Les Hautes Etudes suisses en chiffres  

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Selon la dernière étude de l’Office Fédéral de la Statistique publiée en décembre 2018 et portant sur cinq ans (2012-2016), 9.6% des étudiants genevois seraient encore au chômage un an après l’obtention de leur Master, alors que la moyenne suisse se situe à 4.8%.

 

Différences entre les régions linguistiques

Comme le montre ce graphique, il existe des disparités selon les régions linguistiques en Suisse :

hautes étudesCes différences s’expliquent, entre autres, par la grande part d’étudiants d’origine étrangère dans la partie romande, le manque de maîtrise des langues nationales ou par la prise d’une année sabbatique.

 

Un fort pourcentage d’étudiants étrangers à l’UNIGE

A noter que l’UNIGE est particulièrement attractive pour les étudiants étrangers (domicile au moment de l’obtention du certificat d’études secondaires). Ceci s’explique notamment par sa proximité avec la frontière française ainsi que sa situation dans une « Genève internationale ».

UNIGE est la 3ème haute école suisse avec l’EPFZ à compter le plus d’étudiants issus de l’étranger (37%), derrière l’EPFL (54%) et l’Université de la Suisse italienne (62%). La moyenne nationale, elle, se situe à 26%.

Ce taux élevé de diplômés sans emploi inquiète l’Université de Genève qui a lancé une enquête sur ses anciens étudiants et qui met l’accent sur les stages professionnels (les rendant même obligatoires dans certaines Facultés). Le marché suisse romand étant plus tendu, les jeunes diplômés se doivent d’être plus structurés et précis concernant leur projet professionnel et donc plus performants.

 

Le nombre d’immatriculations augmente

Ces chiffres ne semblent pourtant pas décourager le nombre d’intéressés, puisque la barre des 17’000 immatriculés a été dépassée pour la première fois au semestre d’automne 2018.

A la rentrée 2019, on compte près de 60’000 personnes inscrites dans les établissements universitaires de Suisse romande (EPFL inclus). L’Université de Genève se retrouve en tête, suivie par l’Université de Lausanne et par L’École Polytechnique Fédérale de Lausanne.

Ces trois établissements enregistrent une légère hausse du nombre d’immatriculations.

Alors que les femmes sont majoritaires dans les Universités, la tendance s’inverse pour l’EPFL où elles ne sont représentées qu’à 28.8%, contre 71.2% pour les hommes.

Le nombre d’immatriculations pour les Hautes Écoles Universitaires et Hautes Études Spécialisées qui représentait plus de 230’000 étudiants a doublé depuis 2000.

 

Les places des universités suisses sur la scène internationale

En réponse à la concurrence internationale croissante entre les universités, différents modèles de classement fondés sur des méthodologies quantitatives et qualitatives ont été développés. Même si le côté arbitraire du choix des critères peut être contesté, la presse et les acteurs de la formation et de la recherche s’y réfèrent couramment.

Voici les résultats des 4 plus grands classements internationaux pour les universités suisses :

ranking hautes etudesLa Suisse se place au 2ème rang des pays de l’OCDE (après les États-Unis) en termes de dépenses pour la recherche et l’enseignement pour la formation tertiaire, le plus haut niveau d’études, avec 27’831 dollars par an et par habitant. Elles ont augmenté de 70% depuis l’an 2000, uniquement pour les universités.

Elle occupe la 3ème position des meilleurs systèmes de hautes écoles dans le monde après les États-Unis et la Grande-Bretagne, selon le QS World University.

 

Quels choix pour les Écoles Supérieures Suisse ?

On pourrait se poser la question de savoir pourquoi avec de tels investissements, et une telle renommée de nos Études Supérieures en Suisse, les débouchés professionnels pour les jeunes diplômés ne sont pas autant garantis qu’il n’y paraît.

Apparemment, il existerait des doublons au sein des formations. Les financements publics et l’émergence de nouvelles facultés se feraient plus en fonction des choix politiques, au détriment de la qualité. Les forces scientifiques manquent. La concurrence internationale se faisant de plus en plus pressante, une orientation vers de plus amples spécialisations serait peut-être plus judicieuse, plutôt que de vouloir absolument assurer une offre de formation la plus complète possible, et ce partout en Suisse.

Pour rappel, les sept Hautes Études Spécialisées de Suisse regroupent 250 filières et les 12 Hautes Études Universitaires (Écoles Polytechniques inclues) regroupent 500 filières.

 

Sources :

  • RTS info, publication 20.09.2019
  • Office fédéral de la statistique, Numéro OFS 1670-1600, Date de publication 10.12.2018
  • ch.ch
  • Le Temps publication 17.01.2018
  • wikipedia.org

Photo credit : Yann Forget via wikimedia.org

Isabelle Hasse Hager Isabelle Hasse Hager

More than 20 years of professional experience in financial fields (bank, private University and companies), coupled with several years as teacher at Swiss secondary schools in accounting & Business management.
I am particularly efficient at figures, training and managing. Having recently worked in medium sized companies, I am especially skilled at organizing, and rationalizing processes. Familiar with the field of education in multi-cultural environments.

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