Traductrice, une passionnée des mots

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stele traductionLa traductrice est l’intermédiaire privilégiée en matière de communication écrite entre les personnes œuvrant au sein d’organisations, d’entreprises ou de gouvernements de régions linguistiques différentes.
La diversité des mandats qui lui sont confiés participent à l’intérêt de ce métier. Ils vont des communiqués de presse aux procès-verbaux de conférence, en passant par des textes littéraires ou à caractère scientifique; parfois même il peut s’agir d’une synchronisation pour le cinéma.

Les préparatifs
Dès réception de la demande de son mandant, la traductrice prend connaissance de ses attentes et notamment du délai de restitution souhaité.
Elle fait aussi une lecture transversale du texte remis, afin d’en évaluer sa longueur et sa complexité, éléments-clés lui permettant d’estimer le temps nécessaire à son travail. Elle doit, le cas échéant, prendre en compte la disponibilité d’un tiers pour la relecture de sa traduction. Afin de comprendre parfaitement le contenu du texte original et de le reformuler avec toutes ses nuances, elle demande des précisions à son auteur.
Une fois en possession de tous les éléments, la traductrice confirme à son mandant ou négocie avec lui un délai de restitution réaliste. De plus, elle lui donne ses tarifs qui se calculent le plus souvent au nombre de caractères – par exemple Fr 3,50 les 55 caractères espaces compris – et varient en fonction du type de document – PowerPoint, textes Word, etc. Il s’y ajoute un montant forfaitaire de relecture et la TVA.
Enfin, elle réunit la documentation sur le domaine concerné.

La traduction à proprement parler
La traductrice tient compte tant de la culture d’entreprise que de la mentalité et de la culture du pays de la langue d’origine (expressions et termes utilisés dans le langage courant). Elle a recours à  des outils informatiques (bases de données terminologiques, logiciels de traduction automatique, Internet) ainsi qu’à des dictionnaires et des encyclopédies conventionnels ou informatisés pour la recherche de termes particuliers, afin de restituer dans sa langue maternelle le contenu du texte orignal via un traitement de texte.
Par ailleurs, elle crée et développe une banque de données personnelle au fil des traductions  ainsi qu’un réseau d’informateurs utiles pour résoudre un problème linguistique ou recevoir l’éclairage d’un spécialiste.
Lorsque le cas se présente, elle vérifie tout élément pour lequel un doute subsiste.
En outre, elle gère la priorité des mandats, les étapes (traduction, relecture par elle-même ou une autre personne, délai de relecture) et les délais de restitution des documents via un outil de gestion de projet et de reporting.
Une fois la traduction finalisée, elle la remet à son mandant dans le délai convenu et établit sa facturation.

Les compétences requises
Les compétences majeures requises pour le métier de traductrice sont la facilité de rédaction, le goût et la maîtrise des langues, l’aptitude à travailler de manière indépendante et la rigueur. Viennent s’ajouter l’esprit de synthèse, la capacité de concentration  et le sens des priorités. La traductrice doit également avoir un bon sens des contacts humains, tant auprès de ses clients que de son réseau d’informateurs.

La formation
La formation classique de traductrice s’acquiert par des études dans une haute école spécialisée ou à l’université en Suisse,

  • soit une formation de 6 semestres pour le bachelor et 4 semestres supplémentaires pour le master
    auprès de la faculté de traduction et d’interprétation (FTI) de l’université de Genève
  • soit une formation de 6 semestres pour le bachelor et 3 semestres supplémentaires pour le master
    auprès de Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschafter (ZHAW).

Il est à noter que cette profession est également exercée par des personnes qui n’ont pas suivi le cursus classique ci-dessus, mais qui possèdent d’excellentes connaissances des langues et de domaines spécifiques.

Les perspectives professionnelles
La traductrice peut soit travailler à titre de salariée auprès d’organisations internationales, de grandes entreprises, d’une administration, voire des services judiciaires ou de police, soit pratiquer son métier en indépendante ou en free-lance.
Dans ce cas, elle doit se créer une clientèle et peut organiser son travail à sa convenance. Cependant, la charge de travail varie souvent énormément d’un mois à l’autre ainsi que son revenu.

Une traductrice se doit d’avoir un bon sens des priorités, savoir organiser et réaménager son emploi du temps en fonction des mandats qu’elle reçoit. Cette proactive apprécie tant l’indépendance que lui confère son travail que le contact avec ses clients et son réseau de travail. Elle est multifacette, fine négociatrice et passionnée des langues, du sens des mots et de leur portée.

Source : http://orientation.ch/dyn/1109.aspx?id=892&highlighted=TRADUCTEUR

Photo credit: Sandro_Lacarbona via photopin cc

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