Innovations Exhibition – Winter School 2011

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Accueil et conseil des publics spécifiques II : Quelle plus-value une CDM peut-elle apporter aux publics les plus en difficulté? (manque d’autonomie, illettrisme, mobilité, etc.)
Echange d’expérience

Cité
© Patrick Preperier pour GBnews

CDM Genève

Les points suivants ont été soulignés:

  • Comment déceler ce public?
  • Accentuer la communication
  • Comment augmenter les compétences des CDM?

Il est indispensable d’accueillir cette catégorie de personnes et de lui offrir un accès réel aux prestations et ainsi rendre l’administration accueillante.

Des visites groupées de publics spécifiques avec différents intervenants externes (association, Etat, etc.) ont lieu. Un accès aux prestations se fait sur rendez-vous.

La Cité des Métiers offre un accompagnement à la recherche d’emploi, propose des cours de formation, procède à une validation des acquis et s’occupe des procédures liées au permis de séjour. Les bénéficiaires ont également accès à internet.
Un guide d’informations pratiques et un guide des formations de base ont été réalisés à leur attention.
Il est rappelé la définition de l’illettrisme, à savoir une personne scolarisée mais qui ne maîtrise pas les bases en écriture, lecture et calcul. C’est un public difficile à déceler, d’autant plus que le sujet demeure encore tabou.
Suite à une journée dédiée à l’illettrisme sous forme d’atelier, les personnes ont été nombreuses à participer (tout public) et l’évènement a été bien couvert médiatiquement ce qui a eu un effet boule de neige. Le milieu associatif genevois étant bien présent, il est envisagé d’impliquer plus de partenaires et de professionnels pour traiter de ce sujet.

CDM Limoges

La question se pose quant à l’efficacité d’associer des partenaires, car la CDM se doit de rester neutre et éviter les étiquettes. Un guide est disponible pour les conseillers afin de les aider à déceler les signes perceptibles dégagés par ces personnes.

CDM Rome

Un opérateur à l’accueil se charge d’orienter les personnes demandeuses et de les diriger vers les conseillers. Des ateliers de formation de base (langue, informatique) sont offerts à de petits groupes en particulier (sans formation, bas revenus, etc.). Une réinsertion professionnelle dans des coopératives est proposée.

En conclusion, on se demande si le fait de développer quelque chose de spécifique pour cette catégorie de personnes est relevant, puisque la philosophie même de la CDM est d’accueillir tout public et de ne pas stigmatiser les gens. On part du principe que toutes les personnes ont des ressources et il faut éviter de les cataloguer. La solution serait d’accentuer la sensibilisation et la formation des conseillers en créant une action spécifique, mais d’éviter de la rendre visible pour éviter la stigmatisation.

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