Focus sur le contraste entre peur, intégration et apprentissage

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apprentissage

Peur et intégration de la connaissance, sous la loupe

Quelques réflexions ont été suscitées par la présentation du GBN Talk 3. Le sujet de ce talk portait sur le fait de se servir de l’échec pour construire son succès. Pour cela, un changement d’attitude est nécessaire.

Cependant, les comportements sont parfois si ancrés, qu’un changement d’attitude dans la vie quotidienne peut se révéler difficile. Gabor Maté, médecin canadien spécialisé dans l’étude et le traitement des addictions, est connu pour ses positions inhabituelles sur les troubles de l’attention et pour ses convictions sur l’existence de liens étroits entre santé physique et santé mentale. Il nous explique comment nos comportements se sont ancrés, et pourquoi il est donc si difficile d’en changer.

 

Le constat

Pour Gabor Maté, les problèmes de comportements observés chez les enfants à l’école ne sont pas les effets de la pollution ou de la nourriture dénaturée que nous consommons. Il lie plutôt cela au mode de vie effréné des parents. Ces derniers n’ayant plus de temps à consacrer à leurs enfants, ceux-ci auront encore moins la possibilité de développer des liens avec leur entourage.

Par le passé, les grands-parents qui vivaient dans la maisonnée assuraient le développement de cette relation. Ce n’est majoritairement plus le cas aujourd’hui. Dès lors, il nous met en garde et prédit une intensification des problèmes de comportement à l’avenir, car le rythme de vie des parents n’ira pas en s’amenuisant… Le manque d’intégration des enfants dans la vie familiale leur donne donc la sensation de se sentir inadapté et à part.

Dès lors, nous imaginons un peu mieux les dégâts que peuvent causer sur un enfant, l’attitude des adultes qui pourrait être interprétée comme un rejet (en raison de leur manque de temps ou de disponibilité). Ce sentiment de rejet induit que l’enfant passe en mode survie, les relations sociales étant un besoin vital pour chaque individu. Or, les réactions instinctives de survie font appel aux mêmes mécanismes que la peur.

Dans cette optique, le discours de Gabor Maté met en contraste la peur et l’apprentissage, car ceux-ci sont totalement antinomiques. Il explique que tant que nous sommes dans des réactions instinctives de survie, un apprentissage n’est pas possible, puisque nous faisons appel au cerveau reptilien (qui sert à nous protéger), alors que, pour apprendre, nous devons être ouvert et totalement vulnérable. L’enfant se referme alors et devient imperméable à tout apprentissage. Le cauchemar écolier de certains enfants prend ici toute sa mesure. Pour un complément d’information, allez voir la vidéo de Gabor Maté.

 

Que faire?

Déloger ce que le passé a installé dans la mémoire peut parfois relever de l’exorcisme ! L’état de survie ayant programmé des fonctionnements qui ne tiennent pas compte des règles sociales fait que tout cela peut nous revenir en pleine figure. En effet, ce n’est que dans des conditions où l’enfant possède une place, et où les adultes prennent le temps de le comprendre et d’expliquer, que ces réactions reptiliennes d’« œil pour œil, dent pour dent » cèdent la place à une réponse plus sociable, telle que : « … mais qu’ai-je fait pour mériter cela de ta part ?… ». Le dialogue peut alors s’installer.

Les réponses instinctives n’impliquant aucun choix, nous en sommes le jouet inconscient et notre destin, peu attractif dans ces conditions, peut se dérouler sans aucune participation consciente de notre part… Or, il existe fort heureusement des moyens afin de devenir davantage « le maître de notre propre vie ».

Ces méthodes mettent au jour le décalage entre la réalité et le spectre de la peur qui peut être révélé par ces méthodes. Dans ce cadre, le dernier article de Christel Mesey, a particulièrement suscité notre intérêt : «Physical reaction to change and stress ». Cet article y explique en détail en quoi consiste le mode de survie. Tout aussi intéressant, cet autre article du même auteur apporte également des détails sur le développement de la personne dans un environnement favorable. Christel Mesey, coach de vie, entre autres, met à notre disposition les divers outils qu’elle a acquis.

 

Conclusion

Réflexion faite, si les réactions du cerveau reptilien de nos semblables semblent parfois inappropriées, démesurées ou socialement inadaptées, le fait de savoir que nous ne sommes pour rien dans les réactions de l’autre, qui réagit par rapport à son propre passé, nous permet d’avoir davantage de recul. Sans compter que pour compliquer les choses, notre propre cerveau reptilien peu parfois également surgir de l’ombre… Nous pourrons donc prendre les choses beaucoup moins personnellement. Ou à l’inverse, si nous sommes sensibles au challenge du développement personnel, nous pourrons les prendre si personnellement, qu’elles représenteront la matière première de notre travail sur nous-mêmes. Cerise sur le gâteau, la démarche générera une réelle compréhension, envers nous-même et les autres.

 

Sources :

Conférence GBN Talk 3 : https://www.gbnews.ch/gbn-talk-3-echec-reussite-marc-turiault/

Gabor Mates : https://www.youtube.com/watch?v=UYvxlkCGmbQ

Christel Mesey : https://www.gbnews.ch/physical-reaction-to-change-and-stress/

Crédit photo : pexels.com/

Francoise Baroffio

Francoise Baroffio


I am an accomplished assistant with over 30 years of experience in various fields, including finance, for fiduciaries, banks and asset management companies - biotechnology and internal control.

My natural curiosity drives me to learn about the responsibilities and roles of a position in depth, so people can fully rely upon me. At the same time, it also means there is nothing I like more than meeting new people and immersing myself in new cultures, something which has lead me to not only master English, but also to spend over 10 years learning Chinese!

There are three main sides to my character :

- As an altruistic person, I am a team player and client satisfaction is paramount for me.

- I strongly believe that the key to good communication is to listen attentively and to provide clear explanations. This is another strength.

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