Peu à peu, les étudiants suisses développent le goût d’entreprendre

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La force entrepreneuriale est en progression chez les jeunes suisses
Selon une récente étude internationale sur le comportement entrepreneurial dans le milieu estudiantin, les étudiants suisses se situent globalement en dessous de la moyenne internationale. Malgré des chiffres guère reluisants , ces derniers sont néanmoins en légère progression depuis 2006. Cette étude mesure la compétence de créer une entreprise ainsi que le goût d’entreprendre parmi les jeunes qui font leur études dans une haute école.
Quand on les interroge, la majorité des étudiants suisses (83%), désirent exercer une activité salariée après la période qui suit immédiatement leurs études, contre 76% au niveau international. Seuls 10, 2% des étudiants suisses envisagent une activité indépendante.
La concrétisation d’un projet après le désir d’entreprendre est également analysé, mesurant ainsi la « force entrepreneuriale » des étudiants. Elle est en progression chez les jeunes suisses depuis 2006 mais reste néanmoins en dessous de la moyenne étrangère (3,53 contre 3,75).
L’esprit d’entreprise est plus élevé chez les étudiants issus des filières économiques. « Le type d’études influence beaucoup le comportement des étudiants », commente Rico Baldegger, l’un des auteurs de l’étude.
L’étude révèle également des différences selon les écoles suivies. Les étudiants d’HES obtiennent des résultats supérieurs à la moyenne, coïncidant ainsi avec l’objectif de ces établissements orientés vers la pratique. Viennent ensuite les universitaires puis les EPF.« Lorsque les étudiants des EPF lancent une entreprise, il s’agit souvent de projet très innovants et de nouveauté mondiales, il faut des structures et des moyens plus importants pour les mettre sur pied », avance Rico Baldegger.
Concernant la création d’entreprise, le taux moyen en Suisse est de 1,3 % contre 2,7 % au niveau international. Les créateurs ont en moyenne 29 ans et l’entreprise engage en moyenne 4,06 collaborateurs. En Suisse, explique Rico Baldegger, « la situation sur le marché du travail reste assez favorable pour les étudiants qui finissent leur diplôme. Ils sont sans doute moins motivés que dans certains autres pays à lancer leur propre projet et à prendre des risques ». Mais Jordi Montserrat, responsable de Venturelab se veut positif: « en terme de création d’entreprise par rapport à la population, la Suisse se situe dans la bonne moyenne, voire parmi les meilleurs ».
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Swiss students learn to embrace their entrepreneurial spirit
An international study on High School students’ entrepreneurial spirit has shown that although it is lower than the average for their peers overseas, the rate for Swiss students has improved slightly since 2006. The figure itself evaluates the participants’ competence to create a business and their sense of entrepreneurship.
83% of the 12 685 students polled in Switzerland hope to be recruited after graduating (compared to the international average of 76%) while only 10.2% wish to be self-employed, with just 1.8% of these looking to start their own businesses.
The study also measures students’ desire to put their entrepreneurial dreams into practice, by considering different elements of their entrepreneurial behaviour, such as identifying business opportunities; taking part in training on how to set up a company; preparing a business plan; and speaking with potential investors. Again, although this desire was less pronounced for Swiss students (3.53) than for international students (3.75), it has also increased since 2006.
According to Rico Baldegger, Professor of Management and Entrepreneurship at the Management High School (Heg) in Fribourg, the type of studies has an effect on entrepreneurial behaviour with economics, science and engineering graduates having the highest levels. As a result of this, there are fewer women entrepreneurs as they are less well-represented in these disciplines.
There are also differences in the rate according to the kind of High school which the students attend. If university students are seen as being ‘average’ , then students from ‘haute école spécialisée’ (HES) are higher than average, a result which makes sense since they are practical-based and geared towards the businees world. Conversely, those from an ‘école polytechnique fédérale’ (EPF) are below average, perhaps because any idea they have is more innovative and thus requires more effort and resourcing.
Baldegger believes that conditions on the job market in Switzerland still favour graduates which means they are less willing to take risks by launching their own companies. On the other hand, five years after graduating, this same group has gained in maturity, experience and confidence and so is ready to take on this challenge. To increase entrepreneurship, he says, students should receive encouragement, coaching and help in contacting companies (especially when they are doing a Masters Programme) – not just for projects related to innovation and technology, but for all.
#LINK: Click here to read the article in full (only available in French)

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