La reconversion professionnelle : il n’est jamais trop tard pour agir!

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Qui n’a jamais songé au moins une fois à quitter son emploi actuel pour se tourner vers d’autres horizons, ou encore à devenir son propre patron ? A ouvrir un club de surf sur Mars ou un Bed & Breakfast en Transylvanie ? Cela peut paraître un peu loufoque et pourtant….

Le questionnement

Nous nous lançons souvent dans une voie sans vraiment savoir à quoi nous attendre. Nous sommes jeunes, influençables mais aussi plein d’idéaux et le retour à la réalité peut être bien différent. Au début, en commençant notre carrière, nous nous disons qu’il faut se laisser du temps, nous avons aussi envie de prouver que nous sommes capables d’y arriver. Mais au final, la vraie question est plutôt de se demander : sommes-nous au bon endroit ? Et même si la réponse est non, tout arrêter pour  tout recommencer peut faire peur : en sommes-nouscapables ? Que vont penser nos proches, allons-nous les décevoir ? Avons-nous échoué quelque part ?

Non, il ne s’agit pas d’un échec, nous ne nous sommes peut-être simplement pas écouté. Le choix a pu être dicté, de façon implicite ou non, par la famille qui projette parfois sur ses enfants ses propres aspirations. Un adolescent optera peut-être pour la voie de la sécurité dictée par ses parents, plutôt que pour celle que lui chuchote son cœur. Nous avons pu également nous lancer dans des études qui nous ont plus, mais dont les débouchés ne correspondent finalement pas à nos aspirations. Ou alors, nous avons tout simplement pu évoluer et nous ne nous retrouvons plus en adéquation avec le quotidien professionnel (lassitude du travail, désaccord avec la politique de l’entreprise, manque de sens, etc.). Avoir envie de se reconvertir peut également traduire le besoin de casser avec notre quotidien en nous lançant dans un nouveau projet pour lequel nous avons envie de nous battre et dont nous pourront être fiers.

Quelle que soit la raison, il faut bien garder en tête qu’il n’est jamais trop tard et que la réussite est à portée de main, si notre choix est motivé par un désir profond et réfléchi. L’important est d’être en accord avec nous-même pour ne pas avoir de regrets, car il n’y a rien de plus triste que d’avoir l’impression d’avoir laissé filer de belles opportunités, pour finalement se rendre compte que nous sommes passés à côté de notre vie.

Une infirmière australienne prénommée Bronnie Ware accompagne les malades en fin de vie depuis de nombreuses années. De tous les témoignages qu’elle a recueillis, le plus récurrent est le suivant :

J’aurais aimé avoir le courage de vivre ma vie comme je l’entendais, et non la vie que les autres voulaient pour moi.

Elle raconte :

« C’était le regret le plus courant. Quand les gens réalisent que leur vie est presque finie, ils portent un regard clairvoyant sur leur passé, et ils voient alors combien de rêves ils n’ont finalement pas réalisés. La plupart des gens n’ont pas accompli la moitié de leurs rêves, et sont morts en sachant que cela était dû aux choix qu’ils avaient fait ou non. La santé est une liberté dont bien peu de gens ont conscience jusqu’à ce qu’ils n’en disposent plus ».

Une démarche qui demande du courage mais qui en vaut la peine

« Dès la naissance, nous nous sommes tournés vers nos parents pour qu’ils nous apprennent la marche du monde et nous guident sur la façon dont nous devrions, ou ne devrions pas agir. Il est très courant que nous nous fondions sur notre culture ou sur les autres pour savoir comment nous habiller, parler, agir, et même quel métier exercer. Qu’est-ce que cela donnerait si vous vous écoutiez et que vous viviez enfin une vie authentique, qui vous convienne? »

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Il va de soi que lancer le processus n’est pas chose facile, car il est possible que cela soit mal perçu par notre entourage ou notre famille et que par conséquent, le soutiens espéré ne soit pas au rendez-vous. Comme mentionné plus haut, la culture et la tradition sont souvent des freins qui empêchent de pouvoir penser que cette démarche est envisageable. Il arrive que les personnes se sabotent dès que la moindre petite idée pointe le bout de son nez, jetant ainsi le bébé avec l’eau du bain. Pourquoi ? Parce que le changement fait peur. Il est difficile de tirer un trait sur ce que nous connaissons par cœur, même si cela nous rend malheureux, pour se lancer vers l’inconnu. Nous pourrions comparer cette démarche à un saut en parachute, car nous ne savons pas comment, ni où nous allons atterrir. Le jeu en vaut-il donc la chandelle ? Seul le passage à l’acte le dira.

En pratique

Pour les personnes désireuses de renverser la vapeur pour faire cap sur des terres encore inexplorées, plusieurs solutions existent. Le bilan de compétences est un très bon outil pour apprendre à se connaître, à identifier nos centres d’intérêts et à évaluer nos zones de confort. Il permet également de mettre en valeur nos qualités et notre savoir-faire, points pouvant être abordés notamment avec les experts du CEBIG. Le coaching, qu’il soit personnel, professionnel ou encore artistique est un précieux allié pour mener à bien cette démarche. Beaucoup de sociétés proposent ce genre de prestations, il y a donc l’embarras du choix. Il est cependant important de trouver le conseiller qui vous corresponde et vous comprenne, car travailler avec un coach certifié peut s’avérer onéreux en fonction des cas. Finalement, le soutien est un bon complément car il permet de maintenir un niveau de motivation élevé. Cherchez-le auprès de votre famille, votre conjoint(e), amis, collègues, etc. Parlez de votre projet autours de vous, car beaucoup d’idées et de pistes voient le jour à partir de vos échanges avec autrui.

Conclusion

Bien vous entourer est une chose, car la confiance en soi passe aussi par des retours positifs. Néanmoins, n’oubliez jamais de vous écouter, car votre seul meilleur ami au final, c’est vous. Vous êtes le seul à savoir ce qui vous convient, soyez donc sincère ! Allez au bout de vos idées, vivez vos rêves, appropriez-vous cette vie qui est la vôtre et soyez le héro de votre histoire.

Texte : Elodie Bertacchi, en collaboration avec Camille Truy.

Sources :

http://www.huffingtonpost.fr/elisha-goldstein-phd/les-cinq-plus-grands-regr_b_3938922.html

http://www.aufeminin.com/societe/psychologie-les-5-grands-regrets-des-mourants-s1514.html

http://bronnieware.com/news.htm

Crédits photo : paul bica via photopin ccbonacherajf via photopin cc.

 
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