Portrait entreprise : Beau Lawyers SA, filiale du groupe BEAUFIDUCIAIRE

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chessPour mieux comprendre les enjeux des fiduciaires suisses et les spécificités de ce métier, avons rencontré Monsieur Sylvain Godinet, associé et directeur général adjoint du Groupe BEAU et directeur de Beau Lawyers SA. Dans un second article, Sylvain Godinet nous donne des clés de lecture sur le rôle de fiduciaires dans l’environnement économique et fiscal actuel et ses tendances. 

Quelles fonctions occupez-vous au sein de Beau fiduciaire et quel est votre parcours ?

Sylvain Godinet: Je suis associé et directeur adjoint du Groupe et directeur de la société BEAU LAWYERS SA, le département légal du Groupe BEAU. J’ai travaillé dans les « Big 4 » comme PricewaterhouseCoopers en Afrique puis dans différents cabinets d’avocats, notamment à Paris et à Lyon. Je travaille depuis 2007 au sein du Groupe BEAU à Genève.

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Quelles sont les activités d’une fiduciaire? Pourriez-vous nous parler de votre métier?

SG: Les grandes lignes de service d’une fiduciaire sont en général la comptabilité, le suivi fiscal et conseil fiscal, l’établissement des déclarations fiscales (impôts direct, TVA, autres taxes et impôts), les services de payroll c’est-à-dire l’établissement et le paiement des salaires et des charges attachées (charges fiscales, impôts à la source…) Pour les fiduciaires de taille plus importante, les services peuvent inclure l’audit et également le conseil légal. Chez nous le conseil légal est assez important, notamment du fait que notre directeur Monsieur Beau est un ancien responsable de la société Arthur Andersen, et justifie l’existence d’une société indépendante : Beau Lawyers SA qui dispose d’une équipe de juristes et de titulaires de brevet d’avocat.

Nous proposons aussi des services en matières de constitution de sociétés, structurations et restructurations de sociétés, fusions et acquisitions ou encore administration de sociétés. Nous abordons également les problématiques juridiques en matières de ressources humaines (permis de travail, contrat de travail…) et aussi la négociation d’accords fiscaux, les structures de financements et plus généralement toutes les problématiques juridiques touchant l’activité économique

Qu’est ce qui vous différencie d’un « family-office » ?

Sylvain Godinet Partner-Directeur Beau lawyers SA

Sylvain Godinet
Partner-Directeur
Beau lawyers SA

SG:  Sur le contenu il n’y a pas de différence. Globalement on peut dire qu’un « family-office » c’est une fiduciaire dont les clients sont une ou plusieurs familles et qui n’offre pas ses services au public d’ou le nom de « family-office ». Le travail d’un « family-office » sera globalement de s’occuper du travail administratif d’une famille fortunée. Nous parlons plus volontiers d’une fiduciaire lorsque les équipes sont conséquentes et peuvent constamment accueillir de nouveaux clients.

Quelles sont les qualités et les compétences pour travailler dans ce métier ?

 SG: Il y a plusieurs métiers différents dans le secteur fiduciaire. Donc il y a plusieurs fonctions et qualités différentes. Si vous travaillez dans une fonction de direction des dossiers, ce sont les compétences techniques et de management qui sont déterminantes. Typiquement des compétences légales, des compétences financières-comptables, et une bonne compréhension générale des mécanismes économiques, juridiques et comptables qui permette d’appréhender le fonctionnementd’un business, un flux économique et la manière d’accompagner utilement un client.

Par exemple dans notre service légal nous avons des avocats et des juristes très compétents, qui ont de nombreuses années d’expériences  dans de grands cabinets d’avocats, dans des institutions publiques, dans des grands cabinets d’audit etc…. Ils savent à la fois avoir de la précision, de l’imagination et de la rapidité intellectuelle. Et parfois de l’agressivité, ce qui est souvent une qualité chez un avocat ou un juriste.

Dans un service comptable, les qualités vont être la persévérance dans la mesure où il s’agira d’être précis sur un grand nombre d’opérations et d’être juste dans la durée. Pour un auditeur, je pense que ce qui prime c’est d’abord l’expérience, sachant que la compétence est nécessairement présente dans la mesure où les auditeurs sont le plus souvent expert-comptable ce qui démontre un niveau académique très élevé. L’expérience est très importante dans l’audit car il s’agit de comprendre très rapidement et de manière parfaite le fonctionnement d’entreprises qui peuvent être très complexes et très variées et de posséder presque immédiatement une vision objective et détachée sans laquelle il est difficile d’exercer un véritable contrôle. Les mandats importants ne peuvent souvent être dirigés que par des auditeurs dotés de nombreuses années d’expérience et qui sont souvent spécialisés dans un domaine précis. Par exemple, il sera difficile pour un auditeur de posséder les connaissances nécessaires pour contrôler à la fois une société qui a une activité de trading de SWAP sur du fret et à la fois une banque qui émet des produits financiers. Ce sont deux domaines très techniques qu’il serait difficile de posséder ensemble à un degré suffisant pour réaliser un audit.

