Foyers “Bambi” en Colombie : Pour un avenir meilleur !

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Nous sommes allés à la rencontre de la Fondation Aide aux Enfants, qui est plus que jamais présente pour améliorer le quotidien des plus démunis en Colombie et aspirer à un avenir meilleur.

Dans ses foyers « Bambi », elle recueille des enfants de 0 à 6 ans en situation extrême, afin qu’ils retrouvent leur équilibre physique et psychologique. Il s’agit d’enfants qui ont subi les conséquences du dénuement de leurs propres parents, suite à la guerre civile qui a ravagé le pays durant 50 ans.

Bambi

Une histoire, une évidence… Une mission !

La Fondation Aide aux Enfants a été créée en 1985. L’initiative a été lancée par le Dr Rupert Spillmann, qui à cette époque se rendait à Cali pour réaliser une étude en médecine tropicale.

Ébranlé par l’absence de structures adaptées pour les enfants en âge de préscolarité, le Dr Spillmann décide de s’investir pour cette cause. Sous forme d’association, il ouvre un premier foyer qui accueillera 10 à 12 enfants, puis un 2ème et un 3ème foyer.

En 1989, avec l’aide de son cousin Hans Rudi Spillmann, un banquier suisse connaissant bien l’Amérique latine, ils décident de créer la Fondation Aide aux Enfants, dont le siège se situe aujourd’hui à Genève. La présidence est assurée depuis par Hans Rudi Spillmann.

La construction de plusieurs foyers, nommés « Bambi », s’est poursuivie de 1985 à ce jour, atteignant jusqu’à neuf centres. On compte aujourd’hui quatre foyers dans les villes de Bogota, Cali, Medellin et Darien Valle. Chaque ville est désormais constituée sous forme de Fondation, sur le même modèle que le siège en Suisse.

L’intervention d’environ 160 salariés et de nombreux bénévoles assurent le suivi sur le terrain. Cela concerne en moyenne 1’200 enfants par an.

Le foyer de Bogota comprend en moyenne près de 560 enfants. A Cali et à Medellin, sont pris en charge environ 230 à 250 enfants et le foyer de Darien, plus petit, accueille environ 76 enfants annuellement. Avec le programme extra muros, l’accueil de 150 enfants en journée est possible dans le foyer de Bogota.

A son lancement, la Fondation était uniquement suisse et financée par la Suisse. Aujourd’hui les budgets générés sont assumés 40% par la Suisse et 60% par la Colombie, avec une implication du Gouvernement colombien dans les programmes.

 

Création d’un programme d’intégration

Simultanément, la Fondation réalise qu’aider les enfants sans aider les parents n’a pas vraiment de sens. En effet, les enfants rendus à leurs parents se retrouvent dans la même situation qu’à leur prise en charge.

Il faut donc agir au cœur de la problématique familiale, en amenant les parents, principalement des mères célibataires, vers une autonomie durable.

Un programme de soutien aux parents, qui se nomme PROMEFA, a donc été créé en l’an 2000.

Ce programme phare de formation professionnelle, veille au développement des enfants en les accueillant dans les foyers et soutient globalement les parents qui sont confrontés à des problématiques socio-économiques. Il vise à renforcer la capacité de ces mères célibataires à générer des revenus stables par la formation et à assurer le développement de leurs enfants. Par année ce sont près de 400 parents qui suivent ces cours de formation professionnelle.

 

BambiUne association indépendante

En parallèle, s’est créée « The American Friends of the Bambi Homes », une association américaine qui organise des événements aux Etats-Unis en faveur des foyers en Colombie.

 

Le Conseil de Fondation, c’est trois structures

En Suisse, la Fondation s’organise autour du Conseil de Fondation, du Secrétariat Général et des Comités de Patronage et d’Action.

Nous avons eu le privilège de rencontrer deux personnes-clé qui assurent les activités du Secrétariat Général. Il s’agit de Catherine Lanvers, responsable de la recherche de fonds et du suivi des donateurs en Suisse et à l’étranger, qui occupe le poste de Fundraiser. Son rôle consiste également à développer des partenariats.

