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"L'entreprise idéale de demain" selon la génération Y

Écrit par Laura Belda Tejero
Paru le 29 avril 2013

gratte-ciel

Deloitte, société prestataire de services professionnels dans les domaines de l’audit et de la fiscalité, et Jobteaser, une plateforme web d'interaction entre jeunes étudiants et/ou diplômés avec les entreprises, ont mené l'étude afin de savoir quelle serait "l'entreprise idéale de demain" pour les jeunes d'aujourd'hui, la génération que l'on nomme la génération Y.

N. Howe et W. Strauss (2000, 2003), deux chercheurs américains, ont proposé une classification de générations. Ils définissent une génération comme un ensemble de personnes ayant vécu les mêmes événements, qui partagent les mêmes habitudes, qui ont les mêmes problèmes et qui ont une culture commune. Les frontières entre chaque génération se situent lorsqu’il y a une rupture de mémoire collective. Selon leur classification, la génération Y concerne les personnes nées à la fin des années 1970 à début des années 1990.

Réalisée grâce à un questionnaire en ligne anonyme auprès de 1 065  étudiant-e-s, cette étude révèle des résultats pour le moins paradoxaux. L'entreprise idéale pour la génération Y serait donc une entreprise à taille humaine mais avec un environnement international, un cahier des charges polyvalent et un poste nomade, mais intégré dans une équipe.

Importance de l'environnement international

Avec 81% des votes des répondants, les entreprises devront résolument proposer un environnement international, même si cette troisième édition de l'enquête confirme encore une fois l'attrait des jeunes pour les sociétés de tailles moyennes (41% des étudiants dont 58% de femmes).

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Polyvalence et mobilité

Avec des scores allant jusqu'à 9 étudiants sur 10, ils souhaitent pour la plupart travailler au sein d'une équipe plutôt que seuls, de la polyvalence dans les cahiers des charges (comme l'année dernière), et plus d'un quart des interrogés envisage de faire carrière à l'étranger. Autre paradoxe, cette génération qu'on désigne volontiers comme les digital natives, ne plébiscite qu'à 4% le pur télé-travail, malgré que 96% des interrogés, à égalité hommes/femmes, souhaitent avoir une grande flexibilité entreprise/domicile.

Comme le résume bien Nicolas Lombard, Co-fondateur de JobTeaser: "Le poste idéal est donc un poste polyvalent nomade mais intégré au sein d'une équipe, si possible internationale, et avec des horaires flexibles permettant de s’adapter aux contraintes personnelles."

Un salaire au mérite

Les futurs salariés réclament également plus de variabilité dans le système de rémunération. 38% souhaitant que leurs compétences soient prises en compte dans la rémunération, même si 54% aspirent à de l'équité dans le système de rémunération. Contrairement à leurs aînés, les étudiants positionnent à la troisième place (23%) l'importance de la rémunération monétaire, largement derrière l’intérêt du travail (35%) et le développement de carrière (26%).

Un management participatif

Par ailleurs, cette génération de jeunes diplômés revendique un management plus participatif que directif (pour 72% d'entre eux) et centré sur le relationnel plus que sur l'organisationnel (à 67%). L'autorité n'est donc plus associée à l'expertise mais d'avantage à une relation d'écoute et de confiance.

Philippe Burger, Associé responsable Capital Humain chez Deloitte conclut que pour cette génération "le travail n’est pas une finalité en soi, cela peut être une source d’épanouissement s’il s’adapte à leur mode de fonctionnement, leurs envies de trouver du sens et pour autant que l’on soit à leur écoute."

Toutefois, avec des taux de chômage en hausse et un marché du travail globalement tendu, la génération Y peut difficilement imposer ses désirs. Les entreprises ne garantissent plus l'emploi à vie, les compromis sont devenus indispensables, en acceptant par exemple, des emplois sous-qualifiés par rapport à leur formation ou en devant parfois même changer de métier. La concurrence avec des jeunes talents du monde entiers est aussi une variable à prendre en compte.

Source: www.deloitte.com

photo credit: paul bica via photopin cc

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