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OCE: Entretien avec M. Daniel Fradkoff, directeur des Ressources Humaines

par Dominique Wyss

 

Le centre d'accueil et d'inscription de l'Office cantonal de l'emploi (OCE), situé au 6 rue des Glacis de Rive, reçoit toutes les personnes à la recherche d'un emploi et souhaitant s'inscrire au chômage. Depuis son ouverture en septembre 2007, le Centre d'accueil a mis en place un processus d'inscription rapide permettant d'accélérer le premier contact avec les conseillers en personnel travaillant au sein des agences ORP (Office Régional de Placement), des instances qui elles aussi, recrutent ! Entretien avec le directeur des Ressources Humaines, Monsieur Daniel Fradkoff.

 

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© OCE - Offfice Cantonal de l'Emploi

Quels sont les critères que vous recherchez, au niveau de la personnalité d’un candidat, pour le poste de « conseiller » par exemple?

 

Un conseiller doit avoir un bon sens de l’écoute, une capacité relationnelle évidente, de l’empathie tout en étant capable de gérer les situations conflictuelles et savoir sanctionner si nécessaire, devoir prendre des décisions qui parfois ne sont pas faciles face à des demandeurs d’emplois déjà fragilisés. Savoir gérer son stress et celui des autres.

 

Et au niveau purement académique, comment sélectionnez-vous vos futurs conseillers?

 

En règle générale, le pré-requis est une formation secondaire supérieure. Nous privilégions bien sûr les candidats qui ont un brevet fédéral de spécialiste en gestion du personnel ou l’ancien brevet fédéral de conseiller en personnel ou encore celui en assurances sociales, mais cela n’est pas une condition absolue à l’embauche.

 

Vu le nombre de différentes nationalités sur Genève, faut-il maîtriser plusieurs langues pour travailler au sein de l’Office cantonal de l’emploi?

 

Non, pas nécessairement. Nous partons du principe que quand quelqu’un vient s’inscrire auprès d’une administration, il devrait comprendre le français. Nous essayons, malgré tout, d’être le plus souple possible surtout au début avec un nouveau chômeur. Mais dès le moment où le demandeur d’emploi est pris en charge par un conseiller, il doit être à même de s’exprimer en français ou se faire accompagner par une personne apte à traduire.

 

Devez-vous suivre une procédure établie par l’Etat quand vous recruter de nouveaux candidats?

 

Effectivement, tout d’abord les postes vacants sont répertoriés dans le bulletin des places vacantes de l’Etat (à consulter entre autre sur internet). Si l’on décide qu’un poste va plutôt favoriser un candidat à l’interne, nous devons le préciser sur l’annonce. Comme nous recevons en général énormément de dossiers, je fais un premier tri et transmets les dossiers sélectionnés à la direction du service concerné qui se charge de faire un second tri. Ensuite, les candidats sélectionnés sont reçus dans un premier temps par le ou la chef/fe d’agence. Enfin si la personne a franchi cette étape, un dernier entretien a lieu avec la direction du service et moi-même. Par la suite, la direction du service donne un préavis à la direction des Ressources Humaines du département qui procède à l’engagement.

 

L’âge a-t-il un impact dans la présélection des candidats ? Un senior aura-t-il autant de chance qu’un plus jeune?

 

L’âge n’a aucune importance. Nous aurions même tendance à prendre des candidats qui ont déjà une bonne expérience professionnelle.

 

Quel type de profil recherchez-vous actuellement?

 

Des conseillers en personnel auxiliaires, c'est-à-dire avec des contrats à durée déterminée. Pour ces postes là, nous ne pouvons pas offrir de garantie d’engagement fixe, il faut bien en être conscient. Donc, les personnes qui s’engagent avec ce type de contrat savent qu’elles devront rechercher un autre emploi plus ou moins à long terme.

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© Michael Martin pour Gbnews

 

Offrez-vous des formations continues à vos employés?

 

Oui, il y a un catalogue de formations continues de l’Etat de Genève qui circulent sur le net. Le personnel de l’Etat peut, en principe, choisir deux cours de perfectionnement par année.

 

A part cela, nous organisons aussi des formations bien spécialisées, pour les conseillers par exemple, comme « comment conduire un entretien », « comment gérer les conflits » ou « comment accompagner le demandeur d’emploi ». Il ne faut pas oublier qu’en général quand une personne perd son emploi, elle se trouve souvent dans une situation comparable à un deuil. Il y a une phase de révolte, ensuite d’acceptation et il faut arriver à l’accompagner dans ces différentes phases.

 

Les lois sur le chômage ont un peu évolué. Il y a quelques années quand un chômeur arrivait en fin de droit, il pouvait être dirigé vers des emplois temporaires cantonaux, qui au bout d’une année, lui redonnait droit aux indemnités de l’assurance chômage. Cette mesure a été supprimée. Y a-t-il une autre alternative pour ceux qui arrivent en fin de droit?

 

Effectivement, les emplois temporaires cantonaux redonnant un droit aux indemnités fédérales ont été supprimés. En revanche, d’autres mesures les ont remplacées. Notamment les « emplois de solidarité » offerts, à certaines conditions, à des chômeurs en fin de droit ne pouvant accéder au marché primaire de l’emploi. Ces contrats sont conclus avec des associations à but non lucratif et les salaires sont basés en fonction du degré d’étude et d’expérience professionnelle.