L’immunologie : qu’est-ce que c’est ?

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L’immunologie est une branche de la biologie dédiée à l’étude du système immunitaire, mais aussi une partie de la médecine qui s’occupe des maladies du système immunitaire.

Par conséquent, un immunologiste est un scientifique qui fait de la recherche en immunologie, mais cela désigne aussi un médecin qui traite les désordres immunologiques. Les immunologistes sont donc formés par deux voies distinctes, mais étroitement liées.

Il faut souligner que le système immunitaire est très sophistiqué. Il est le pilier de notre santé.

Le système immunitaire est composé de plusieurs éléments de reconnaissance et de défense très coordonnés.

Pour résumer, le système immunitaire empêche la pénétration d’un intrus dans notre organisme et si cela ne marche pas, détecte immédiatement sa présence afin de le détruire.

Ce processus se déroule grâce aux mécanismes immunologiques de défense.

Les mécanismes immunologiques

Il existe deux grands types de mécanismes immunologiques :

  • les mécanismes non-spécifiques ou innés ou naturels, comme la protection de la peau et des muqueuses, l’acidité gastrique, les cellules phagocytaires ou les larmes ;
  • les mécanismes spécifiques, comme l’action dirigée des lymphocytes et la production d’anticorps spécifiques.

Le dysfonctionnement du système immunitaire peut engendrer plusieurs types de maladies : les immunodéficiences, les maladies auto-inflammatoires (comme la pharyngite, la maladie de Crohn, la maladie de Bechet), les maladies auto-immunes (lupus, diabète de type 1, polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques…), les allergies… ou encore le cancer dont la problématique principale est précisément le manque d’efficacité du système immunitaire à combattre les cellules tumorales.

La connaissance des mécanismes immunologiques a permis et continue à contribuer au développement de nombreux traitements contre ces maladies ainsi que de nombreuses techniques d’analyses.

Les traitements contre les maladies ou leur prévention

L’utilisation de vaccins dans le monde (OMS) a permis de vaincre des nombreuses maladies infectieuses (p.ex., la variole).

D’autres maladies sont devenues moins fréquentes grâce à la vaccination (p.ex., la rougeole, l’hépatite B).

La connaissance des mécanismes immunologiques est la base même de traitements dans les domaines de la médecine telles que la lutte contre le rejet de greffe et les maladies auto-immunes (p.ex., le diabète de type 1 ou sclérose en plaques).

Parallèlement, l’immunologie des tumeurs étudie comment le système immunitaire interagit avec les cellules tumorales, dans le but d’influencer médicalement la puissance potentielle d’une réaction immunitaire dirigée contre une tumeur.

Côté thérapeutique, on utilise des anticorps modifiés jusqu’à des cellules cibles cancéreuses pour détruire des tumeurs ou pour activer les cellules-tueuses (dans un cadre de l’immunothérapie).

Aussi dans le cancer, la recherche de marqueurs fréquents appelés marqueurs tumoraux permet d’orienter les traitements en fonction du profil génétique des patients.

À côté de ces applications pointues, rappelons enfin simplement l’importance des techniques immunologiques pour le diagnostic médical, sérologique ou infectieux.

 

Les techniques immunologiques (ou les analyses immunologiques)

https://www.pexels.com/search/science/

Leurs applications sont nombreuses en recherche et développement, en diagnostic médical et vétérinaire, en contrôle qualité (en industrie agro-alimentaire) :

  • Détection immunologique directe d’agents pathogènes, comme par exemple le diagnostic des infections bactériennes (p.ex. la toxoplasmose) ou virales (p.ex. le VIH, l’hépatite B), tout comme la détection d’anticorps circulants dans le sérum des patients ou dans d’autres fluides. Ceci vaut aussi pour le cancer.
  • Détection immunologique de paramètres biologiques comme la détermination de la formule lymphocytaire ou alors le dosage d’hormones (p.ex., d’hormones thyroïdiennes et d’hormones de grossesse).
  • Lors du diagnostic de tumeurs solides, des anticorps spécifiques de marqueurs tumoraux sont marquées (fluorescence ou radioactivité faible) et injectés au patient avant imagerie médicale afin de diagnostiquer ou localiser des tumeurs avant chirurgie.
  • D’autre part, de nombreuses maladies d’origine non-immunologique, un état physiologique (p.ex. la grossesse) ou même émotionnel (les insomnies, l’anxiété ou le stress) se reflètent dans les paramètres immunologiques et même affectent le système immunitaire.

C’est pour toutes ces raisons que la connaissance de l’immunologie et des techniques immunologiques sont présentes à de nombreux niveaux en médecine.

D’un certain point de vue, l’immunologie représente l’un des rares cas dans la science, où la recherche même « la plus » fondamentale, « la plus » théorique devient finalement toujours de la recherche appliquée – qui sert à guérir les personnes et à sauver les vies. C’est ce qui fait de la particularité de cette science et sa beauté.

Photo credit :  saludconsultas.com ; skeeze via pixabay.com

Maka Burjanadze Maka Burjanadze

Mon parcours professionnel pourrait se résumer en trois mots-clés: la curiosité scientifique, l’adaptabilité et… un brin de perfectionnisme.

Immunologiste de formation, j’ai réalisé ma thèse de doctorat à l’Université de Montpellier sur le système immunitaire face au cancer. De plus, je m’intéresse également au management, au contrôle qualité, à la gestion documentaire et réglementaire.

Ces expériences professionnelles - et dans le secteur académique, et dans l’industrie - se complètent, s’en suivent et s’en enrichissent mutuellement. Elles font de moi une personne “multidisciplinaire” que je suis, avec un esprit analytique (je l’espère bien!) et un sens de la synthèse prononcé.

Immuno-oncologie/ Recherche pré-clinique/ Recherche clinique/ Contrôle qualité/ Santé publique

Comments

  1. INON EYOUM ABIGAEL

    Ce document m’a vraiment instruit sur ce que c’est l’immunologie et sur tous les points de l’immunologie. Je vous remercie beaucoup et j’aurais vraiment aimé qu’il y ait une version pdf de ce fichier, car je fais un Master 2 sur le profil immunologique des personnes porteuses de l’hépatite virale B.

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