi ces dernières années.

Comment percevez-vous l’évolution du marché de l’emploi en Suisse ces prochaines années?

Les postes vont devenir plus pointus, le marché de l’emploi est plus exigeant, plus difficile. Je recommande aux jeunes et moins jeunes d’apprendre avant tout les langues. Il ne s’agit plus de savoir parler l’anglais couramment, c’est une évidence. Il faut s’approcher des langues orientales et asiatiques comme l’arabe, le chinois, le japonais ou le russe.

Selon vous comment l’industrie du luxe réagit-elle face à la crise financière mondiale?

C’est un monde qui paraissait immuable, intouchable où tout semblait couler de source pendant un certain temps ; alors il est clair que le choc a été assez rude. Mais cela a permis de se poser les bonnes questions. Finalement la « crise » est d’une certaine manière bénéfique, car elle apporte une dynamique constructive qui permet de se remettre en question, de voir les choses sous un autre angle plus rationnellement et de se battre pour finalement devenir plus fort après.
En ce qui concerne la maison Chopard, elle a appliqué de manière rigoureuse le pragmatisme qui a toujours fait sa force. Et là encore, je crois qu’il n’y a pas d’autres manières pour résister à une crise comme celle-ci et pas uniquement pour l’industrie du luxe d’ailleurs.

Comments

  1. Christina Keller

    Cher Me.Oberson.
    Quand vous pensez en arrière Temps, avec, je crois 17ans. Vous y pensé à des filles aupairs, le nom Christina, vous dit quelque chose? Ou peut-être Spaghetti Carbonara?
    Oui!!! Réponder svp
    Salutations Christina
    Bisous à toutes la famille Oberson

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