Diane Granelli, Secrétaire Générale, est quant à elle, en charge des affaires opérationnelles avec la Colombie.

 

La récolte de fonds, une communication avant tout !

La communication est avant tout un outil pour la levée de fonds, avec deux axes principaux :

  1. La visibilité de la Fondation, avec la publication d’un rapport annuel et d’une newsletter.
  2. La participation à différentes manifestations organisées par des donateurs ou par des membres-tiers, comme par exemple :
    • « la solidarité dans tous ses états », manifestation organisée en 2016 par la Commune de Plan-les-Ouates ;
    • « la semaine des droits humains », événement lancé il y a deux ans à l’Institut Florimont, dans le but de sensibiliser les élèves et les informer des actions entreprises en Colombie. Un engouement de la part des enfants témoigne de leur un intérêt pour les actions humanitaires ;
    • la 4ème édition de « Race for gift », une course solidaire organisée à Genève au mois de mai.

« Il s’agit d’une double mission pour la Fondation qui désire mieux se faire connaître auprès du public genevois, en présentant l’objectif de la mission et l’évolution des projets menés ».

 

L’événement phare

Pour sa 15ème édition, le Cirque de Noël, qui aura lieu le 26 novembre prochain, est l’événement phare de la Fondation. De plus amples détails sont disponibles sur le lien suivant : Cirque de Noël.

L’objectif est d’associer la cause colombienne à la cause genevoise. La Colombie est un pays lointain, qui n’a pas forcément bonne réputation. Les œuvres se démultiplient et les gens sont très sollicités. La Fondation a donc décidé d’inviter des enfants de milieux associatifs genevois défavorisés afin de leur faire bénéficier d’un moment de bonheur. Le donateur peut acheter une place qu’elle offre à un enfant d’une association de Genève.

Un moment de partage simple où les enfants repartent avec des étoiles plein les yeux ! Des enfants qui découvrent pour la première fois tout un univers, comme des chevaux et des clowns.

Le Cirque attire environ 700 à 800 personnes (enfants + parents ou accompagnants). 550 personnes des associations genevoises étaient présentes l’an dernier.

« La Fondation n’a jamais désiré organiser des soirées de Gala ou des événements mondains, qui ne font pas partie de sa philosophie. Le Cirque de Noël est la « marque de fabrique ».

 

Autres vecteurs de communication

Le web, les réseaux sociaux, les organismes internationaux telle que la Fédération Genevoise de Coopération. La Fondation adhère également avec l’OMS au programme contre la violence des enfants « Global Partnership (End violence against Children) ».

 

Une communication ciblée

Chaque canal de communication a une cible, avec un message adapté en fonction des objectifs suivants :

  • La collecte de fonds,
  • Les donateurs existants, avec le souhait de les fidéliser,
  • Le rayonnement et la sensibilisation du public local.

En termes de fundraising, quatre cibles principales ont été définies :

  • Les donateurs privés (les individuels),
  • Les entreprises, les fondations et les associations,
  • Les communes et collectivités, tout comme la Confédération.

Le fundraising consiste bien entendu à compter sur les donateurs réguliers, « il s’agit de la base de la pyramide ». Le donateur est de plus en plus exigeant, « comment le fidéliser dans le temps » !

Le donateur privé voudra plus facilement quelque chose en échange, c’est-à-dire une action concrète telle que « Race for Gift » : « je vais courir ! », une manière d’être impliqué, de participer et de se sentir actif dans le don. Le donateur « institutionnel » voudra quant à lui savoir comment est utilisé son argent et l’impact engendré dans le temps.

 

BambiObjectifs à moyen et long terme

Lorsque la Fondation a été « pensée » à sa création, sa mission était large afin qu’elle puisse se répliquer dans d’autres pays.

La fille du fondateur a ouvert un concept similaire au Venezuela. Le constat est cependant sans appel, il y a énormément à faire en Colombie, le 2ème pays au monde avec le plus grand nombre de réfugiés internes. On relève plus de sept millions de personnes. 80% de personnes vivent dans les villes, dont les bidons-villes se comptent à perte de vue. Malgré un accord de paix qui a été signé en Colombie, tout est à refaire, raison pour laquelle la Fondation continue à se mobiliser pour ce pays.

