Interview de Marc Bagnoud de la Cité des Métiers de Genève

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Interview de Marc Bagnoud de la Cité des Métiers de Genève, un des animateurs du Workshop « Test d’orientation dans une cité : clarifier l’usage et l’utilité ainsi que les dangers d’un tel outil en accès libre. Peut-on dégager une culture commune aux cités des métiers ? »

D’une manière générale, les acteurs des Cités des métiers en Europe sont plutôt favorables à l’utilisation de ces tests d’orientation, parque qu’ils les trouvent ludiques et intéressants pour les participants.
Ils sont également très utiles, parce qu’ils permettent d’ouvrir un dialogue avec justement un conseiller en orientation spécialisé dans le domaine. En définitive, l’idée commune des Cités des métiers est de se diriger dans ce sens là en mettant à disposition ces outils mais avec un fort intérêt pour ensuite avoir un débriefing du résultat qui est obtenu avec la personne concernée.

Cité
© Patrick Preperier pour GBnews

Quels sont les points communs et les différences entre Marseille et Genève concernant l’utilisation de ces tests d’orientation?

Entre Marseille et Genève, les différences sont assez simples : Marseille a de l’avance sur nous tout simplement. À Genève, nous avons amorcé la même interrogation que Marseille se posait sûrement il y a quelques années. On a un petit peu arrêter l’idée de poursuivre cette voie, parce que justement on avait quelques blocages entre les différents services de chez nous et entre psychologues qui ne voulaient pas que nous mettions les tests à la disposition du public sans débriefing. Sachant qu’il y avait la Cité des métiers qui se créait à Genève, on s’est dit on bloque un petit peu le processus pour créer un outil commun basé sur les discussions avec tous nos collègues d’Europe. À la fin de cette séance aujourd’hui, un certain consensus se dégage et à mon sens je vais certainement plaidé pour un usage en libre accès qui ressemble à ce qui se passe actuellement à Marseille.

Est-ce nécessaire qu’un psychologue fasse le débriefing suite au test d’orientation ou un conseiller est suffisant?

Ca dépend de la personne. Si c’est un psychologue qui s’occupe de faire le débriefing. C’est quand même mieux, parce ces tests ont été conçus par des psychologues. Mais il y a des gens qui ne souhaitent pas voir de psychologue. Donc, on doit toujours lui laisser la porte ouverte pour qu’un conseiller de l’ORP (office régional de placement) puisse faire une sorte de débriefing. Dans ce cas, on n’abordera pas les sujets qui traitent de la personnalité ; on restera davantage sur le résultat des métiers possibles pour chercher des solutions plus concrètes avec les personnes. Le rapport fait par un psychologue sera plus détaillé et ira plus en profondeur dans le raisonnement.

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