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L’avenir du graphisme appartient-il à l’IA ?

Écrit par Aurélie Zuppiger
Paru le 27 janvier 2026
graphisme
Le métier de graphiste, c’est quoi ?

Un graphiste est une personne qui réalise des visuels, principalement dans un objectif de promotion. Le graphiste appartient le plus souvent à une équipe plus vaste comme le marketing et la communication.

Son rôle est de créer des visuels, par différentes méthodes et avec différents outils, pour représenter un produit, un événement, une histoire. On pourrait presque dire qu’un graphiste est un conteur d’histoires. Concrètement, celui-ci doit faire attention à tous les détails : définir une identité visuelle sur base de la demande de son client, mais également sur la base de l’objectif souhaité, du message à faire passer. Il doit également faire attention à l’orthographe, à la présentation, à la structure du design. Mais encore, il doit faire attention au format, aux couleurs et à l’adaptation du design, soit pour de l’impression, soit pour du digital.

Aujourd’hui, avec l’avènement de technologies comme l’IA, le graphiste doit se démarquer des autres. Une grande pression est donc exercée sur ce métier. Le client attend une efficacité et une précision remarquable de la part de son graphiste. Les entreprises quant à elles, attendent de plus en plus que le graphiste ne soit finalement pas uniquement graphiste, mais bien un employé polyvalent, capable de prendre en charge toute la stratégie marketing, associée à ce projet, voire même d’aller jusqu’à démarcher une nouvelle clientèle. Globalement, le graphiste voit depuis quelques années dans son métier une accélération du rythme de création, des réductions de budget, une augmentation des attentes et une digitalisation massive.

Les outils utilisés dans le marketing, et plus précisément la création de visuels (tant 2D que 3D), sont toujours les mêmes. Ils deviennent simplement de plus en plus performants. Et si un outil inconnu émerge et est suffisamment attractif, il se fait racheter par les géants. On parle ici notamment d’Adobe et AUTODESK. Et puis il y a l’Intelligence Artificielle…

 

L’Intelligence Artificielle (IA) dans le graphisme

Que l’on soit pour ou contre, l’IA est là. Il ne s’agit donc pas de savoir si c’est bien ou non, mais de peser les aspects positifs et négatifs de celle-ci, et surtout, particulièrement pour un graphiste, de la mettre en perspective par rapport à la création humaine.

  • Les points forts de l’IA :

Aujourd’hui, l’IA permet de construire une base, un squelette, un mockup (maquette). Elle est également très utile et appréciée dans la création rapide de contenu pour les réseaux sociaux.

Elle permet en outre de gagner en autonomie et de se délester des tâches chronophages. C’est « un assistant personnel ». L’IA est par ailleurs très utile pour booster les outils, permettre des facilités d’utilisation de ceux-ci, les rendre plus accessibles et plus performants.

  • Les axes d’amélioration de l’IA :

Certes l’IA est très utile pour la construction de mockups, elle est cependant beaucoup moins qualitative pour du produit fini.

Elle est trop lisse, trop impersonnelle, trop plate, elle manque de profondeur, de rigueur et de précision. Les visages générés par IA manquent d’expression, d’émotion. De ce fait, les messages qu’elle aurait dû passer (dans un contexte de génération de visuels) ne sont pas les bons ou ne sont pas correctement adressés.

Aussi, on peut difficilement ajuster un élément sur un visuel, l’IA ne travaille pas avec des calques, elle n’a pas de versioning (gestion des versions). Demander une modification correspond en réalité à demander une nouvelle génération d’image, elle va reconstruire le tout de zéro et donc changer l’image initiale, parfois en oubliant des éléments.

 

Et les écoles alors ? Sont-elles à la page ?

Pour sûr, les écoles ne pourront pas passer à côté du sujet. Néanmoins sont-elles vraiment là pour apprendre à des graphistes à prompter ? Finalement, qu’il s’agisse d’une institution, d’une entreprise, ou d’un individu la question est la même. L’important, c’est d’avoir connaissance que l’IA existe, d’avoir une compréhension de son fonctionnement, de s’y intéresser. On appelle ça la veille technologique et elle devient indispensable. La question ainsi n’est pas de savoir s’il faut l’intégrer, mais bien comment et jusqu’où aller.

 

Aujourd’hui, qu’est-ce qui différencie l’humain de l’IA ?

La capacité de réflexion, de sauter d’idées en idées, d’être un prompteur et non un simple exécutant, d’avoir de la créativité, de l’imagination, cette capacité à divaguer ; c’est ça la beauté du partage de la connaissance d’un humain envers un autre.

 

Pourquoi l’IA ne nous remplacera jamais complètement ?

C’est simple : imaginez une table pleine de robots, chacun correspondant à une IA, représentant un poste dans le marketing. Autour d’une table d’équipe de marketing, il y a un Directeur Artistique, un graphiste, un responsable de la stratégie, un community manager, un expert Marketing, un SEO specialist, un CRM manager, un Data Analyst

Imaginez tous ces robots autour d’une table, n’est-ce pas froid et impersonnel ?

