Opel : David avale Goliath ?

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Le groupe allemand SolarWorld, qui fabrique des panneaux solaires, et qui compte 2’500 employés, préparerait une offre pour racheter le constructeur automobile allemand Opel, 25’000 employés, filiale de General Motors. Les quatre usines, ainsi que le centre de recherche-développement de Rüsselheim, intéressent vivement SolarWorld qui souhaite développer « une nouvelle génération d’automobiles à faibles émissions et économies en énergie ». Les conditions du rachat proposée par Frank Asbeck, CEO de SolaWorld, baptisé par la presse allemande « Roi-Soleil », sont des plus surprenantes : l’ancien activiste écologiste offre 250 millions d’euros en cash et 750 millions en ligne de crédit à General Motors, maison mère d’Opel, pour racheter le constructeur, mais à la condition expresse que celui-ci le dédommage en retour… de 1 milliard d’euros, soit 40 000 euros par salarié. Sans compter la garantie du gouvernement allemand en ce qui concerne les lignes de crédit… Les experts du secteur ont aussitôt dénoncé une opération publicitaire : « Au premier coup d’œil, c’est un gag marketing. Au deuxième, la faisabilité d’une telle opération est nulle », a déclaré dans le Figaro Stefan Bratzel, expert du secteur. Les marchés n’ont pas apprécié non plus : SolarWorld a clôturé mercredi en baisse de 19,12 % sur le TecDax, le marché des valeurs technologiques. Opel s’est adressé au gouvernement allemand en octobre pour un plan de redressement. Le constructeur vient d’annoncer qu’il est obligé de réduire sa production d’Astra, Corsa et d’autres modèles à 1.5 million contre 1,7 million prévu. Afin d’éviter les licenciements « une semaine de 30 heures est à l’étude dans toutes nos usines européennes ». Rémunération réduite, suppression des primes pendant 14 mois, des mesures difficilement acceptées par des employés déjà sur les nerfs. La situation demeure alarmante. l’Allemagne « n’est pas en mesure de sauver toute une série d’entreprises américaines », a déclaré dans le quotidien « Berliner Zeitung » mercredi le député conservateur Michael Fuchs.

Source : ATS. 2008-11-19. Le Figaro

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