Evoluer ou mourir, les enjeux de l’économie traditionnelle face aux superpuissances technologiques

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eComLes superpuissances digitales telles que Facebook, Amazon, Google et Apple (GAFA) ont changé la donne dans l’économie mondiale. Le modèle d’affaires utilisé par ces derniers diffère énormément de celui des industries traditionnelles et face à ces concurrents, il n’y a qu’un seul moyen de s’en sortir… s’adapter.

A sa naissance en 1997, Google n’était qu’un petit moteur de recherche. Larry Page et Sergey Brin n’imaginaient pas que leur petite entreprise deviendrait la deuxième capitalisation boursière au monde derrière Apple, avec près de 394 milliards de dollars et 90% de parts de marché. En effet, cette réussite est due à un modèle d’affaires agressif, une stratégie où la valorisation de l’entreprise est souvent plus importante que les dividendes reversés aux actionnaires. Ce chamboulement économique oblige les entreprises à s’adapter. A Genève, la 4ème édition du salon eCom a permis aux entreprises et aux professionnels de se rencontrer et de parler des perspectives du marché.

salon eCom 2015Pour l’ex-chief digital officer de L’Oréal et conférencier Georges-Edouard Dias, « Les GAFA bousculent notre manière habituelle de faire des affaires. Ils agissent comme des pirates et ne s’en cachent pas ». Les superpuissances ont compris qu’il était plus important de fidéliser les clients avant de leur vendre un produit ou un service. Grâce à cette technique, ils bénéficient d’un taux de fidélité d’environ 90%. « Il existe deux manières de réaliser un milliard de francs de chiffre d’affaires », affirme Georges-Edouard Dias. « La façon traditionnelle consiste à vendre par exemple une voiture à 33 000 francs à plus de 3000 automobilistes. L’approche des GAFA, elle, consiste à faire en sorte que 250 millions d’internautes dépensent 4 francs pour un livre. »

Face à cette situation, les entreprises doivent évoluer et s’adapter aux habitudes des clients. Avec 42% de la population mondiale naviguant sur internet et une croissance du commerce en ligne oscillant autour de 11%, il faut soigner sa présence sur le web, la communication sur les réseaux sociaux et cibler le public. « On ne peut plus se satisfaire d’être marchand de cosmétiques, il faut être un fournisseur de confiance en soi » conclut le conférencier en évoquant la grande marque Lancôme.

Photo credit : https://www.flickr.com/photos/daviderickson/2765981920/ ; Rene Torres

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