Coach, un métier centré sur l’humain

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De nos jours, de plus en plus de personnes font appel à des coachs afin de sortir de différentes situations : coach sportif pour une remise en forme, coach en entreprise pour sortir des chiffres rouges, coach commercial pour améliorer ses ventes, ou encore coach en restauration pour remettre son établissement à flot.

 

Différents secteurs, un même métier

« De nos jours, les gens ont du mal à prendre des initiatives seuls, ils ont besoin d’être accompagnés », explique Pascal Pastor, gérant de GTS (Global Training System).

Ancien champion du monde de boxe, ce coach sportif est à la tête de 7 centres de coaching sportif, dont un à Genève. « Notre approche est basée sur 3 piliers : bien manger, bien bouger et bien récupérer. » Fort de cette méthode, il précise que leur but est de proposer un accompagnement personnalisé et non un programme monté de toute pièce.

Matthieu Dutu propose quant à lui un coaching en entreprise, grâce à sa start up fraîchement montée Business Therapeutics (site web en création). « Nous nous occupons de la croissance interne et des grandes ressources au sein même d’une organisation. » Avec cependant une approche qui se concentre sur l’humain. « Notre méthode est basée sur les sciences cognitives, la neuroscience et la physique quantique appliquée, ou autrement dit les énergies. Lorsqu’il y a un souci dans une entreprise, la cause est la plupart du temps liée à un problème humain, un blocage émotionnel. Nous aidons à révéler ledit blocage et à amener les personnes à une prise de conscience. »

Proche du domaine de ce dernier, Igor Lanari propose, lui, un coaching commercial, centré sur les ventes. «J’accompagne des équipes commerciales ou des entrepreneurs. Je base ma méthode sur différentes techniques et attitudes concrètes et pragmatiques. J’amène par exemple les clients à prendre conscience de différents points, dont notamment le body language (langage corporel), qui représente 70% de la communication non verbale. Mon approche est guidée par les résultats (que les clients obtiennent). »

« J’aide à reconnaître les dysfonctionnements d’un établissement et propose des améliorations », expose Jean-Charles Arbon, coach en restauration. Il aide les restaurants à améliorer leur organisation, ou encore les porteurs de projets à monter leur business. « Je propose un audit du lieu, nous élaborons un point de situation quant à l’organisation, la gestion des achats, du personnel et de l’administratif. Aussi quant aux normes d’hygiène. »

Bien que dans des domaines différents, ces quatre coachs se réunissent sous un moteur commun : l’humain.

 

L’expérience

« J’ai une envie farouche d’aider, déclare Igor Lanari. J’aime transmettre mon expérience. »

Tous s’accordent pour dire qu’une des qualités essentielles à un coach est l’expérience. « Avoir géré un restaurant de A à Z et avoir traversé une faillite me permettent aujourd’hui de donner des conseils ciblés et crédibles », révèle Jean-Charles Arbon.

Matthieu Dutu abonde dans son sens : « Il est impossible d’accompagner des gens si on n’a pas une idée du terrain sur lequel nous les accompagnons. Il faut cependant savoir prendre du recul personnel et familial. »

Pascal Pastor se montre lui plus mesuré. L’expérience oui, mais selon lui, il faut aussi savoir mettre l’égo en arrière-plan. « Ayant été champion de boxe, je pourrais mettre mon parcours en avant. Néanmoins cela ne marchera pas, car ce sont les clients qu’il faut valoriser. »

 

Et l’émotionnel ?

Si tous se mettent d’accord sur la nécessité de créer du lien afin d’établir une confiance, Pascal Pastor souligne, pour lui, un part psychologique plus importante que dans les domaines de ses confrères : « Les clients viennent pour se reposer sur quelqu’un, pour lâcher le poids du quotidien, explique-t-il. L’aspect sportif de remise en forme cache souvent un besoin plus profond, comme par exemple sortir du cocon familial ou un besoin d’être valorisé. »

Matthieu Dutu, dans sa méthode, s’occupe aussi d’une part personnelle : « Les blocages émotionnels d’une personne sont souvent transférés au niveau professionnel. » Il raconte devenir parfois le confident de certains dirigeants, car ceux-ci n’ont pas toujours quelqu’un à qui parler ouvertement de leurs problèmes et de leur stress.

