L’aéroport de Genève simule un crash aérien

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crash aeroportAfin de mettre à l’épreuve leur capacité à réagir en cas d’urgence, les équipes de l’aéroport ont simulé une catastrophe aérienne. Dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 mai 2015, près de 750 personnes ont été mobilisées pour l’exercice.

L’aéroport a été le théâtre d’un évènement extraordinaire la nuit du 26 au 27 mai. En effet, un exercice grandeur nature a été mis en place pour tester l’efficacité du dispositif OSIRIS spécialement conçu pour gérer des situations exceptionnelles, telles qu’un crash aérien. Ambulanciers, pompiers et les différentes équipes étaient sur le pied de guerre pour prendre en charge les blessés, accueillir les familles des victimes et gérer les médias, le tout dans un décor très réaliste.

crash geneve aeroportDe la fumée, des flammes, quelques corps gisant de-ci, de-là, des rescapés blessés gémissants : Voilà ce qu’il reste de l’Airbus A-330 de la compagnie Birdfly en provenance de Doha. Le vol 5649 s’est abîmé au bout de la piste 23 de l’aéroport international de Genève, aux alentours de minuit. Bien que l’accès soit correctement gardé et qu’il soit presque impossible de s’approcher du lieu du crash, la tension est palpable et divers véhicules circulent dans tous les sens pour sécuriser la zone, évacuer les blessés et transporter les divers intervenants. Dans la nuit noire, il est difficile de distinguer quoi que ce soit, si ce n’est les gyrophares bleus et orange qui semblent pressés d’arriver à destination. Tout a l’air plus vrai que nature, de l’ambiance générale aux détails du maquillage des blessés.

Malgré les difficultés de l’opération et une ligne à haute tension sectionnée, les sapeurs-pompiers sont arrivés sur le lieu du crash très rapidement et ont pris en charge les blessés. Pour l’attaché de presse de l’aéroport, Bernard Stämpfli, « l’exercice s’est bien déroulé. Il y a bien sûr des détails à corriger, mais dans l’ensemble, les équipes ont pu gérer la situation avec professionnalisme et efficacité ».

crash maudetCet exercice a demandé près de 18 mois de préparation et la collaboration des nombreux services. « Personne n’est à l’abri d’un accident tragique, c’est pourquoi nous tenons à être prêts à faire face à de telles situations », ajoute Bernard Stämpfli. Les résultats officiels du test figureront dans le rapport publié dans deux mois : En attendant, les personnalités politiques présentes, dont le conseiller d’Etat chargé du département de la sécurité et de l’économie, Pierre Maudet, se félicitent de l’efficacité et de la rapidité des services impliqués. « Il faudra attendre le rapport final, cependant le premier bilan est très positif. Il est difficile de se préparer à l’inconnu, néanmoins le professionnalisme des équipes d’urgence est remarquable et rassurant », ajoute le conseiller. Pour répondre aux exigences de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), l’aéroport genevois répètera ce genre de simulations tous les 3 ans.

Photo credit : Rene Torres

Comments

  1. Oscar

    Merci pour ce compte-rendu, il est toujours intéressant d’avoir un regard de l’intérieur sur ce type d’exercice. Pensez-vous que le relais médiatique était suffisamment important néanmoins? Il me semble que la Tribune de Genève a été le seul média à y avoir consacré un article.

  2. Nicole

    Article très intéressant!
    En effet, même si ce genre d’incident est extrêmement rare, un aéroport doit toujours être prêt à réagir aux pires scénarios.

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