L’employabilité, c’est… Sortir de l’école et trouver un job !

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Lego graduate

Si certaines filières universitaires en France ont acquis le triste surnom d’ « usines à chômeurs »[1], en Suisse les jeunes diplômés peuvent encore garder bon espoir d’une insertion professionnelle réussie.

Selon l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), en termes d’emploi, en Suisse, un écart de 20 points de pourcentage sépare les diplômés des universités et Hautes écoles spécialisées (HES) de ceux qui se sont arrêtés au niveau secondaire obligatoire. Les détenteurs de diplôme secondaire post-obligatoire (maturité) et postsecondaire arrivent, eux, avec 10 points d’écart. Une certitude n’est plus à prouver : partout en Europe, une formation de niveau tertiaire nous rend plus « employables » ! Bon à savoir : en temps de crise économique, plus le niveau de formation est élevé, plus nous avons des chances de conserver notre emploi.[2]

Faut-il un diplôme pour travailler ?

En Suisse, où l’apprentissage joue un rôle important dans la formation professionnelle des jeunes, le nombre de diplômés sur le marché de l’emploi reste parmi les plus faibles d’Europe : pas d’inflation de diplômes à dénoncer en Helvétie ! Mais ce chiffre ne cesse d’augmenter. Parmi les personnes en emploi, en 1994, 13,9% détenaient un titre tertiaire; en 2008, elles étaient déjà 21,2%[3] et en 2013, presque un tiers (30%) des actifs possédaient un tel titre[4]. La moyenne genevoise était encore plus élevée que la moyenne suisse, atteignant les 41% ![5]

Quelle formation tertiaire ?

En Suisse, les étudiants peuvent choisir entre la filière universitaire (sept universités et deux écoles polytechniques fédérales) et les HES. Les premières, institutions historiques ancrées dans une tradition académique qui valorise le savoir en soi, pratiquent la recherche fondamentale. Actualité oblige, les universités suisses s’éveillent à la nécessité d’intégrer les réalités du marché de l’emploi aussi bien dans leur offre que dans la préparation des étudiants. Fruit des réformes des années 1980-90, les HES pratiquent la recherche appliquée. Ces institutions ont rivé le pragmatisme jusque dans leur mission : leurs programmes intègrent les aspects pratiques de la vie professionnelle et  cherchent à favoriser le développement « économique, social, écologique, environnemental et culturel »[6] du pays.

Le tertiaire, un atout pour l’emploi

Signalons encore que si 6% des diplômées de l’Université de Genève sont restés sans emploi en 2008[7], ce taux était de 2% pour les HES en 2011[8] (tous domaines et toutes qualifications confondues).

La formation tertiaire (université ou HES) n’est pas la garantie d’une vie professionnelle épanouie, même si les statistiques de l’emploi plaident en sa faveur. Chaque secteur de l’économie, chaque parcours professionnel bénéficie d’un certain nombre de formations qui lui sont propres; à chacun de nous de peser l’impact potentiel d’une qualification particulière sur notre avenir professionnel. Néanmoins, la place accordée dans le curriculum aux réalités économiques est un facteur important à prendre en considération  – si votre objectif est de trouver un job à la sortie de l’école !

Témoignage

Séraphine Lantiblé a décroché son premier poste dès la fin de ses études en HES.

« La Haute Ecole de Gestion de Genève m’a permis de parfaire ma pratique et mes connaissances. Par exemple, mes cours sur les bases de données étaient fondés sur le système Oracle, le même utilisé par les entreprises, tout comme le logiciel de gestion d’entreprise SAP (progiciel de traitement de données) et ERP (progiciel de planification de ressources) et le fournisseur de réseaux informatiques Cisco. Si la HES n’existait pas, j’aurais dû complètement changer de métier car mon domaine, l’informatique de gestion, ne figure pas au catalogue de l’université en Suisse. »

Les études, j’y perds mon latin…

Secondaire obligatoire: 9 ans d’études (Cycle) suivis d’un apprentissage, école de commerce ou de culture générale ; CFC.

Secondaire postobligatoire: maturité.

Post-secondaire: école professionnelle ; filière vocationnelle (par ex. brevet fédéral).

Tertiaire: université, HES (Bachelor, Master, Doctorat…).

Sources:

[1] Quels débouchés pour les filières universitaires ?, Martine Laroche, Le Monde, 27.02.2007. http://www.lemonde.fr/vous/article/2007/02/27/quels-debouches-pour-les-filieres-universitaires_876810_3238.html

[2] Regards sur l’éducation, OECD 2011. http://www.oecd.org/fr/edu/apprendre-au-dela-de-l-ecole/48640309.pdf

[3] Les diplômes qui assurent un job, Kevin Gertsch, L’Hebdo, 20.06.2012. http://www.hebdo.ch/les_diplomes_qui_assurent_un_job_162050_.html

[4] Coup d’œil niveau de formation et profession dans le canton de Genève en 2010, Statistique Genève, N° 51 mars 2013. http://www.ge.ch/statistique/tel/publications/2013/analyses/coup_doeil/an-co-2013-51.pdf

[5] Ibid.

[6] http://www.hes-so.ch/fr/sommes-nous-26.html

[7] Brochure Objectif Emploi 2008, Université de Genève, http://uniemploi.unige.ch/uploads/documents/BrochureObjectifEmploi14.11.08.pdf

[8] Premier emploi après les étudies, CSFO, Berne 2013. http://www.berufsberatung.ch/dyn/bin/51769-51775-1-cahier_04_economie.pdf

Photo credit: Nuwandalice via photopin cc

Comments

  1. Tekla Puskas

    C’est bien de s’en rendre compte! Les études tertiaires peuvent aussi montrer d’autres perspectives et rendre les candidats plus ouverts au monde et à la vie.

    • Jienna Foster

      Bonjour ! Nous n’avons pas de newsletter, mais vous pouvez nous suivre sur Facebook (https://www.facebook.com/GenevaBusinessNews) et LinkedIn (https://www.linkedin.com/company/geneva-business-news-gen-ve).

      Merci pour votre intérêt !

      La rédaction

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