Le métier de project manager face au covid-19

Print Friendly, PDF & Email

Face au déconfinement progressif suite au COVID-19, nous observons un bouleversement des habitudes et des réglementations au sein des différents corps de métier. À travers cette interview, nous verrons quels ont été les effets de la pandémie sur le métier de project manager.

poject manager

Thomas Brignoni est un jeune homme âgé de 27 ans. Malgré un parcours scolaire atypique, il obtient un Bachelor en Business management à la Haute École de Gestion de Genève.

Aujourd’hui, il travaille depuis près de deux ans à la Radio Télévision Suisse (RTS), sur le média d’actualité Tataki, en tant que chargé de projets promotionnels et digitaux.

Grâce à une grande détermination, il a toujours su surmonter les obstacles qui s’opposaient à lui. C’est donc sans grande surprise qu’il a trouvé des solutions aux problèmes nouveaux, que cette période sans précédent a apportés dans son environnement de travail.

 

Project Manager : une journée-type

En tant que project manager, il se doit de porter plusieurs casquettes et donc d’être multitâche.

Chez Tataki, Thomas Brignoni consacre environ 30 % de son temps à l’observation des statistiques. Sur un rythme bihebdomadaire, il effectue le relevé des chiffres d’audiences sur les réseaux sociaux, ainsi que sur le contenu YouTube, afin de mesurer l’impact de chaque projet effectué. Ces inventaires lui permettent d’émettre des hypothèses ayant pour fin la compréhension des raisons pour lesquelles un contenu a mieux ou moins bien fonctionné qu’un autre.

Il est également à la direction de différents projets selon les demandes grandement variées. Un jour, il dirige un projet dans l’événementiel du type concert ou soirée ; le jour suivant, il travaille comme community manager ; et le jour d’après, il organise un projet photo. C’est lui aussi qui, chaque lundi, dans la story instagram du média, conceptualise le quizz “Tatoufaux”. Nous comprenons donc qu’il n’existe pas de journée type dans sa profession.

Pour réaliser son travail, les outils qu’il utilise sont principalement son ordinateur portable, afin de se connecter en tout lieu, car il se doit d’être mobile en tout temps, et de surcroit son téléphone personnel.

Il est aussi primordial de posséder une bonne capacité de communication et d’avoir de bonnes aptitudes relationnelles, car il est souvent amené à la rencontre de maints individus. Le fait de travailler sur plusieurs projets simultanément requiert également d’importantes capacités organisationnelles.

 

Premier impact du COVID-19 sur le métier

Dès l’annonce du décret par l’État de Genève déclarant l’état de nécessité, le 16 mars, la RTS a immédiatement pris des mesures drastiques.

Tous les membres de l’entreprise qui n’avaient pas le besoin primordial d’être présents sur les sites de l’entreprise, afin d’exercer leur fonction, ont alors commencé leur emploi en télétravail. Ce soudain changement d’environnement de travail a, comme pour beaucoup d’autres corps de métier, engendré certaines complications.

Au niveau de la communication, chez Tataki, l’habitude était de travailler dans un open space. Les messages entre collègues se faisaient alors rapidement. Mais son équipe et lui se sont vite accoutumés et ont pris les devants en utilisant l’application de messagerie Telegram, Zoom ainsi que WhatsApp quotidiennement afin de se transmettre diverses informations.

En tant que média, Tataki se devait d’être réactif rapidement dans le traitement des sujets. Suite aux mesures sanitaires liées à la pandémie, Thomas Brignoni et son équipe ont dû s’adapter et changer la majeure partie de leur format, ainsi que leurs diverses programmations. Eux, qui avaient pour habitude d’aller dans la rue et d’être au contact de la population, ont dû alors effectuer leurs interviews en distanciel. Dans certains cas où le déplacement était inévitable, l’utilisation de bonnettes jetables pour les micros, d’alcool pour les mains, de gants et de masques de protection a été respectée rigoureusement.

À ne pas se méprendre, le confinement a provoqué non pas une baisse, mais bien une augmentation de la quantité de travail. Et cela lui a été bénéfique, car il n’y avait pas de place pour l’ennui, à son domicile durant cette période de confinement. Les équipes se sont retrouvées solidifiées et les créations sont allées bon train.

 

Retour au bureau

La reprise en présentiel se fait de manière progressive et un nombre limité d’employés est autorisé dans les bureaux. Cette expérience sans précédent a fortifié les équipes qui se retrouvent désormais plus créatives et productives.

Une question se pose sur la possibilité future de continuer le télétravail pour certains, suite au bon déroulement de cette pratique. Mais Thomas Brignoni, quant à lui, ne se voit pas télétravailler éternellement. Ce dernier apprécie grandement les contacts humains et ressent constamment une envie de mouvement. Et ce sont ces deux sentiments de non-monotonie qui l’épanouissent particulièrement dans son métier.

Credit photo : wallpaperflare.com by Laurie Stanley

Emmanuel Sanga Emmanuel Sanga

Journaliste culture et société avec près de deux ans d’expérience.
Capable de travailler en français comme en anglais.
J’apprécie de sensibiliser, d’éveiller la curiosité ou de susciter le débat.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.