Une année sans violence envers les femmes. Envisageable ?

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La Suisse connaît une recrudescence des violences conjugales, de quoi s’inquiéter.

Les parlementaires fédéraux ont ainsi multiplié les propositions pour renforcer la lutte contre la violence conjugale face aux récents féminicides.

Six meurtres récents se sont produits coup sur coup, dans la région de Zürich. Ces évènements placent la Suisse parmi les pays où ces crimes sont les plus fréquents à l’échelle européenne. En 2018, les cas d’abus domestiques y ont augmenté de 9%. A Genève, les infractions pénales pour violences domestiques ont également augmenté de 31% en 2018.

Une meilleure protection contre la violence dès 2020 

Face à cette situation critique et à la hausse de cas de violence, les élus s’interrogent sur les sanctions et les mesures à adopter pour protéger les victimes. Pour l’instant, ils envisagent la géolocalisation des agresseurs et la détention préventive des potentiels agresseurs avant même qu’ils ne commettent un délit.

Politiciens à la rescousse

Pour pouvoir aboutir, ces propositions devront remporter une majorité de voix aux Chambres fédérales et convaincre le Conseil fédéral. Celui-ci semble acquis à la cause, puisqu’il a récemment renforcé le dispositif pour protéger les victimes de violence domestique.

Prix de la procédure

Dès juillet 2020, les victimes ne devront plus assumer elles-mêmes les coûts d’une procédure judiciaire. Et dès 2022, un juge pourra contraindre un agresseur à porter un bracelet électronique. Mais il ne sera pas contrôlé en permanence, le gouvernement a jugé cette option trop coûteuse.

Infractions au sein du foyer

Selon l’Observatoire genevois des violences domestiques, les cas commis au sein des foyers ont représenté la moitié de toutes les infractions pour violences commises à Genève. Dans son rapport de 2018, on estime que 6082 victimes de violence domestique ont pu consulter, à la recherche d’un soutien, l’une des 14 institutions genevoises du réseau de prise en charge. Les femmes représentent 85% des victimes.

Une femme meurt toutes les deux semaines

En Suisse, une femme meurt toutes les deux à trois semaines sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. Les violences conjugales sont le reflet d’un phénomène de société plus large qui touche principalement les femmes (à 91%, contre 85% à Genève). Mais certains hommes en souffrent également sans peut-être en parler aussi ouvertement.

Les foyers d’accueil sont encore peu nombreux et disposent souvent de peu de lits pour recevoir les victimes. Comme le signale le journal Le Temps dans un récent article, « les mesures de protection et les places d’hébergement d’urgence pour les victimes sont insuffisantes ».

 

Sources :

https://www.ge.ch/dossier/prevenir-violences-domestiques/observatoire-violences-domestiques

https://www.ge.ch/dossier/promouvoir-egalite/bureau-promotion-egalite-prevention-violences

https://www.letemps.ch/suisse/suisse-un-feminicide-toutes-deux-trois-semaines

https://www.rts.ch/info/suisse/10677938-les-recents-feminicides-en-suisse-font-reagir-les-parlementaires-federaux.html

https://www.24heures.ch/suisse/suisse-romande/violences-domestiques-forte-hausse-cas-penaux/story/28063075

Photo credit : needpix.com by Alexas_Fotos

Caridad Clemente Caridad Clemente

Au bénéfice d’une expérience internationale dans la gestion de projets au sein de différentes ONGs. J’ai occupé le poste de coordinatrice de projets. Ces 8 années d’expérience m’ont permis d’acquérir et consolider mon savoir-faire en matière de gestion de projets, gestion stratégique de partenariats, reporting et recherche de fonds. De plus, J’ai souvent eu à former les stagiaires, ce qui m’a permis de développer mes compétences en matière de supervision et Team-building. Dotée d’un esprit de synthèse et d’analyse, proactive, je me considère comme une personne rigoureuse, résistante au stress, autonome, polyvalente, responsable et respecte les délais.

D’origine espagnole, j’ai obtenu une licence en Sciences Humaines (Université d’Alicante) et un DEA en études européennes à l’Université de Genève. Plus récemment, je me suis spécialisée dans la thématique du Genre grâce à un CAS obtenu à l’IHEID (Institut de hautes études internationales et du développement), en plus d’une certification IPMA en gestion de projets.

Parfaitement bilingue Français/Espagnol avec un excellent niveau en Anglais.

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