Genève Enchères lance sa 7ème vente ce printemps

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C’est l’histoire d’une collaboration entre trois amis : Olivier Fichot, Cyril Duval et Bertrand de Marignac. Une collaboration entre un commissaire-priseur, un historien de l’art et un avocat. La combinaison idéale pour se lancer à l’assaut du marché des ventes aux enchères généralistes à Genève, où le marché était exclusivement occupé par Piguet Hôtel des Ventes depuis 2006. Leur nom, on ne peut plus clair : Genève Enchères.

 

Les débuts

Lot 766

C’est en avril 2015 que Genève Enchères présente sa première vente avec le souhait d’offrir des ventes généralistes et variées. Ils commencent avec notamment des bijoux, de l’art asiatique et archéologique, des arts de la table, de l’art suisse, du mobilier de chalet et italien et de l’art du XXème siècle. De quoi trouver de vraies pépites, accessibles à toutes les bourses ; c’est justement là, leur cheval de bataille.

Avec trois ventes par an, Genève Enchères se positionne très rapidement sur ce marché et voit les prix s’envoler dès la troisième vente. Un bouddha en bronze doré d’époque Ming part pour 550’000 francs suisses alors que l’estimation haute atteignait tout juste les 2’000 francs. Une commode Louis XIV fait également un très beau résultat avec une adjudication à 145’000 francs. Dès la deuxième année, la maison voit son montant total d’adjudications augmenter de 25% par rapport à la première année !

Avec ces résultats, Genève Enchères assoit sa crédibilité et se positionne comme acteur majeur et incontournable de ce marché.

 

Reliure maçonnique et guéridon

Lot 50

Genève Enchères reste sur sa lancée et propose ce printemps sa 7ème vente qui aura lieu les 2, 3 et 4 mai prochain. Lors de cette vacation, la jeune maison propose une vente entièrement dédiée aux livres. Il y aura notamment une importante reliure maçonnique (lot 50) pour un prix estimé entre 3’000 et 4’000 francs suisses et une édition très rare des Philosophiae Naturalis. Principia Mathematica d’Isaac Newton (lot 80) datée de 1726, dernière édition parue du vivant de l’auteur. Son estimation : 8’000-10’000 francs. Avis aux bibliophiles !

Lot 1136

Du côté du mobilier ancien, il sera possible d’acquérir un guéridon octogonal tripode (lot 766) dont le plateau, au monogramme « JN », pour Jérôme Napoléon (cousin germain de l’Empereur Napoléon III), est décoré de couronne de fleurs et daté du milieu du XIXème siècle. Estimation entre 1’000 et 1’500 francs pour ce lot.

Dans les arts d’Asie, les amateurs de bronze doré pourront s’offrir une petite sculpture (15 cm) représentant Padmapani debout sur une fleur de lotus (lot 897), d’origine népalaise et datée du XIII-XIVème siècles, pour une estimation haute de 3’000 francs ; ou encore une tête de bouddha (lot 877), en grès sculpté, de la dynastie Ming, estimée entre 5’000 et 8’000 francs suisses.

En art moderne, pour les amoureux d’Arman, une édition numérotée 96/100 d’une accumulation de chevalets de violons figés entre deux plaques de plexiglas est proposée à un prix oscillant entre 1’500 et 2’000 francs.

Tous les autres lots de cette vente sont décrits et illustrés sur le catalogue en ligne sur le site internet de Genève Enchères. Ils seront exposés les 28, 29 et 30 avril dans leurs locaux à la rue de Monthoux, au cœur des Pâquis.

 

Conseils et astuces

Lot 897

Les trois associés tiennent avant tout à offrir un service de qualité à leurs clients en étant leurs interlocuteurs privilégiés. « Cela est possible parce que nous sommes une petite structure, intime et familiale », tient à souligner Bertrand de Marignac. Ils peuvent ainsi conseiller les acheteurs et les vendeurs personnellement et les aider dans leurs démarches.

Ce monde peut paraître quelque peu mystérieux de prime abord, mais il devient plus clair et accessible une fois qu’on s’y intéresse. Voici justement quelques conseils et astuces avant d’acheter en maison de ventes aux enchères.

 

  1. Consulter régulièrement les sites internet des maisons de ventes aux enchères et leurs réseaux sociaux. Cela permet de rester au courant des dernières actualités.
  2. En Suisse, les lots sont vendus sans garantie et en l’état dans lequel ils se trouvent au moment de l’adjudication. Il est donc important d’en connaître l’état. Deux options : 3. et 4.
  3. Visiter l’exposition. Quelques jours avant la vente, la maison de ventes aux enchères organise une exposition où tous les lots sont exposés. C’est le moment idéal pour voir l’objet désiré « en vrai » et se renseigner auprès des spécialistes.
  4. Demander un rapport de condition. Cela permet de connaître l’avis des spécialistes sur l’état de l’œuvres et d’obtenir des photos supplémentaires, très utiles pour voir l’objet sous toutes ses coutures.
  5. Lire les conditions de ventes, spécifiques à chaque maison. Les conditions sont accessibles sur le site internet et dans le catalogue de vente.
  6. Ajuster sa limite en fonction des frais acheteurs. En effet, l’acheteur doit ajouter environ 20% en sus du prix d’adjudication. Ces frais correspondent à la commission prélevée par la maison de vente aux enchères et varient d’une maison à une autre (généralement entre 20% et 25%).
  7. Se renseigner sur les manières d’enchérir. En effet, il en existe plusieurs : en salle, au téléphone, par ordre écrit et sur internet. À l’acheteur de définir celle qui lui convient le mieux.
  8. Spécificité suisse : la vente silencieuse. Il s’agit d’une vente exclusivement proposée sur ordre écrit basée sur un système de confiance. Par ce biais, l’acheteur peut faire ses premiers pas aux enchères avant de se lancer dans la vente à la criée.
  9. Les expositions et les ventes sont ouvertes au public. Pour enchérir, l’acheteur doit s’enregistrer à l’avance ou le jour J. La maison de vente fournit à chaque client un numéro d’enchérisseur afin de l’identifier car les informations du client restent bien sûr anonymes.
  10. Se lancer !

 

Crédit photo: Genève Enchères

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Anne-Valérie De Cannière Anne-Valérie De Cannière

Historienne de l’art, avec un double master de l’Ecole du Louvre, j’ai cinq années d’expérience dans le domaine du marché de l’art et la gestion de collection. J’ai collaboré avec des maisons de ventes aux enchères comme Sotheby’s et Artcurial et travaillé pour une des plus grandes collections d’art contemporain chinois.
Spécialisée dans les activités de régie des œuvres d’art des XIXᵉ et XXᵉ siècles, j’aime être en contact direct avec elles et m’assurer de leur conservation.
Aujourd’hui, mon intérêt se porte sur les moyens de transmettre l’histoire des œuvres d’art aux publics, car je suis convaincue que la gestion d’une collection doit aussi avoir pour objectif de créer des ponts et d’instaurer des échanges avec les publics.

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