Il souligne néanmoins que « certaines techniques ne sont pas valables suivant les cultures. Par exemple la programmation neurolinguistique (PNL) ne fonctionne bien que dans les pays occidentaux. On ne pourra donc pas utiliser les mêmes outils avec une entreprise internationale. »

 

Accompagner en maître mot

« Comme les enfants, il faut les laisser faire leurs erreurs et les accompagner ensuite pour comprendre le pourquoi », révèle Igor Lanari. « J’établis une marche à suivre personnelle qu’ils sont en mesure d’implémenter eux-même. J’encourage par exemple la personne à démarcher tous ses clients elle-même. »

« Nous servons de révélateur », souligne Matthieu Dutu, qui s’appuie sur le principe de la Maïeutique. « Les réponses existent pour la plupart déjà à l’intérieur des gens, nous les aidons à les trouver. » Néanmoins, ce coach en entreprise précise que toutes les personnes ne sont pas systématiquement ouvertes à la remise en question d’un coach. « On n’aide pas quelqu’un qui ne le veut pas. »

Être coach n’est donc pas toujours une mince affaire. « Parfois la tâche peut être difficile, abonde Jean-Charles Arbon. Certains sont sceptiques à l’idée de coaching. D’autres ne veulent pas s’éloigner  de leur propre méthode. »

 

Des anecdotes qui vous ont marquées ?

Matthieu Dutu : « Nous avions rencontré un dirigeant qui avait du mal à déléguer. Nous l’avons aidé à identifier d’où venait son blocage personnel, puis à refaire son emploi du temps. Nous avons ensuite demandé aux employés s’ils étaient heureux. Les réponses étaient plutôt positives vu que le patron se chargeait de tout le travail. Un employé a dit qu’il n’était pas dans la branche qu’il envisageait et a démissionné. Avec la répartition des tâches justes, les quatre autres employés ont pu améliorer leurs performances et ont ainsi compensé le départ du cinquième. »

Jean-Charles Arbon : « Je suis allé faire un audit d’un établissement qui dans l’ensemble fonctionnait bien. Le patron n’avait cependant mis en place ni planning du personnel, ni gestion des temps de travail, qui sont une obligation conventionnelle. Grâce à l’aide d’un logiciel, je l’ai aidé à mettre à jour des fiches de gestion, ce qui lui a permis d’obtenir des RHT au mois de mars sans devoir refaire tout l’administratif. »

Igor Lanari : « J’essaye d’être un cordonnier bien chaussé. Je dis à mes clients d’utiliser les méthodes que je leur enseigne. Et quand ils viennent me demander conseils, je leur réponds donc en fonction de ladite méthode. Ils me disent “mais c’est ce que tu nous a appris !“, et je leur réponds : “vous vous attendiez à que j’utilise d’autres phrases ? »

Pascal Pastor : « J’ai un client qui dans sa vie professionnelle est dirigeant. Il désire perdre beaucoup de poids. Nous abordons les étapes en douceur pour assurer une stabilité. Lorsque je lui expose le programme et lui demande son avis, il me répond qu’il me laisse l’entière décision. Cette personne a clairement besoin de sortir de son rôle de patron le temps de notre coaching. »

 

Devenir coach

Accompagner, guider, aider, conseiller, nombreux sont les synonymes qui correspondent au métier de coach. Si la voie vous intéresse, n’hésitez pas à consulter notre article « Devenir coach, ça vous parle ? »

 

Si l’accompagnement d’un des professionnels que nous avons contacté vous intéresse, voici les liens pour les joindre :

coachs

Pascal Pastor

 

 

 

 

www.pascal-pastor.com

contact@pascal-pastor.com

https://www.linkedin.com/company/gts-pascal-pastor/

 

 

coachs

Jean-Charles Arbon

 

 

 

 

https://fandb-coaching.ch

contact@fandb-coaching.ch

https://www.linkedin.com/in/jeancharlesarbon/

 

 

coachs

Matthieu Dutu

 

 

 

 

 

 

info@business-therapeutics.com

https://www.linkedin.com/in/matthieu-dutu-6a627298/

 

 

coachs

Igor Lanari

 

 

 

 

 

 

Igor.lanari@salesgenerator.ch
https://www.linkedin.com/in/igorlanari/

 

Photo credit : AscentXmedia via istock.com

Oona Baumier Oona Baumier

Journaliste de formation, spécialisée en audiovisuel, je pratique la création de contenu qu'elle soit à l'écrit, en vidéo ou en photo. Je sais également gérer l'aspect administratif d'un projet ou d'une entreprise.
Mon parcours m'a permis d'obtenir une très bonne connaissance du milieu genevois, allant du politique au culturel, en passant par le fonctionnement des institutions publiques. Je suis une personne orientée bienveillance et solutions, j'aime collaborer à un but commun.

Comments

  1. Gomes Etienne

    Je vous recommande chaleureusement Jean-Charles, Igor, Matthieu et Pascal, qui font partie de mon réseau d’entrepreneurs BNI. Ils ont des approches et des personnalités très différentes, mais vous trouverez en chacun d’eux, en fonction de vos besoins, des coaches de grande qualité ayant à cœur de vous accompagner vers le succès.

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