La médiation familiale : Méthodes alternatives de résolution des conflits personnels

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médiation

La médiation familiale fait pleinement partie des institutions conciliatoires de la justice informelle appelées « Méthodes alternatives de résolution des conflits », en anglais « Alternative Dispute Resolution » (désignée par l’acronyme ADR). Ce terme général désigne l’ensemble des procédures alternatives à la juridiction ordinaire visant à résoudre les litiges de manière volontaire et autonome afin d’éviter une action en justice.

Avantages de l’ADR

Ce qui les caractérise ces procédures, c’est leur flexibilité, ce qui leur permet de s’adapter à la diversité des cas individuels et au caractère volontaire de l’utilisation de ces outils. En ce qui concerne les avantages spécifiques que ce type d’ADR peut apporter aux parties en conflit, il est évident que ces procédures sont prédisposées à préserver les relations interpersonnelles existant entre elles avant le conflit. Le processus extrêmement informel qui caractérise ces mécanismes permet d’arriver à une résolution du conflit souvent acceptée et partagée par les parties.

Pour ces raisons, les ADR sont considérées comme un instrument capable de garantir les relations personnelles ou économiques entre les parties d’une meilleure manière qu’à la suite d’un procès devant le tribunal.

La médiation n’est que l’une des procédures que les sociétés modernes utilisent pour régler les controverses en dehors du contexte judiciaire. Le modèle de médiation le plus connu dans notre pays est certainement celui lié aux conflits qui surviennent dans le contexte du travail, impliquant les employés, les syndicats et les organisations d’entreprises.

La particularité de l’ADR est que ce sont les mêmes parties en conflit qui choisissent la méthode de résolution et jouent un rôle totalement actif dans la recherche d’une solution au conflit. Cette approche rend plus efficace la reddition de comptes dans l’exécution de l’accord stipulé et le maintien des relations à l’avenir.

La médiation familiale

La médiation familiale fait pleinement partie des autres formes de justice. Elle est une alternative et en même temps complémentaire. Cependant, à la différence de l’arrêt, elle vise à satisfaire les intérêts réels des parties. En cas d’échec de la médiation, cela ne les empêche pas de contacter les autorités judiciaires pour satisfaire leurs intérêts. Les coûts et les délais sont généralement plus courts par rapport aux autres modèles de résolution de conflits, telle que la procédure judiciaire.

La médiation familiale pour garantir les droits des enfants

La médiation familiale peut être considérée comme un instrument de valeur pour garantir les droits des enfants, en particulier à un stade critique, comme lors la séparation de leurs parents.

Dans le cas de la médiation familiale, les litiges concernent essentiellement le couple et visent à réorganiser la relation existante, en vue de l’avenir, surtout s’il y a présence d’enfants.

La médiation familiale vise donc les couples en crise, indécis sur ce qu’ils doivent faire, les conjoints qui ont décidé de mettre fin à leur mariage et les couples déjà divorcés qui veulent revoir leurs accords.

Le but de la médiation est de parvenir à un accord juste, durable et juridiquement valable qui respecte les intérêts et les besoins du couple. Pour ce faire, la médiation familiale vise à maintenir et rétablir une communication correcte entre les parties.

Le médiateur devient le « directeur discret » qui aide les parties à reprendre le dialogue que le conflit avait interrompu. Il écoute activement et emphatiquement ce que les deux parties disent au cours de la médiation ou qui s’expriment par des gestes, des manières, des attitudes. Le médiateur ne juge jamais et ne prend aucune position.

Le bien-être des enfants au centre

La médiation familiale n’a pas pour but d’éviter la dissolution du lien conjugal, mais de faire en sorte que les parties prennent en compte de manière autonome ce qu’elles veulent, en assurant dans tous les cas la continuité du lien parental. Le point focal que présuppose la médiation est, en effet, d’assurer le bien-être des enfants (s’il y en a) et que les parents réalisent un projet éducatif commun qui garantit aux deux parents des relations stables et positives avec les enfants. Le couple devra prendre conscience en médiation  que si le lien sentimental entre les deux peut fondre, le lien qui les liera à leurs enfants en tant que parents durera pour toujours.

Pour conclure, en médiation familiale, toutes les questions financières et juridiques doivent aussi être réglementées. Tous les détails doivent être pris en compte dans la médiation afin d’assurer un accord durable. Pour cette raison, le médiateur doit être un professionnel capable de faire face aux problèmes émotionnels et légaux du couple.

 

Photo credit : Alpha Stock Images, Nick Youngson via thebluediamondgallery.com (Creative Commons 3 – CC BY-SA 3.0)

Federica Francesca Lobino Federica Francesca Lobino

I am a human rights specialist with eight years of international experience with a passion for children's rights, migration procedures and migration law. To an organisation, I bring project management knowledge coupled with excellent communication and administrative skills. I have extensive experience in researching international and criminal law, and have an alternative dispute resolution certification.

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