Mais qui sera, in fine, la vraie victime de la psychose autour du COVID-19 ?

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Sortons de l’émotionnel et soyons factuel !

COVID-19 nouveau virus ? Non ! Vous souvenez-vous du SRAS et du MERS ? Et oui, ce sont aussi des coronavirus qui ont aussi généré passablement de psychose de 2002 à 2003 et dans une moindre mesure en 2012. Mais vous souvenez-vous du nombre de personnes contaminées et des cas mortels ? Dans le monde entier on a compté 8346 et 937 personnes infectées (en 2003 et 2012).

Alors oui, le COVID-19 a touché plus de personnes (au 18 février 72’000 personnes) mais il faudrait aussi prendre en considération le fait que le virus est apparu dans une région avec une très haute densité d’habitant par km2. C’est un facteur primordial dans cette réflexion. L’autre élément important, c’est l’infrastructure et les habitudes sanitaires de cette région du globe.

Allons-nous tous mourir du COVID-19 ? La probabilité est minime. Le taux de mortalité est relativement faible (autour de 2%) et les victimes sont principalement des groupes à risque (malade chronique). Il est toutefois regrettable qu’il n’y ait eu qu’une seule étude relayée par les médias portant sur « le profil » des victimes. Il en ressortait que la victime « type » avait plus de 55 ans et avait soit une maladie chronique du système respiratoire ou cardiovasculaire.

Allons-nous tous être infectés ? La réponse est dans la nature du virus, vous avez tout de même beaucoup plus de chance d’attraper la grippe et ce même si vous avez pris le vaccin ! D’autre part, pour être contaminé, un contact prolongé avec la victime est nécessaire selon l’Office fédéral de la santé publique, et cela durant plus que 15 minutes !

Finalement une grippe saisonnière, pour laquelle nous disposons des médicaments et même un programme de développement de vaccins pour chaque saison, fait de loin plus de morts par année (en moyenne 500’000 décès). La somme de tous les décès liés aux coronavirus n’avoisine, et de loin pas, le nombre de décès liés à la grippe saisonnière, 646 (SRAS), 341 (MERS) et 1868 (au 18 février pour le COVID-19).

Et pendant ce temps là…

Le monde entier est focalisé sur la bataille contre le virus et instaure toutes sortes de mesures. Pendant ce temps, la situation profite aux intérêts chinois, mais cette fois, non seulement dans leur guerre économique contre les Etats-Unis, mais aussi contre l’économie mondiale.

Les premières victimes économiques commencent à tomber ; Apple révise ses prévisions, d’autres géants de tous les domaines de l’industrie commencent déjà à annoncer diverses mesures (chômage technique et autres). Ces mesures seront forcément accompagnées par des replis de rentabilité, voir de perte, et qui sait, si la situation perdure des faillites…

Qui pliera le premier ? Les pays qui essaient d’imposer des mesures protectionnistes à l’encontre de la Chine, vis-à-vis de laquelle ils sont paradoxalement très dépendants, ou le coronavirus qui disparaîtra comme ses prédécesseurs ?

 

Crédit photo : Pixabay

Ivan Matovic Ivan Matovic

Au bénéfice d’une expérience de plus de 14 ans dans le domaine de la gestion financière, la gestion des risques, le contrôle interne et le reporting. Durant ces dernières années j'ai eu la chance d’acquérir la connaissance du fonctionnement de tous les départements constituant une société d'assurance en suisse : souscription, gestion des sinistres, gestion des programmes de réassurance, et le monitoring de l'évolution du cadre législatif.

Mon domaine d'expertise applicable à n'importe quel industrie reste la gestion des risques, gestion financière et le contrôle interne. Parfaitement trilingue anglais, français et serbe avec des connaissances de base de l'italien, ouvert d'esprit, à l'écoute des personnes, diplomate et orienté résultat.

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