Quand le vent du changement souffle, les uns font rempart, les autres hissent les voiles

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Il semble que le changement fascine davantage quand il concerne les autres…

Le « change management » est devenu une discipline à part entière. Une foule de spécialistes débarquent dans les entreprises pour prôner les processus du changement à l’ordre du jour. Les bibliothèques regorgent de livres sur le sujet. Cependant, quels sont les applications utiles et celles qui compliquent plutôt la réalité des faits. Il faut dire que, en ces temps de mondialisation, nous n’avons jamais été confrontés à une telle rapidité de transformation.

Ce qui était valable hier, n’est plus d’actualité aujourd’hui. Nous vivons sous une pression permanente d’ajustement et d’adaptation. Il y a plusieurs attitudes face au changement. Il y a ceux qui disent, du bout des lèvres, «  nous devons changer quelque chose » et qui pensent que c’est au autres de commencer par le faire. Eux attendent la dernière minute pour s’y mettre. Extérieurement, ils font semblant d’en être les adeptes convaincus. Il existe une catégorie encore plus dangereuse qu’on appelera les « guérilleros ». Ils se font peu remarquer mais torpillent par derrière toute initiative. D’autres proclament en toute clarté leurs doutes. Ils se rallient pourtant dès qu’ils en ont compris le sens des changements.

Plus rarement, on trouve les « missionnaires » convaincus. Ils sont toujours prêts au changement. Ils n’attendent personne pour démarrer. Leur capacité d’adaptation est énorme mais ils finissent par être dépassés par les autres. Car il n’y a qu’un pas entre la capacité d’adaptation et la « soumission permanente ».

Ils connaissent certainement cette phrase : « Je chante la chanson de celui qui me donne à manger ». A mon avis, ils devraient dire : «  je VEUX chanter la chanson de celui qui me donne à manger  ». Petite mais décisive différence. Ce qui revient à dire qu’ils s’occupent si intensément des nécessités – qu’ils ne peuvent influencer – qu’il finissent par les assimiler. Ce que certains désignent parfois par « se mentir à soi-même » demande une énorme flexibilité intellectuelle. Une autre maxime me semble convenir à cette situation : « Si tu ne peux pas être avec celle(celui) que tu aimes, aime celle (celui) avec qui tu es ! ».

Statistiquement parlant, il y a 17% de « progressistes » (actifs face aux changements) et 83% de « conservateurs » (résistants face au changement). Ces deux pôles sont attribués dans l’entreprise à leurs représentants respectifs. Le manager endosse le rôle du progressiste, les autres celui de conservateur. Que cette règle ne soit pas générale peut très bien s’observer chez Opel. Ici les rôles sont presque inversés. Je suis convaincu que chacun posssède les deux caractéristiques en soi. Le progressiste en nous stimule, remet en question, essaie en permancence d’augmenter l’efficacité. Le conservateur n’aime pas le changement. Il a peur d’y perdre avec des mesures précipitées. Il aimerait avoir au départ la certitude que les efforts en valent la peine. Comme souvent dans la vie, il ne s’agit pas d’affrontement mais d’intégrer les deux pôles. Le conservateur peut apprendre du progressiste qu’il peut valoir la peine de jeter au panier ce qui était en vigueur. Le progressiste peut apprendre du conservateur qu’il faut préserver ce qui a fait ses preuves dans le passé. Un équilibre sain entre croissance (progrès) et consolidation (conservation) est optimal.
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When the winds of change blow, some put up the barriers while others hoist the sails 

Change management has become a discipline in its own right, with a host of specialists going into companies and advocating to put it on the agenda. Libraries are full of books on the subject. However, which ideas are useful and which just complicate the facts? It must be said that in these times of globalization, we have never faced such a rapidly changing environment.

What was valid yesterday is obsolete today and we live under continuous pressure to adjust and adapt. However, there are different attitudes to change:

There are those who merely pay lip service to the idea – “we need to change something” – while believing that it is the responsibility of others to initiate the change. This group wait until the last minute to get started even though outwardly, they appear to be convinced.

The second group is more dangerous, the so-called “guerrillas”. They do little but torpedo any initiative.

Next, you have the people who express their doubts quite clearly. However, they do eventually fall into line once they understand the reason for change.

More rarely, you have people with a “missionary” mentality. They are always ready to change and take the initiative in beginning this change. Their adaptability is enormous, but they end up being overwhelmed by others as it’s only a small step from being adaptable to being subservient. Some of them will say, ‘I can sing from the same songsheet as you’. In my opinion, they should say, ‘I want to sing from the same songsheet.’ This is a small but crucial difference as what could be called “lying to oneself” requires a tremendous intellectual flexibility. In fact, there is another maxim which seems more appropriate for this situation: ‘If you cannot be with the one you love, love the one with who you are.”

Statistically speaking, 17% of people are “progressive” in that they act to bring about change, while 83% are “conservatives”, in that they are resistant to change. In a company, the manager assumes the role of the progressive with the staff being the conservative. However, this rule cannot be uniformly applied since in a case such as that found at Opel, for example, the roles are almost reversed.

I am convinced that everyone has the two characteristics. The progressive in us challenges, questions and is always trying to increase efficiency. The conservative part resists change for fear of being too hasty and needs the certainty of knowing that the effort is worth it. As often in life, it is not about confrontation but about integrating the two opposites. The conservative can learn from the progressive that it may be worthwhile getting rid of the status quo. The progressive can learn from the conservative that sometimes you need to preserve what has been proven in the past. A healthy balance between growth (progress) and consolidation (conservation) is therefore ideal.

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