Autour d’une table d’humains, on se ressent les uns les autres, parfois on rit, parfois on assemble les idées de plusieurs personnes pour trouver LA solution à notre problème, pour trouver l’idée innovante, pour créer ensemble quelque chose qui parlera au public car cela nous parle à nous même. On crée du contenu marketing grâce à notre créativité, nos émotions, nos vécus, nos singularités, mais également nos biais et nos perspectives. C’est ça la force humaine. Personnellement je vois cela comme une toile vivante, vibrante, dans l’action.

Au final, ce qui est important et devient incontournable dans le métier de graphiste ce sont les valeurs sociales, humaines, bref les soft skills ; tant pour la créativité que la relation client. Il faut rester humble, être curieux, être persévérant et ne rien lâcher que ce soit avec ou sans IA. Ainsi, aller vers un humain ou vers l’IA pour la création sera une question de valeurs et de conscience ; un peu comme le consommer local ou consommer international. Voulons-nous du « Made by Human » ou du « Made by IA » ?

Cet article est né de rencontres et de conversations approfondies avec plusieurs graphistes. Les réflexions présentées ici s’appuient sur des entretiens menés afin de nourrir une vision ancrée dans la pratique, l’expérience et le vécu du métier. Sans la générosité, la disponibilité et la confiance de ces professionnels, ce travail n’aurait pas pu exister. Merci à eux !

 

Philippe Metral

Philippe Metral« Je pense que j’ai été chanceux. »

D’abord attiré par l’univers du jeu vidéo, il débute par un parcours scientifique orienté vers l’étude de produit et la modélisation 3D, développant très tôt une solide rigueur technique. Guidé par son instinct créatif, il intègre ensuite une école pionnière du multimédia et de la 3D, où il affine son regard graphique avant de se spécialiser pleinement en 3D et FX, en maîtrisant des outils majeurs tels que 3ds Max, Maya et ZBrush.

En parallèle de sa pratique professionnelle, il s’engage rapidement dans la transmission, enseignant la 3D auprès de profils variés tout en développant une activité de freelance portée exclusivement par le bouche-à-oreille. Cette double dynamique — création et pédagogie — structure durablement son parcours.

Aujourd’hui, il est référent de la section FX Animation à la SAE Institute, où il occupe un rôle central depuis plusieurs années, tout en contribuant à la communication de l’école. Son parcours témoigne d’une capacité constante à relier technicité, sens créatif et pédagogie, au service de projets complexes rendus accessibles.

Ses réseaux : BehanceArtstationLinkedIn

 

Sylvain Varnet 

Sylvain VARNET« J’ai compris assez tôt que ce que jaimais, c’était produire. »

Après un début de parcours universitaire en langues à Lyon, il découvre le graphisme à travers des projets d’identité visuelle, et se forme en autodidacte dès les débuts de Canva. Souhaitant acquérir une base solide, il part au Canada pour une formation de deux ans en infographie, très orientée pratique, rigueur et efficacité : maîtrise des outils PAO, exigence typographique, préparation des fichiers print, impression grand format et collaboration directe avec des imprimeurs. Cette expérience lui apporte une double culture, à la fois créative et technique.

De retour en France, il complète son profil par des études en marketing digital en alternance, afin d’élargir son champ de compétences vers le digital : réseaux sociaux, identité de marque, veille et stratégie. Cette étape confirme toutefois son attrait pour la production graphique, qu’il perçoit comme plus tangible et concrète que la gestion de campagnes.

Installé ensuite à Genève, il débute en community management avant d’intégrer l’agence BB Switzerland en tant que graphiste orienté motion design. Arrivé dans cette structure à taille humaine, il développe en autodidacte ses compétences sur After Effects, participant activement à la croissance et à l’évolution des projets de l’agence.

Ses réseaux : LinkTree ; LinkedIn

 

Crédit photo : Aurelie_Zuppiger ; Sylvain Varnet

Aurélie Zuppiger

Je suis Graphiste Designer. J’aime l’originalité, la singularité, « LE petit truc qui fait la différence ». Ma force est d’écouter activement mes interlocuteurs, de comprendre leur univers, leurs besoins et leurs intentions, puis de les traduire visuellement avec justesse, cohérence et sensibilité. Avec 10 ans d’expérience dans le support digital et la gestion de projet, j’ai développé une manière de travailler structurée, méthodique et orientée solutions. Aujourd’hui, j’allie ces compétences à ma créativité : analyser un brief avec précision, planifier et organiser chaque étape de création, anticiper les besoins et les contraintes, gérer les retours et les ajustements, et assurer un rendu final fidèle à l’idée. Cette approche me permet de créer des visuels qui ne sont pas seulement esthétiques, mais aussi fonctionnels, pertinents et alignés avec l’objectif du projet.

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