Dans cette première partie, nous verrons comment débute un audit digital avant de lancer une campagne ou d’investir davantage dans l’acquisition.
Vous découvrirez comment regarder un projet comme une cliente, que vérifier sur le site, quels problèmes peuvent être invisibles au premier regard et pourquoi ne pas se limiter aux outils techniques.
L’objectif : comprendre si le projet est réellement prêt à recevoir plus de trafic et où peuvent se trouver les premiers points de blocage.

J’adore faire des audits. 📊 🧐
Les erreurs que je trouve, je les vois comme des possibilités d’amélioration.
C’est pour cela que, pour moi, l’audit est une des étapes les plus importantes au début d’un projet. Avant de faire des changements, il est essentiel de comprendre ce qui existe déjà et comment cela fonctionne, quel que soit l’objectif : lancer Google Ads, travailler le SEO, développer une stratégie de contenu ou les canaux digitaux.
La première étape consiste donc à obtenir une vue d’ensemble : est-ce que le projet est prêt à recevoir plus de trafic, est-ce que les principaux points de contact avec le client fonctionnent et est-ce que les données sont correctement collectées ?
Et surtout : est-ce que tout le système est prêt à recevoir le trafic que nous voulons lui apporter ? Parce que parfois, la réponse est : « pas encore ».
À la fin de cet article, je vous propose une check-list pratique pour vous aider à faire cette première vérification vous-même.
C’est une des parties de l’audit que j’aime le plus, car elle permet d’obtenir rapidement des informations concrètes. Commencez par ouvrir le site comme une personne qui découvre l’entreprise pour la première fois. Sans contexte particulier et sans connaître le produit. Simplement comme une cliente potentielle.
L’audit porte entre autres sur la compréhension de l’offre, l’accès aux informations importantes, les coordonnées et la prochaine étape. Il consiste notamment à vérifier le numéro de téléphone, l’email, les formulaires, le chat et la possibilité de commander en ligne.
Et si le site propose un assistant ou un chat basé sur l'IA, cet outil est également testé du point de vue d’une cliente potentielle : est-ce qu'il comprend la demande, répond correctement et me donne des informations fiables ?
Si c’est un e-commerce, l’analyse doit aller plus loin et suivre le parcours complet, de la sélection du produit à l’achat : informations sur le produit, prix, livraison, disponibilité et conditions pour passer la commande.
Si nécessaire, une demande ou une commande test peut être effectuée. Bien sûr, le manager est préalablement informé du caractère test de cette démarche. Cela peut sembler être de petits détails. Mais c’est parfois ici que se trouve un problème qui coûte des clients potentiels à l’entreprise. La personne est déjà devenue un client potentiel, mais l’entreprise n’a simplement pas réussi à recevoir correctement sa demande.
Après avoir regardé le site comme une cliente, je passe à la partie technique. Et ici, il s’agit d’examiner ce que l’utilisateur ne remarque pas forcément :
Selon le besoin, différents outils peuvent être utilisés : PageSpeed Insights pour la vitesse et les Core Web Vitals, Screaming Frog pour le crawl technique, Google Search Console pour l’indexation et les données de recherche, et Google Tag Assistant pour les Google tags.
Mais attention ! L’outil lui-même ne résout rien.
La question la plus importante est : qu’est-ce que ce résultat signifie pour le business ?
Par exemple, si PageSpeed montre un problème, je ne vais pas simplement écrire : « le score est mauvais ». J’essaie de comprendre si ce problème peut réellement influencer le comportement des utilisateurs et les résultats de la promotion digitale.
Un bon audit n’est donc pas une collection de screenshots de différents outils avec une liste d’erreurs. C’est une façon de relier les données au comportement réel du client.
Le site n’existe pas séparément des autres canaux digitaux. L’analyse porte donc également sur la présence externe de l’entreprise :
Cette vérification permet de voir si le contenu correspond à ce que l’entreprise veut vendre et si l’offre est claire pour son public cible. Pour une entreprise en Suisse le Google Business Profile ne devrait pas être laissé « pour plus tard », surtout pour un service local.
Une personne peut ne pas voir votre Instagram, mais vous trouver sur Google, regarder les avis, les photos, les horaires et éventuellement appeler directement.
La présence locale fait donc partie du digital marketing, ce n’est pas simplement un profil supplémentaire pour l’entreprise.
Cette vérification constitue la première partie de mon audit. Dans la deuxième partie, que vous pourrez lire dans mon prochain article, je passe aux données, à Google Ads, à l’IA et aux spécificités du marché suisse.

Besoin d’un regard extérieur ?
Vous souhaitez vérifier votre marketing digital vous-même ?
Téléchargez ma Checklist pratique et faites un premier audit de votre projet.
Et si vous souhaitez aller plus loin, contactez-moi directement. Nous identifierons ensemble vos points à améliorer et vos opportunités de croissance, avec des explications simples et concrètes, même lorsque les sujets sont techniques ou complexes.
Articles du même auteur :
Make LinkedIn Work for You: Profile, Content and Analytics
LinkedIn Is Changing How It Evaluates Posts. The “Seems like AI slop” Button Is Only Part of a Bigger Change
Part Two - How AI Is Reshaping SEO: What Businesses Need to Know Now
Part One - How AI Is Reshaping SEO: What Businesses Need to Know Now
Pourquoi les campagnes Google Ads échouent en Suisse et comment les faire fonctionner
Why Google Ads Campaigns Fail in Switzerland - And What to Do About It
Réflexions sur l'atelier Google Ads : stratégie, structure, localisation
Google Ads Workshop Reflections: Strategy, Structure, Localization
Crédits photo : Nina Maksymova ; Canva
I analyse projects, including contextual advertising audits. I identify weaknesses and highlight opportunities you may not even be aware off.