Sponsorize : Rencontre avec Sébastian Chiappero, entrepreneur ambitieux

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Dans cet article, nous nous sommes intéressés à Sebastian Chiappero, fondateur et directeur de l’agence de communication et événementielle Sponsorize. Cet entrepreneur a réussi à fonder sa société en alliant ses valeurs ainsi que ses centres d’intérêts. Voici son portrait.

 

Une activité en lien avec ses intérêts

Sebastian Chiappero a obtenu un MBA à la Haute École de Gestion de Genève ainsi qu’un certificat en marketing à l’IMD de Lausanne. Puis, « l’idée de sponsorize émerge du fait qu’il a réalisé son travail de diplôme, dans le sponsoring, dans le but de créer un dossier, une stratégie de recherche de sponsor pour un festival de cinéma », nous confie-t-il. Avec un background de gestionnaire d’entreprise, sa volonté a été de combiner le marketing et la communication, tout en incluant le sport et la culture, afin de trouver un bon mix vis-à-vis de ses intérêts.

 

Des activités et des clients très diversifiés

Les activités de l’agence de sponsoring sont très diversifiées. Comme le souligne le CEO, « nous travaillons sur plusieurs aspects, des deux côtés de la barrière. Tout d’abord, du côté des sponsors, on va les conseiller sur des stratégies sponsoring, sur des plans de pilotage et de mesure d’impact sponsoring. Nous avons donc développé des outils à l’interne qui permettent de calculer un impact et un ROI (Return Of Investment) sur le sponsoring et l’événementiel ». La clientèle de l’agence est composée de clubs et de fédérations sportives, ainsi que d’organisations internationales qui sont à la recherche de sponsors. Sponsorize va les conseiller et les accompagner concernant la façon de les acquérir.

Développement de deux applications de gestion

Pour se faire, l’agence a développé deux applications.

La première concerne la gestion de demande de sponsoring, qu’elle vend directement aux entreprises, car celles-ci sont très sollicitées de ce côté-là. Cette application permet de trier et de pondérer les demandes, dans le but de gagner du temps dans le processus.

La deuxième application qui a été lancée récemment est dédiée à la gestion événementielle, gestion des invitations, des fournisseurs, etc. Sponsorize a également créé le « prix du sponsoring suisse » qu’elle organise chaque année à Zürich et qui récompense les meilleurs sponsors suisses, non seulement en Suisse, mais aussi à l’international, et cela depuis maintenant 8 ans.

 

Des compétences hybrides

Les compétences clés pour exercer ce métier sont assez hybrides. En effet, il faut être analytique sur des problématiques liées aux clients, et donc sur tout ce qui est sous-jacent aux activités événementielles du sponsoring, pour les acquérir et les fidéliser. Il faut également être empathique et commercial, car les interlocuteurs de l’agence sont en général des responsables marketing ou des responsables de sociétés. Comme le précise Sebastian Chiappero, « il faut pouvoir combiner la connaissance du marketing avec des compétences commerciales, pour pouvoir gérer un portefeuille de clients ».

 

Une journée type

La journée de Sebastian Chiappero est très rythmée et variée. « On va travailler avec une collectivité publique ou alors on va avoir une personnalité politique en face de nous. Ensuite, on va rencontrer des responsables marketing de fédérations sportives, puis d’une grosse multinationale. Puis, on traitera avec des organisateurs de festivals du type Paléo, Montreux Jazz Festival, on ou encore des responsables de clubs sportifs, et on a même des sportifs de haut niveau ». Une journée se résume par du développement, de la gestion de projet avec les clients, des événements sur site, de l’analyse et des rapports d’études.

 

Les tendances du sponsoring

Les tendances du sponsoring sont très porteuses pour le futur avec la dimension de « fan expérience » qui prend de plus en plus d’ampleur. Ce concept vient tout droit des États-Unis et a pour but d’impliquer de plus en plus le spectateur dans la consommation du sport.

Comme nous l’explique Sebastian : « Ils ont créé des applications qui permettent d’interagir avec son téléphone sur les performances des joueurs et vous pouvez également jouer contre d’autres fans. L’objectif est de faire consommer le sport comme un spectacle ».

Si le hockey suisse se porte bien, avec des patinoires bien garnies et une bonne ambiance dans les patinoires, ce n’est malheureusement pas le cas pour le football suisse. Sebastian Chiappero nous donne son point de vue là-dessus: « Je pense que le foot en Suisse doit être repensé sur ces aspects-là, parce qu’il est en train de perdre du terrain par rapport au hockey.

Au niveau de la Suisse, d’un point de vue marketing, l’association suisse de football est peut-être déjà en train de réfléchir à la façon de travailler sur un show footballistique. Cela évolue soit avec des applications, soit avec d’autres choses, mais le football est en perte de vitesse au niveau des droits TV, au niveau des droits sponsorings, parce qu’on voit que les stades sont assez vides ». Nous pouvons en déduire qu’au niveau de la professionnalisation du sport business en Suisse, de gros efforts devront être fournis, afin de pallier cette défaillance.

En théorie, avant c’était le sponsor qui faisait son activation marketing, c’est-à-dire qui développait des actions opérationnelles pour se donner de la visibilité et véhiculer ses valeurs, pour le sponsorisé. Mais, maintenant la réalité fait que si le sponsorisé ne le fait pas à la place du sponsor, celui-ci va partir en disant que ce contrat coûte cher et ne rapporte rien. L’UEFA a été l’un des pionniers en la matière et l’a fait avec Gasprom qui se plaignait de ne pas avoir la visibilité qu’il escomptait. C’est exactement à ce niveau qu’intervient l’agence Sponsorize. « Nous travaillons sur toute la dimension « impact » du sponsoring. Maintenant, les sponsors commencent à demander des bilans d’impact qualitatif et quantitatif sur leur sponsoring pour pouvoir justifier leur budget ».

800 millions investis en Suisse

Les chiffres du sponsoring en Suisse montre qu’environ 800 millions sont investis chaque année, contre à peu près à 65 milliards au niveau mondial. Le sport n’est pas le seul à être impacté, le monde de la culture et du divertissement l’est également. Dans les 800 millions investis, près de 60 à 65 % le sont dans le sport, le reste dans la culture, l’éducation et l’environnement, ou dans tout ce qui touche à la responsabilité sociale des entreprises.

Pour l’avenir, l’agence va continuer à développer ses activités sur le marché suisse qui représente 80% de son chiffre d’affaires, à organiser chaque année les prix du sponsoring suisse, et à étendre peut-être son activité en France.

Alexandre Serex About Alexandre Serex

Au bénéfice d’un Bachelor en économie d’entreprise ainsi que d’un diplôme de spécialiste en marketing sportif, j’ai pu démontrer ma polyvalence au travers de mes différentes expériences professionnelles. L’organisation et la gestion d'événements, l’élaboration de stratégies marketing et commerciales, la mise en valeur des produits ainsi que les études de marché tant qualitatives que quantitatives n’ont plus de secret pour moi.

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