Néanmoins, le statut de la Fondation permet de démarcher hors de la Colombie.

Cependant ce « know how » et l’expérience accumulée sur le terrain, notamment avec les programmes de formation professionnels, permettraient tout à fait d’exporter le concept ou de le léguer comme un « produit de savoir-faire » ailleurs, sur le même modèle.

Aujourd’hui, la notion de durabilité est soulevée « comment aider notre prochain à poursuivre notre mission » ? L’une des préoccupations est d’assurer le suivi des projets développés en Colombie et de réfléchir à leur durabilité ! « Il ne s’agit pas seulement d’assister et de donner, mais de former pour assurer une autonomie locale ».

 

Réfléchir à des projets qui permettent de générer les revenus

Une étude en cours consiste à étudier des projets du type « itinéraires écotouristiques » pour lier la promotion de l’artisanat local, assuré par les femmes/mamans qui sont en reconversion professionnelle. Faire en sorte que les visiteurs cheminent dans des endroits un peu décalés pour être en immersion avec la réalité du terrain et qu’ils achètent des produits artisanaux locaux, contribue ainsi au développement de ces petits commerces et génère des revenus.

 

A la recherche d’un grand mécène

La Fondation lance cette année une campagne « mécénat », à la recherche d’un grand mécène avec qui collaborer sur plusieurs années afin d’obtenir un impact d’envergure au travers des diverses actions menées. Ce soutien permettrait de prolonger et d’étendre les actions de la Fondation pour transformer la vie de ces jeunes enfants.

 

BambiSoyons tous concernés !

Poursuivre ensemble la mission en aidant les nombreux parents et enfants dans le besoin et améliorer leur quotidien, tel est le souhait de la Fondation.
Après 32 ans d’existence, les foyers « Bambi » ont permis d’offrir l’espoir d’une vie meilleure à de nombreuses familles. Poursuivons cette mission !

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Fondation Aide aux Enfants – Foyers « Bambi » Colombie
12, rue de la Corraterie | CP 5143 | 1211 Genève 11 | Suisse
+41 22 810 1616 | info@fondation-bambi.org | www.fondation-bambi.org

Liens :
Nouveau Programme : www.fondation-aide-enfants.org
Fondation Bambi : www.fondation-bambi.org
Facebook : https://www.facebook.com/FoyersBambi/
Google : https://plus.google.com/u/0/100483424182086157197
Twitter : https://twitter.com/Fondationbambi
Cirque de Noël : http://www.fondation-aide-enfants.org/fr/actualites&id=40

Crédit photos: Fondation Aide aux Enfants

Anouchka Neuvecelle Anouchka Neuvecelle

« La chose la plus importante en communication c’est d’entendre ce qui n’est pas dit »

Spécialiste en Communication depuis plus de 20 ans dans les secteurs bancaire et financier, mon parcours professionnel s’est confirmé avec la gestion de projets de grande envergure.

Qu’il s’agisse de l’organisation d’événements haut de gamme, du lancement de campagnes de publicité Corporate et institutionnelle ou encore de la définition du concept de marque, le métier de la communication est une passion avant tout.

Mon parcours m’a permis de mieux comprendre les besoins, en tant que « client » et en tant qu’ « agence ». Un atout qui me permet d’être plus sensible aux attentes et « d’entendre ce qui n’est pas dit » !

Le développement d’outils visant à simplifier et améliorer des process de travail ou encore de gérer le flux d’informations, font partie de mes réalisations.

Communication ¦ Publicité ¦ Evénementiel ¦ Brand ¦Design ¦Infographie ¦ Production ¦ Administration

Comments

  1. Isabelle Vonlanthen

    Le fait de t’engager dans l’humanitaire suscite admiration!
    Je ne suis pas insensible à ce magnifique projet, mais il me manque les moyens financiers
    Cependant, je pourrais participer sous forme de donation de vêtements (pour les parents dans le besoin)!
    Qu’en penses-tu ?
    Bisous Isabelle

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