Les néo-banques sont parmi nous ! 

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Après l’e-banking et les banques en ligne, l’arrivée des néo-banques, appelées « banque mobiles » car conçues pour n’être utilisées que depuis un portable, change radicalement les rapports entre la clientèle et les établissements financiers.

Qui sont-elles ?

Les néo-banques sont des banques digitalisées, assimilables à des centres de paiements et font appel aux innovations technologiques du monde de la Fintech. Cela leurs permet d’offrir des services très compétitifs dans certains domaines et d’avantage en adéquation avec les attentes des usagers bancaires.

Elles disposent toutes d’une application et d’un site Internet qui permettent une gestion de compte entièrement dématérialisée, ce qui se traduit par une réduction drastique des coûts. Par exemple, aucune enquête de diligence n’est conduite pour l’acceptation d’un nouveau client, donc aucune ressource n’est nécessaire. Par ailleurs, elles permettent aux consommateurs de pouvoir piloter leurs comptes bancaires en ligne via des cartes de pré-paiement, mais aussi de pouvoir faire des retraits d’argent aux distributeurs automatiques.

La néo-banque est un établissement financier sans agences. Certaines, que l’on qualifie d’intermédiaires financiers, utilisent les fonds des clients par le biais d’une banque dite traditionnelle.

En Suisse 

Les néo-banques séduisent les Suisses. En chiffre, la néo-banque britannique Revolut, lancée à Londres en 2014 par deux anciens employés du Crédit Suisse, est déjà le leader incontesté du secteur avec plus de 300’000 clients, soit plus du double que début 2019 ! Suivent, dans une moindre mesure, les néo-banques Suisse Neon (nommée finaliste des Swiss Fintech Awards), Zak ainsi que l’allemande N26.

Une clientèle ciblée

Même si, dans un premier temps leur cible principale était les jeunes actifs de 18 ans et plus, la tranche d’âge des clients s’est considérablement élargie aux personnes suivantes :

  • Aux clients ayant besoin de pouvoir retirer de l’argent en tout temps, d’effectuer leurs paiements et leurs transactions en ligne et en différentes devises, sans avoir des taux de change de conversion exorbitants.
  • Aux personnes n’ayant pas de revenus fixes. Les indépendants ou les personnes “interdits bancaires” (pas de condition de revenus ou d’encours).

Les plus 

  • L’ouverture de compte : En quelques minutes. Pour cela, il suffit la plupart du temps d’être simplement détenteur d’un document d’identité valide.
  • L’accessibilité : Les applications pour iPhone ou smartphone sont très intuitives et ergonomiques. Développées afin d’administrer son compte de manière autonome, à 100%, depuis son mobile. Une fonction pour scanner ses documents et gérer sa facturation est également disponible.
  •  Les tarifs réduits : Pratiquement aucune charge supplémentaire, la plupart du temps gratuit pour les comptes personnels, cartes de paiement MasterCard comprises. Même chose pour les retraits d’argent à l’étranger et les virements internationaux. Elles appliquent le taux de change interbancaire en vigueur sans profits de conversion.

Les moins 

  • Un service client réduit : Concernant les offres gratuites (hors premium), le service de support en ligne se limite généralement à une messagerie instantanée. Cela peut donc prendre des mois à un propriétaire de compte bloqué, par exemple en raison d’une transaction erronée, de récupérer ses accès, voire dans certains cas, son argent.
  • Des frais cachés : Au-delà d’un certain montant ou d’un nombre de retraits effectués, des frais peuvent être appliqués. Il est donc fortement recommandé de lire attentivement les conditions et tarifs afin d’éviter les mauvaises surprises.

Avenir des néo-banques

Elles devront rapidement diversifier leurs offres car, comme le souligne une étude menée par le cabinet néerlandais Fincog, une clientèle moins active, combinée à un portefeuille de produits limités, avec de faibles marges, laisse de nombreux acteurs avec un faible revenu par client et une rentabilité qui peut s’avérer négative. De façon générale, il apparaît que plus les néo-banques comptent de clients, plus les pertes sont importantes. Par ailleurs, les banques en ligne ne vont certainement pas rester statiques car elles fournissent déjà beaucoup d’efforts pour améliorer leurs applications mobiles et rattraper leur retard.

Les offres et services sont encore limités, mais certaines néo-banques sont déjà détentrices d’une licence bancaire qui leur permettra de booster leurs activités à très court terme, pour proposer des offres avoisinantes ou équivalentes aux banques dites classiques.

 

Image par Gerd Altmann de Pixabay

Michel Schwarz Michel Schwarz

Porteur d’une expérience de 20 ans dans le monde bancaire dont plus de 5 ans en tant que responsable des environnements de test. J’ai acquis de part cette dernière activité de fortes compétences organisationnelles d’équipes de support et d’une excellente vision du fonctionnement des flux des applications financières. Ma capacité d’analyse, d’initiative et d’être à même de gérer les situations stressantes, me permettent de faire les bons choix dans une situation de crise. Ma motivation est d’apporter la solution adéquate à un problème et d’en retirer une grande satisfaction lors de sa résolution. Je place la réussite du travail d’équipe comme primordiale dans une entreprise et comme le dit l’adage « se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est une réussite ».

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