Pour le conseil fiscal et le suivi fiscal, c’est encore la compétence technique qui prime mais également la capacité de prise de décision. Le conseil fiscal est une équation risque-profit. Il faut optimiser la situation fiscale des clients et bien savoir lire leur situation pour en tirer un avantage financier en gardant toujours une grande marge de sécurité pour ne jamais faire naître le moindre risque d’illégalité ou de reprise fiscale. Le suivi fiscal est une des spécialités de notre Groupe. Nous offrons des solutions très techniques à des clients qui ont parfois des business très simple. Notre coeur de métier ce sont les sociétés de négoces de pétrole, et parce que ces dernières paient des montants d’impôt très important, elles disposent de budgets conséquents pour optimiser leurs situations fiscales. L’expérience que nous accumulons à travailler pour les sociétés pétrolières nous donne une très grande technicité dont nous pouvons faire profiter des sociétés de plus petite taille.

Quelles sont les principales évolutions du métier ces 5 dernières années ? 

SG: Avec les développements récents de la politique de la Suisse dans ses rapports avec les autres pays je dirais que c’est le frein qui est mis au secret bancaire et aux avantages fiscaux en Suisse. Ce virage que la Suisse est en train d’opérer vers plus de transparence et de collaboration avec ses voisins européens et dans ses relations internationales, tous ces éléments ont tendance, je pense, à modifier le marché des sociétés fiduciaires. Une sélection est en train de s’opérer et il se pourrait qu’une clientèle douteuse qui est en train de disparaître entraîne avec elle une partie des activités fiduciaires. Nous voyons que les métiers fiduciaires tendent à se réserver à une catégorie de partenaires travaillant sur un mode plus professionnel. J’espère que cela ne semblera pas arrogant mais, je pense que ces évolutions de la Suisse vers plus de transparence vont conduire les métiers fiduciaires vers sans doute plus de sérieux et peut-être globalement favoriser les personnels un peu plus qualifiées. On voit qu’il y a un grand succès du diplôme d’expert-fiscal et du diplôme d’expert fiduciaire et que ce sont des diplômes très respectés ce qui démontre que les métiers fiduciaires évoluent vers un niveau plus proche du métier des grands cabinets d’audit ou d’avocats.

Pour finir, pour un profil jeune diplômé d’HEC Genève qui voudrai travailler pour vous, qu’est ce qui ferait la différence ?

SG: Nous connaissons bien les étudiants HEC Genève, nous avons une petite annonce de recrutement presque en permanence sur le site d’HEC Genève. Nous avons vraiment à cœur d’engager des gens de talent qui sortent de l’université. Ce que nous apprécions spécialement, ce sont les candidats qui d’une part possèdent les compétences techniques mais aussi – et pardon pour la naïveté de la chose -c’est la gentillesse. Pour ce qui est de la compétence, nous avons toute confiance dans les formations suisses, typiquement, des HEC, UNIGE, EHL et EPFL de Lausanne etc… Pour ce qui est des qualités humaines, si vous employez des personnes qui sont surdiplômées et très compétentes, mais qui sont malhonnêtes ou méchantes, le travail ne sera jamais profitable. Les qualités humaines profondes sont primordiales pour nous.

Les chiffres clés du groupe BEAU :

Fondé en 2002, le Groupe BEAU couvre tous les métiers du secteur fiduciaire: droit, fiscalité, expertise comptable, audit, création et gestion de sociétés. Le Groupe s’est développé harmonieusement depuis sa création et compte actuellement environ 40 collaborateurs présents à Genève, Lausanne et Singapour. Les collaborateurs du Groupe BEAU disposent d’une longue expérience acquise au sein de grands cabinets d’audit, de banques, d’administrations publiques et de groupes internationauxLe Groupe BEAU dispose de nombreux correspondants dans le monde et fait partie du réseau HLB International, l’un des plus importants au niveau mondial.

BEAU FIDUCIAIRE (GENEVE) SA est affiliée à l’Union Suisse des Fiduciaires et à son organisme d’autorégulation OAR – USF/STV gage de pratiques professionnelles et de déontologie régulièrement contrôlée.

Propos recueillis par Cheikh SENE.

photo credit: Ulrik.S.C via photopin cc

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