Programmeur ou développeur ? Une précision qui fait la différence

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développeur

Des technologies et des métiers

An amazing programmer doesn’t necessarily make an amazing developer because a developer has to juggle more parts of the project. Many developers start out as programmers and work their way into developer positions if they are interested in taking on greater responsibility.

What’s the Difference Between a Developer and a Programmer?, Tim Collins, 2012

(Un programmeur extraordinaire ne fait pas nécessairement un développeur extraordinaire, car un développeur doit jongler avec plusieurs parties du projet. De nombreux développeurs débutent en tant que programmeurs et occupent des postes de développeur s’ils souhaitent prendre davantage de responsabilités. tdlr.)

Il existe différents métiers, dans le secteur de l’informatique, qui peuvent être relativement méconnus du grand public. Nous pouvons citer les admins sys, techs réseau, techs assit et autres specialists DBA/BI/SAP comme autant de ces métiers qui sont liés à une technologie ou à un domaine spécifique. Parmi tous ces termes, nous nous intéressons à la différence entre un développeur et un programmeur. Cela a-t-il un impact sur le marché de l’emploi  ?

 

Vocabulaire

Serait-ce une simple question de vocabulaire  ? Pouvons-nous indifféremment utiliser un terme à la place de l’autre  ?

Il convient, pour mieux comprendre, de replacer ces métiers en fonction de leur domaine, que ce soit orienté conception ou exploitation, et du niveau de formation où d’expérience acquis. La figure suivante est reprise d’une présentation de l’IDEC de 2005. Ce graphe reste étonnamment correct malgré l’augmentation de la diversité des métiers.

Répartition des métiers de l'informatique

Les métiers de l’informatique. Reprise du graphe issu du document « Informatique de gestion — Domaine, métiers et filières de formation » édité par l’IDEC, 2005

Il faut noter que les termes de “programmeur” et “développeur” sont bien différents.

Là où le développeur sera plus dans l’analyse et la conception d’une solution logicielle, le programmeur, lui, est orienté vers la réalisation et la mise en œuvre. En d’autres termes, le programmeur utilise principalement les technologies de programmation (c’est-à-dire des langages de programmation et des logiciels d’édition spécialisés) alors que le développeur se situe à un niveau d’abstraction au-dessus où il peut s’affranchir des technologies lors de certaines phases d’un projet.

 

Le maître-mot  : projet

Le projet est peut-être le point central autour duquel s’articule la différence entre programmeur et développeur.

En effet, c’est dans le cadre de projets – de développement – que s’illustre un développeur. Il est en mesure de mettre une ou plusieurs solutions en place pour répondre à une problématique. En somme, le développeur sait comment transformer les besoins et directives – souvent non techniques – en fonctionnalités à mettre en œuvre dans une solutions logicielles.

C’est à ce moment qu’intervient le programmeur. Il a une maîtrise technique qui lui permet de respecter à la fois les directives techniques du cahier des charges d’un projet, mais aussi les standards en matière de programmation.

 

De qui a-t-on besoin  ?

A l’heure actuelle, le terme de programmeur est bien moins référencé que celui de développeur. L’impact n’est pas négligeable.

Une plateforme professionnelle telle que LinkedIn affichera plusieurs milliers d’offres pour l’intitulé software developer alors que la recherche de poste de software programmer peinera à atteindre une centaine de réponses.

Cela montre a quel point il peut être important, tant pour un acteur du domaine que pour une personne responsable des ressources humaines, de savoir définir plus exactement les compétences réelles disponibles ou nécessaires pour un poste.

 

C’est le sens général du progrès : des outils deviennent accessibles aux masses et démocratisent des technologies autrefois réservées à des spécialistes. Mais, dès lors que les choses sont devenues une commodité, la différentiation passe par un nouveau niveau technique, nécessitant à son tour de savoir programmer.

Quels pourraient être les points de vue partagés par les différents acteurs du marché de l’emploi  ? De plus, avec la pénétration de plateformes de développement de type low code ou no codei.e. des environnements de programmation basés sur une approche graphique facilitant la création d’applications, ou encore AI et Tensorflow – des plateformes dédiées au machine learning, les métiers de l’informatique au niveau de la conception et de la réalisation doivent évoluer.

Si la programmation est vouée à devenir une compétence standard, au même titre que la bureautique, comment adapter le niveau technique des programmeurs  ? Quelles répercussions cela aurait-il sur les autres métiers de l’informatique  ?

Ce sont autant d’axes de réflexion qui seront étayés dans de prochains articles.

Sources :

Thierry Sorg

Thierry Sorg


Someone told me it may be a challenge for me to write technical articles for non-IT people... Guess what! I'm writing!

I'm a computer scientist with a previous background in ERP development and a taste for teaching.
I'm a scientist in the heart, so if it can be seperated in small pieces and then studied during hours with a magnifying glass, it will interest me. There's no doubt!

I think there is a good place to write my motto just after the very next colon: rather than programming solutions, I love to solve problems.

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