Travesía : L’art de la danse se penche sur la migration

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traversia

Travesía, le dernier spectacle de la Cie NoTa & Guests et de la Cie Danzur du programme LanzArte, mêle hip-hop et danse contemporaine inspirée de deux continents. Dix jeunes – 5 Boliviens et 5 Genevois – questionnent par le mouvement le thème de la migration, comprise comme un voyage autant géographique qu’existentiel.

 

Travesía : Spectacle sur deux continents

Ce spectacle, créé simultanément à Cochabamba (Bolivie) et Genève, donne la parole à des jeunes d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs. Il est issu du projet LanzArte développé par l’ONG Solidar Suisse en Bolivie depuis 2006, et dont l’implémentation est soutenue par la section genevoise de Solidar depuis 2015. Il a offert à la jeunesse bolivienne et genevoise des possibilités uniques de faire du plaidoyer social ou politique, via l’art. A l’occasion du 5ème anniversaire de Solidar Suisse Genève, les partenaires boliviens ont été invités à Genève, en novembre dernier.

Le caractère unique du spectacle Travesía, en plus de la fusion des danses urbaines et contemporaines, est qu’il a été créé simultanément en collaboration, sur deux continents avec des réalités très différentes comment celles des jeunes de la Bolivie et de Suisse.

La danse véhicule des idées

Ces deux troupes ont réussi à communiquer à travers la danse, passant outre les différences sociales et linguistiques. Elles ont produit un spectacle ayant un impact détonant, de par le message chargé d’émotion et de force que les jeunes ont transmis.

Le travail de création et de répétition s’est fait pendant des mois à distance. En effet, Noelia Tajes, directrice de la Cie NoTa & Guests (Genève) a créé avec Patricia Sejas, du projet LanzArte et de la compagnie Danzur (Cochabamba), une chorégraphie collaborative sur le thème d’actualité de la migration.

 

Les deux troupes s’adaptent l’une à l’autre

Les deux troupes ont eu besoin d’une période de mise en commun pour s’entendre sur la façon de gérer le projet, et sur la manière de réaliser conjointement la chorégraphie Travesía pour atteindre l’essence du message à transmettre, et ainsi atteindre un objectif commun.

Elles se sont lancées dans le processus créatif et de documentation qu’elles ont partagé par Skype en envoyant des vidéos, afin que chaque groupe voie le travail de l’autre groupe et se l’approprie. Finalement le spectacle n’a été monté qu’en deux jours. Les jeunes artistes ont fait preuve d’adaptabilité et de professionnalisme.

 

Expérience enrichissante

Pour ces 10 jeunes, ce fut une expérience très enrichissante. Les jeunes Suisses, ont travaillé à partir leur sensibilité et perception de la migration exprimée par les jeunes Boliviens. Il se sont ainsi sensibilisés à des thèmes auxquels ils ne sont pas confrontés quotidiennement et ont ainsi découvert une vision qui a changé leur façon d’appréhender la vie.

Quant aux jeunes boliviens, en plus de vivre leur première expérience hors de leur pays, ils repartent avec une approche plus technique de la danse et une empathie auprès de leurs parents qui ont dû migrer dans une autre ville ou pays pour leur offrir une vie meilleure. Au cours de tout le projet, les dix jeunes ont eu l’occasion d’échanger, de se rencontrer et de découvrir leurs différences.

En guise de conclusion, les jeunes de ce projet lancent un appel à leurs congénères: « Pour que l’avenir soit plein d’espoir, nous avons besoin de nous engager dans notre société à travers l’art. Heureusement, il y a de plus en plus d’initiatives qui viennent des jeunes. Notre avenir nous appartient ! ».

 

Dans son programme en Bolivie : JEUNESSE, ART ET DÉMOCRATIE, Solidar entend remédier à de nombreux problèmes sociaux, auxquels font face les jeunes qui se sentent souvent discriminés et chassés des espaces publiques. Des offres culturelles comme le théâtre et le cinéma permettent à la jeunesse de prendre confiance en elle et d’encourager sa réflexion sur sa situation et sur des thèmes sociaux d’actualité.

Par ailleurs, les jeunes peuvent exprimer leurs préoccupations dans leurs propres films et programmes radiophoniques. Ils sont donc davantage enclins à s’engager pour leur société et la vie politique et à lutter contre la discrimination, la violence, l’alcool ou la drogue.

Ce projet de coopération est financé par la Direction du développement et de la coopération (DDC), la Fédération Genevoise de Coopération, la Fondation Alta Mane et la fondation Mariamarina.

Sources :

https://www.solidar.ch/fr/travesia

https://www.solidar.ch/fr/projet/bolivie-jeunesse-art-et-democratie

https://www.cienota.com/

https://noeliatajes.wixsite.com/noelia-tajes

Photo credit : Taj — en Ginebra

Cari Clemente Cari Clemente

Au bénéfice d’une expérience internationale dans la gestion de projets au sein de différentes ONGs. J’ai occupé le poste de coordinatrice de projets. Ces 8 années d’expérience m’ont permis d’acquérir et consolider mon savoir-faire en matière de gestion de projets, gestion stratégique de partenariats, reporting et recherche de fonds. De plus, J’ai souvent eu à former les stagiaires, ce qui m’a permis de développer mes compétences en matière de supervision et Team-building. Dotée d’un esprit de synthèse et d’analyse, proactive, je me considère comme une personne rigoureuse, résistante au stress, autonome, polyvalente, responsable et respecte les délais.

D’origine espagnole, j’ai obtenu une licence en Sciences Humaines (Université d’Alicante) et un DEA en études européennes à l’Université de Genève. Plus récemment, je me suis spécialisée dans la thématique du Genre grâce à un CAS obtenu à l’IHEID (Institut de hautes études internationales et du développement), en plus d’une certification IPMA en gestion de projets.

Parfaitement bilingue Français/Espagnol avec un excellent niveau en Anglais.

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