Soins infirmiers: quel système de formation sur le sol helvétique?

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Le ministre de l’intérieur Alain Berset et son confrère du département de l’économie, Johann Schneider-Ammann, ont pris le taureau par les cornes pour finaliser le dossier de la formation en soins infirmiers au sujet duquel  l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) et les autorités romandes peinaient  à trouver un terrain d’entente.

Les deux ministres ont rapidement opté pour un compromis fédéraliste dans lequel chacun pourra garder son propre cursus d’étude, mettant ainsi certainement fin aux efforts fournis par l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie pour faire  imposer dans les cantons romands le système qu’elle considère comme le meilleur.

La Suisse romande mise sur un système de niveau universitaire pour former ses infirmiers alors que les Alémaniques considèrent cela comme élitaire et préfère le système plus traditionnel de l’apprentissage (Voir l’Hebdo des 1er et 22 mars).

L’objectif est de faire coexister les deux systèmes en conservant leurs spécificités actuelles et de donner une orientation claire à la future loi sur les professions de santé dont la consultation est prévue pour cet été.

Le conseiller national Jean-François Steiert affirme qu’il y a eu dans ce débat politique une prise de conscience du fait qu’on ne peut pas imposer sa vision à l’autre quand bien même si on est convaincu de sa justesse.

La Suisse romande pourra donc continuer dans sa ligne et répondre ainsi aux critères internationaux en la matière.

La norme internationale

Au niveau international, nous allons, suivant l’exemple des pays anglo-saxon, vers une “universitarisation” de la profession d’infirmier.

Au cours du  Congrès mondial des infirmiers francophones, organisé fin mai dernier à Genève par le Secrétariat International des Infirmières et Infirmiers de l’Espace Francophone (SIDIIEF), environ 1800 représentants du métier (25 pays) ont adopté la Déclaration de Genève, répondant ainsi aux recommandations de l’OMS d’investir dans la formation des infirmiers et infirmières de façon à élargir l’éventail de leur pratique.

Ce document lançait un fervent appel aux gouvernements les invitant à instaurer un système d’enseignement couvrant les 3 cycles d’étude en sciences infirmières et que le niveau bachelor soit exigé pour conditions d’entrée  dans la profession.

Cette élévation des exigences est, selon Gyslaine Desrosiers, présidente du SIDIIEF, indispensable  pour répondre aux nouveaux défis et notamment la prise en charge du vieillissement de la population, de la chronicité  et des troubles mentaux.

Le texte de la déclaration de Genève et le mémoire réalisé par le SIDIIEF sur l’importance de la formation universitaire des infirmiers à été traduit en allemand et sera envoyé prochainement aux acteurs alémaniques de la santé, afin de faire connaître les arguments outre-Sarine.

Selon un article de l’Hebdo n°22, semaine du 31 mai

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