
Ce résumé porte sur les résultats de l’Enquête auprès des personnes diplômées des hautes écoles (EHA) (OFS, août 2026) concernant le chômage BIT une année après l’obtention du diplôme, pour les HEU (hautes écoles universitaires) et les HES (hautes écoles spécialisées), avec une comparaison des volées 2022, 2024 et 2025. Il met en évidence des accroissements importants du chômage dans certains domaines et des difficultés croissantes à trouver des postes correspondant, tout en soulignant des exceptions notables selon les filières et les niveaux de formation.
Principaux résultats
- Taux de chômage BIT après diplôme: entre 2023 et 2025, le chômage a augmenté parmi les titulaires de master HEU (3,9 % à 6,4 %) et de bachelor HES (3,4 % à 4,9 %), alors que les diplômés HEP restent moins touchés (0,7 %). Les niveaux les plus élevés apparaissent chez les diplômés de domaines tels que Musique, Arts de la scène et autres arts (10,8 %), Design (10,0 %) ou Linguistique appliquée (9,4 %).
- Domaines épargnés/difficultés: les taux les plus faibles concernent notamment les masters HEU en Médecine et Pharmacie (1,6 %) et les bachelors HES en Santé et Travail social (1,5 %). Parallèlement, des hausses significatives entre 2022 et 2024 apparaissent dans les Sciences techniques et les Sciences économiques (sciences techniques passées de 2,1 % à 4,8 %; sciences économiques de 3,5 % à 8,5 %).
- Difficultés d’insertion: la part de diplômés déclarant rencontrer des difficultés pour trouver un emploi correspondant à leurs aspirations progresse fortement, passant par exemple de 30,0 % à 44,1 % pour les masters HEU et de 24,2 % à 36,9 % pour les bachelors HES; les diplômés HEP restent plus résilients (environ 12 %).
- Contexte économique perçu: le contexte économique est régulièrement cité comme frein à l’embauche, avec des motifs privilégiant le manque d’expérience et, surtout, les conditions économiques générales, qui gagnent en importance par rapport à 2022.
Conclusion et implications pour Genève
Ces résultats confirment que les programmes HEU et HES restent des vecteurs importants d’insertion, mais que les parcours professionnels suivent des trajectoires très hétérogènes selon le domaine d’études. Pour Genève, cela suggère de renforcer les passerelles vers les filières à fort potentiel, d’améliorer l’alignement entre formation et demande du marché, et d’accentuer le conseil d’orientation et les formations complémentaires afin d’améliorer l’employabilité des diplômés locaux.
Source : Le chômage progresse chez les diplômés des hautes écoles entre 2023 et 2025
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