Le Centre International de Conférence de Genève : un lieu pour une conférence réussie

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Le CICG  fêtera ses 40 ans l’année prochaine

CICG – Centre International Conférence Genève, entrée principale

La construction du CICG a été gérée par la FIPOI (Fondation des Immeubles Pour les Organisations Internationales) qui s’occupe de trouver des bâtiments pour les organisations internationales souhaitant s’implanter à Genève. C’est une impulsion de la Confédération suisse avec le soutien du Canton de Genève. C’est un avantage pour la confédération de pouvoir proposer aux organisations non seulement d’avoir un siège mais aussi de pouvoir tenir des conférences internationales dans la ville de Genève.

Sophie Dubuis – Directrice du CICG

 

Présentation par sa directrice de charme, Madame Sophie Dubuis, que nous avons pu interviewer dans l’un des espaces détente du C.I.C.G.

Quel est votre lien avec la F.I.P.O.I. ?

Bâtiments de la F.I.P.O.I. – En rouge le CICG et en bleu le CCV

C’est un peu une relation que j’appellerais « d’amour-haine » ; nous faisons partie de la FIPOI dont le premier métier est la construction, nous dépendons de la FIPOI et utilisons ses services de support, c’est-à-dire  tout ce qui concerne les services administratifs, les ressources humaines, les finances et la comptabilité. Par contre nous sommes dans un métier particulier, car nous accueillons des conférences. De ce fait notre métier reste un métier du tourisme et plus spécifiquement d’accueil. Nous dépendons d’une fondation dont les origines sont le bâtiment et la construction d’où notre relation « amour-haine ». 1(voir article sur la FIPOI)

Organisez-vous des conférences uniquement liées aux organisations internationales ?

Nous sommes un bâtiment traditionnellement de conférence, et moins pratique pour les évènements. Par contre, nous recevons 80% de conférences internationales. Ce pourcentage représente en majorité les conférences des organisations internationales ou des conférences de type congrès associatifs avec une salle plénière, de la traduction, des micros et des moyens audiovisuel, des repas et parfois des expositions. Nous ne faisons que peu d’évènementiel, qui dit évènementiel dit banquet, soirée festive etc…  En général, les expositions qui ont lieu chez nous accompagnent un congrès ou une conférence. Pour nous cela est secondaire, nous sommes principalement un lieu de conférences et de congrès.

Le FIPOI fonctionne par mandat et uniquement pour les organisations internationales et ONG, par contre vous il peut s’agir autant d’organisation internationale que des privées ?

La particularité du CICG par rapport à la FIPOI est que nous sommes ouverts à tout le monde, cependant notre mission première de facto est d’être un outil d’accueil de la Genève Internationale. Donc nous allons plutôt recevoir des organisations internationales, car elles sont récurrentes chez nous et réservent d’année en année. Nous savons sur les dix prochaines années les grandes conférences que nous allons avoir. Disons que les organisations internationales prennent beaucoup de place car nous sommes là pour eux.

Par contre, nous gardons la possibilité d’accueillir une clientèle dite privée qui est panachée avec les organisations internationales. Dans les chiffres cela donne 75% de client d’organisations internationales et 25% de clients privés (associations, réunions de personnel, sociétés genevoises). Nous avons très peu d’événements nationaux, Genève étant excentrée de la Suisse et donc difficilement accessible, si on se compare à Berne ou à d’autre villes. Par contre nous avons vraiment une clientèle à la fois locale et internationale.

Organisez-vous des conférences hors des murs du CICG ?

 

Jusqu’à aujourd’hui, car il faut toujours laisser la porte ouverte, notre rôle est d’organiser des conférences au CICG ou au CCV (Centre de Conférence Varembé), notre deuxième centre de conférences qui se trouve juste en face et fait partie de l’entité CICG ; les deux bâtiments ne sont pas reliés et sont séparés par une route, mais c’est le même « produit ». La capacité du CICG  est de 2000 places alors que le CCV n’en a que 150 places.

Combien de collaborateurs travaillent au sein du CICG ?

Entrée principale et réception

Le CICG emploie 22 personnes en fixe. Les métiers que vous retrouvez au CICG sont : l’accueil, la coordination logistique des salles (ouverture des portes, aménagement, nettoyage), la technique  (audiovisuel, micro, caméra, lien avec la partie traduction), la coordination d’évènements (coordinateur faisant le lien entre le client et le CICG, gestion de l’événement de A à Z) et la communication (communication et marketing,  voir la vidéo à ce sujet)

Concernant le  futur, le CICG a-t-il certains projets en cours ?

Nous avons toujours beaucoup de projets dans ce milieu, il faut être présent et créer des alliances avec d’autres pays, d’autres centres de conférences.

La grande discussion du moment est « la Genève internationale » : qu’est-ce qu’elle représente pour les genevois, où va-t-elle, qui elle est, nous y tenons et avons envie de nous en occuper. De ce fait, beaucoup de projets sont liés à ce thème. Plus précisément pour le CICG, au niveau de projet du bâtiment, nous avons connu une rénovation en 2005 et sommes actuellement  en période de mise à jour (modification des luminaires dans les salles, test d’un nouveau système de vote, wifi, etc…). Même si nous recevons des conférences très traditionnelles, nous commençons quand même à avoir des besoins un peu plus de type évènementiel, le but est d’être toujours à la pointe.

Nous avons aussi un joli projet pour 2013, pour son anniversaire le CICG a organisé une présence de la Genève Internationale aux « Automnales ». Palexpo nous a donné le stand d’Hôte d’honneur et sur ce stand ce ne sera pas le CICG mais la Genève Internationale. Nous avons créé un groupe de travail avec toutes les organisations internationales qui étaient intéressées à venir se joindre au projet. Nous dirigeons le groupe de travail, en mettant en place ce qu’il faut avec nos partenaires pour avoir un stand magnifique sur lequel, les organisations internationales auront la possibilité de se présenter aux Genevois.

Espace polyvalent du CICIG

Une petite anecdote pour finir ?

Nous avons beaucoup d’anecdotes, évidement parce que lorsque nous organisons un congrès, nous avons un public multiculturel qui entre au CICG et sur ce point j’aurais plein d’expériences humaines à vous raconter.

Mais, une des jolies anecdotes que nous aimons concerne un problème technique que nous avons eu lors de l’une des plus importantes conférences au CICG avec des ministres. La préparation de cette conférence nous a pris deux ans. Le jour du congrès, les ministres arrivent, tout cela était très officiel, 2000 personnes dans la salle et là : panne technique. Elle a duré extrêmement longtemps (cela dure toujours trop longtemps), tout le monde a gardé son calme et nous avons finalement pu arranger le problème. Évidemment, après cela, ils ont négocié un rabais, nous avons finalement trouvé un arrangement pour contenter tout le monde. Le rabais a été versé à une association caritative, l’UNICEF. Cette expérience nous a montré que beaucoup de choses se disent sur les organisations internationale, mais dans ce cadre là c’était pour nous une preuve que l’on travaille avec des  gens qui on une nature humaniste, ce qui nous plaît énormément.  Donc nous étions pour une fois contents de donner un rabais.

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