
« WOW… J’ai perdu mon travail ! »
Personne ne pense à une chose pareille, même pas ceux qui travaillaient dans un environnement toxique, même pas ceux qui se réveillaient le matin avec l’angoisse au ventre, ou encore ceux qui vivaient sous une pression constante, avec la sensation permanente de ne jamais être à la hauteur.
Parce que quand tu perds ton travail, même si tu y étais malheureux, la première émotion n’est pas la liberté, c’est la peur.
La peur ne s’arrête pas à « comment je vais payer mes factures ».
Elle se transforme en quelque chose de plus profond.
Qu’est-ce que les autres pensent de moi ?
Tu as peur que cette perte dise quelque chose sur qui tu es.
Et sans t’en rendre compte, tu arrêtes de dire : « J’ai perdu mon travail. » Et tu commences à penser : « J’ai perdu ma valeur. »
Parce que pour beaucoup de personnes, le travail est le seul moyen de se sentir utile, reconnu, à la hauteur.
Et quand tout cela disparaît, tu restes là… submergée par tes pensées :
« Je ne suis pas assez compétent. »
« Si j’avais été meilleur, ça ne serait pas arrivé. »
« Donc, le problème, c’est moi. »
Et plus ils se répètent, plus ils commencent à te sembler vrais.
C’est précisément ici que ton niveau d’estime de toi se manifeste vraiment.
Perdre son travail fait mal à tout le monde. Mais la différence, c’est comment tu réagis — ou mieux, comment tu gères ta réalité. Et cela dépend de la stabilité de ton estime de toi, qui en ce moment est mise à rude épreuve.
Pourtant, reconstruire la confiance en toi est probablement la dernière chose qui te vient à l’esprit.
Tu as des choses plus urgentes. Plus importantes. Envoyer des CV. Te préparer pour les entretiens. Mettre à jour LinkedIn.
Rester occupé donne une sensation de contrôle. S’arrêter et ressentir, en revanche, ça fait mal.
Mais la vérité que personne ne te dit, c’est qu’il est fondamental de travailler sur les deux plans.
Tu peux envoyer mille curriculum, passer cent entretiens — mais si tu ne crois pas vraiment en toi, ça se sentira. Dans les entretiens. Dans la façon dont tu parles de toi. Dans la façon dont tu évalues les opportunités qui se présentent.
Si toi le premier tu ne crois pas en toi, tu accepteras n’importe quoi — pas en fonction de ce que tu mérites. Tu te battras moins. Tu demanderas moins.
Ce n’est pas le marché qui décide de ta valeur. C’est toi, bien avant l’entretien.
Par toi. Par tes vraies questions.
Si tu ne te l’es jamais demandé, c’est probablement parce que tu ne croyais pas avoir le droit de choisir quelque chose qui te rende vraiment heureuse.
Travailler sur toi en ce moment n’est pas un luxe.
C’est une réhabilitation.
Tu retrouves de l’assurance là où quelque chose s’est brisé. Tu réapprends à te faire confiance. Tu arrêtes de t’adapter à ce qui arrive et tu commences à choisir.
Parce que perdre son travail est un événement. Penser « je ne vaux pas assez » est une interprétation. Et entre les deux, il y a une différence énorme.
Ces moments ne sont pas que des pertes. Parfois, ce sont des invitations.
Des invitations à t’arrêter. À choisir autrement. À reconstruire avec conscience plutôt qu’avec peur.
Tu commences à vivre. Tu arrêtes de survivre.
Tu as vécu une perte professionnelle qui a ébranlé ton estime de soi ? Raconte-moi dans les commentaires.
Dans le prochain article, je te parlerai d’A.P.R.A.T., une méthode en 5 étapes (Accepter‑Pardonner‑Réfléchir‑Agir‑Transformer) que j’ai développée pour transformer une peur, une perte, ou n’importe quel autre défi, en un point de départ concret pour reconstruire ta valeur avec conscience.
Crédit photo : ChatGPT
Je suis Imma, coach en estime de soi, basée en Suisse. Depuis des années, j'accompagne des personnes qui traversent des périodes de doute, de transition ou de reconstruction professionnelle et personnelle. Mon approche s'appuie sur une méthode que j'ai développée, l'A.P.R.A.T. : Accepter, Pardonner, Réfléchir, Agir, Transformer. Je crois profondément que chaque crise porte en elle une opportunité de se redécouvrir. C'est ce message que je partage à travers mes ateliers, mes accompagnements individuels et mes articles.